Le succès pharamineux de PUBG sur Steam peut-il s'exporter ailleurs ? Les trois millions de joueurs sur Xbox One sont là pour le prouver alors que le portage est loin d'être réussi.

Le studio PUBG Corp nourrit de grandes ambitions avec PLAYERUNKNOWN’S BATTLEGROUNDS, en transformant le phénomène Steam de 2017 en marque multi-format et multi-support. Si l’on se réfère aux dernières statistiques fournies par Microsoft au sujet du portage sur Xbox One, force est de reconnaître que la stratégie s’avère payante.

Sur la console de Microsoft, qui dispose d’une exclusivité temporaire, PUBG Corps clame avoir séduit trois millions de joueurs en l’espace d’un mois. C’est une preuve que le succès sur PC est exportable ailleurs, même sur la console du géant des logiciels, qui connaît un succès en demi-teinte.

Un portage dans la douleur

Pourtant, rien ne laissait présager un tel engouement sur Xbox One. Outre les soucis commerciaux de la Xbox One, le jeu n’est pour l’instant proposée que dans une version incomplète, une sorte d’accès anticipé servant de test grandeur nature, avec tout ce que cela implique en termes de bugs et autres tares techniques.

Pour l’avoir essayé quelques temps sur une Xbox One X, nous pouvons l’affirmer : le jeu est laid et souffre d’un manque criant d’optimisation.. Cela dit, on ne jettera pas pas trop vite la pierre à PUBG Corp, étant donné qu’il n’y a pas vraiment tromperie sur la marchandise : il ne s’agit pas de la version finale.

De son côté, le site spécialisé dans le décryptage des performances techniques Digital Foundry avait épinglé les versions Xbox One et Xbox One X, en estimant qu’elles étaient «  très loin des standards actuels pour une sortie sur console  ». D’ailleurs, ce n’est pas un hasard si Microsoft insiste sur le fait que les développeurs continuent de déployer des mises à jour pour rendre PUBG plus proche de l’état de l’art

Il y en a d’ailleurs eu quatre depuis le lancement le 12 décembre, c’est dire.

Cela étant dit, malgré tous ces problèmes plus ou moins handicapants, le public est donc au rendez-vous. Il y a l’effet de la curiosité, née de l’engouement engendré sur Steam et sans doute égalemetn un peu d’indulgence face à une expérience souffreteuse qui va s’améliorer dans les semaines et mois à venir. En attendant, c’est Microsoft qui peut se frotter les mains.

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