Le vol inaugural d'Ariane 6 aura lieu lors du deuxième trimestre 2022. Les incertitudes liées au coronavirus ont conduit l'Agence spatiale européenne à réviser le calendrier de la nouvelle fusée européenne.

Il devait avoir lieu au départ en 2020. Puis il a été question d’un tir en 2021. Finalement, c’est au cours du deuxième trimestre 2022 qu’aura lieu le vol inaugural d’Ariane 6. Du moins, s’il n’y a pas de nouveau report d’ici là. L’Agence spatiale européenne a dévoilé ce jeudi 29 octobre un calendrier actualisé pour sa nouvelle fusée, qui remplacera Ariane 5, qui est opérationnelle depuis 1998.

Dans un communiqué, l’Agence spatiale européenne explique que si le développement du nouveau lanceur européen est en « bonne voie », des facteurs à la fois endogènes et exogènes ont conduit à des reports successifs du premier vol d’Ariane 6. Il y a d’abord eu des aléas techniques, qu’il a fallu traiter. Mais ensuite, il y a surtout eu la crise du Covid-19, qui connait un rebond en Europe.

 

Ariane 6
Vue d’artiste d’Ariane 6. // Source : ArianeGroup

Menace persistante du coronavirus

« À ce jour, l’incertitude liée à Covid-19 persiste dans le monde entier », observe l’ESA. Il y a certes l’espoir que les laboratoires sortent un ou plusieurs vaccins l’an prochain, mais les recherches dans ce domaine sont encore à un stade très préliminaire, y compris pour les vaccins russes et chinois, qui sont partiellement approuvés pour un usage limité auprès du grand public.

L’ESA doit composer avec les contraintes du confinement, qui est en train de revenir dans le Vieux Continent dans plusieurs pays (Allemagne, France, Italie, Espagne…), mais aussi avec un éventuel risque de ralentissement des activités au niveau du port spatial européen, à savoir la Guyane française. Lors de la première vague, qui a eu lieu ce printemps, l’Europe avait dû restreindre ses opérations spatiales.

« À ce jour, l’incertitude liée à Covid-19 persiste dans le monde entier »

Le centre spatial guyanais n’avait retrouvé une activité à peu près normale qu’à la mi-juin, trois mois après la mise en place d’un protocole sanitaire stricte et la suspension des tirs de fusées, qu’il s’agisse d’Ariane 5 ou de Vega. Si le télétravail a pu être un recours pour une partie des équipes, le calendrier des tirs, lui, a été passablement perturbé, avec plusieurs vols planifiés qui ont dû être remis à plus tard.

La bonne nouvelle, malgré tout, c’est que le programme d’Ariane 6 avance bien.  la mi-octobre, il a été annoncé que les trois moteurs de la fusée (Vulcain 2.1 pour la propulsion principale, Vinci pour la propulsion secondaire, P120C pour les boosters latéraux) ont été déclarés bons pour le service. Il reste toutefois encore plusieurs étapes à franchir, dont la qualification de l’ensemble du lanceur.

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