L'association des Internettes relance son concours des Pouces d'Or, destiné aux femmes vidéastes sur le web. Les candidates, qui doivent totaliser moins de 10 000 abonnés, peuvent envoyer la vidéo de leur choix jusqu'au 31 juillet.

Depuis la création de leur association en avril 2016, les Internettes encouragent et accompagnent les créatrices vidéos sur la toile. Convaincues que YouTube doit faire bouger ses lignes pour mieux représenter les femmes, elles ont lancé en juin 2017 le concours des Pouces d’Or, afin de récompenser les femmes vidéastes — Numerama était jury de cette première édition. Le 29 juin 2018, l’association a annoncé que cette compétition était renouvelée pour une nouvelle édition.

Sur Twitter, le collectif a publié une vidéo pour encourager les vidéastes à participer aux Pouces d’Or 2018. L’association invite également les internautes à parler du concours à toutes les créatrices ayant moins de 10 000 abonnés, pour qu’elles tentent leur chance.

Une cérémonie en septembre

Les vidéastes qui souhaitent participer ont jusqu’au 31 juillet pour envoyer leur vidéo via ce formulaire. Le contenu peut être posté sur YouTube, Twitch, Dailymotion, Vimeo ou Facebook. Les finalistes des Pouces d’Or seront récompensées pour l’originalité, la réalisation et la gestion communautaire, avec une dotation pour acheter du matériel ou un échange personnalisé avec l’un des mentors du jury.

Pour juger de la qualité des productions soumises par les candidates, les Internettes ont proposé à Léa Bordier — que nous avons reçue dans un épisode du podcast Club Internet –, Cyprien, C’est une autre histoire, Vincent Manilève, She Tout Court et La fille d’à côté de faire partie du jury de cette deuxième édition des Pouces d’Or. C’est à eux qu’il reviendra de désigner les lauréates, dont les noms seront annoncés le 8 septembre à Paris.

Les Internettes, qui entendent promouvoir la création féminine sur les plateformes de vidéos en streaming, se sont récemment insurgées contre la démonétisation de certains contenus sur YouTube. Fin mai, l’association était à l’origine du mouvement #MonCorpsSurYouTube, s’offusquant de voir des vidéos démonétisées au prétexte qu’elles parlent du corps des femmes.

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