Un faux portage mobile de Cuphead est passé entre les mailles du filet jusqu'à intégrer l’App Store. Avant d'être supprimé.

On ne sait pas vraiment comment Apple s’y prend pour valider les applications qui ont le droit d’apparaître sur son App Store. Mais les failles et les négligences restent inévitables : preuve en est avec ce faux portage de Cuphead qui est arrivé sur la plateforme on-ne-sait-comment et que certains ont pu s’acheter, moyennant quelques dollars.

Naturellement, la copie a vite été retirée du shop et Studio MDHR, derrière le jeu officiellement disponible sur Xbox One, Windows 10 et Steam — et qui aura droit à une suite — n’a pas manqué de signaler une « arnaque ».

L’arnaque de Noël

Plusieurs éléments pouvaient laisser croire au caractère officiel de ce Cuphead iOS venu de nulle part et dont la sortie, si elle était avérée, aurait été beaucoup plus soutenue médiatiquement.

En tout cas, la page App Store montrait des screenshots, ne mentait pas sur la description du jeu (un run and gun classique basé sur des combats de boss et inspiré par les dessins animés des années 30). Mais la fiche produit ne renvoyait pas vers le site officiel de Studio MDHR mais vers un site appartenant à Walter Gregor, illustre inconnu du studio.

Via Twitter, le développeur a vite clarifié la chose : «  Il existe  une copie de Cuphead sur le store iOS — c’est une arnaque. Nous tentons de faire retirer l’application aussi vite que possible  ».

Selon nos confrères de The Verge, ladite « arnaque » était bel et bien jouable malgré des gros manques de finition au niveau de l’habillage (résolution basse des arrières-plans, animations d’un autre temps, interface bâclée). S’appuyant énormément sur son visuel, Cuphead mise aussi sur son gameplay exigeant, qu’on imagine loin d’être adaptable à une interface tactile sans aucune perte sur l’essence de l’expérience originale.

De toute façon, il s’agissait juste de l’œuvre d’un petit malin opportuniste qui avait envie de surfer sur un phénomène. « Ne jouez pas avec le diable » prévient pourtant le jeu.

Partager sur les réseaux sociaux