Quelques semaines après l’avoir levée, OpenAI réactive sa limite des cinq heures sur Codex et ChatGPT Work pour les abonnés Plus, qui doivent de nouveau composer avec deux plafonds au lieu d’un.

Voilà le genre de nouvelle qui provoquera certainement de la frustration chez les abonnés Plus qui utilisent ChatGPT Work ou Codex. Dans une mise à jour partagée le 25 août 2026, Thibault Sottiaux, chargé de l’ingénierie de Codex et de ChatGPT chez OpenAI, a officialisé le retour d’une limite dans le fonctionnement de ces deux outils.

Précisément, la contrainte en question se matérialise par une limite d’usage toutes les cinq heures, en plus du quota hebdomadaire. En clair, même sans avoir épuisé son forfait de la semaine, on peut se retrouver bloqué le temps que la fenêtre se réinitialise. Plutôt gênant pour un abonnement facturé 23 euros en France (le troisième plus cher pour un particulier).

OpenAI dévoile deux nouveaux modèles vocaux pour discuter avec ChatGPT // Source : Numerama / OpenAI
Attention, nouvelle règle : une restriction revient pour les abonnés à ChatGPT Plus. // Source : Numerama / OpenAI

Un agacement et une déception que l’on croise désormais sur le net, aussi bien sur le forum officiel que sur les réseaux sociaux.

En lançant début juillet GPT-5.6, son modèle d’intelligence artificielle générative le plus avancé, OpenAI avait fini par retirer cette limite des cinq heures et remis tous les compteurs à zéro, à la mi-juillet. C’était à l’époque aussi une annonce passée par Thibault Sottiaux sur son compte X (ex-Twitter). Seul le plafond hebdomadaire avait été gardé.

Cependant, déjà à l’époque, l’intéressé prévenait bien qu’il s’agissait d’un assouplissement temporaire. Les abonnés à ChatGPT Plus ont-ils cru à un cadeau permanent ? Six semaines plus tard, ils ont en tout cas leur réponse : c’était un geste commercial ponctuel, qui désormais appartient au passé – et ce sera prochainement le cas aussi pour ChatGPT Pro.

« Utilisateurs occasionnels et novices » : l’argument avancé

Pour justifier cette bascule, deux raisons sont avancées.

La première tient à l’infrastructure : lisser l’usage sur des fenêtres de cinq heures rend la charge des serveurs plus prévisible, ce qui permet de garder un quota hebdomadaire confortable, et de ne pas contraindre OpenAI à se montrer plus rigide sur ce paramètre. La seconde a trait à ce qui est décrit comme un mésusage de Work et Codex.

D’après le responsable, les abonnés Plus sont des utilisateurs occasionnels ou novices qui épuisent sans le savoir leur quota de la semaine, puis s’étonnent d’être bloqués pendant des jours. L’argument a de quoi faire tiquer, car on peut se demander si un usage décrit comme occasionnel peut vraiment saturer un forfait.

Les abonnés Pro échappent pour l’instant à ce double plafond. Cela dit, Thibault Sottiaux a prévenu que cette limite des cinq heures pourrait leur être appliquée d’ici quelques mois. En attendant, l’écart entre les deux formules se creuse, ce qui n’est sans doute pas un hasard pour qui utilise ChatGPT comme un vrai outil de travail.

Ce double plafond n’a rien d’inédit dans le secteur. Chez Anthropic, le principal rival d’OpenAI, l’abonnement Claude Pro fonctionne déjà ainsi : une limite de session qui se réinitialise toutes les cinq heures, doublée d’un quota hebdomadaire valable sur tous les modèles. OpenAI ne fait donc qu’aligner ChatGPT Plus sur une pratique déjà installée face à des outils gourmands en puissance de calcul.

Le logo d'OpenAI.  // Source : Numerama / OpenAI
Le logo d’OpenAI. // Source : Numerama / OpenAI

En effet, ChatGPT Work et Codex ne sont pas des outils ordinaires. Ce sont des assistants agentiques avancés d’OpenAI, qui peuvent exécuter avec une certaine autonomie des missions complexes nécessitant beaucoup de puissance de calcul. On ne parle pas ici du simple chatbot qu’est ChatGPT, dont l’usage courant n’est pas du tout limité.

ChatGPT Work est dédié à la productivité en entreprise (analyse de documents, gestion, rédaction), tandis que Codex est spécialisé dans la programmation et la génération de code. On ne les utilise pas pour discuter comme un chatbot. Ce sont des agents de travail capables de mener à bien des tâches longues.

En définitive, pour la personne qui pose quelques questions par jour, la remise en place de cette restriction ne changera pas la face du monde, même si elle a des discussions intensives avec ChatGPT. Mais pour qui avait profité de cette ouverture pour enchaîner les tâches pour Codex et Work, c’est une barrière avec laquelle il faut (re-)composer.

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