Un raz-de-marée asiatique vient de balayer la torpeur cannoise. Alors que la course à la Palme d’or manquait cruellement de relief, le cinéaste sud-coréen Na Hong-jin a mis (presque) tout le monde d’accord en projetant Hope. Ce cauchemar éveillé de trois heures s’impose déjà comme le premier choc esthétique et narratif du festival.

Si la présence des productions asiatiques est particulièrement marquée cette année sur la Croisette pour le Festival de Cannes, personne n’avait anticipé la déflagration provoquée par Hope. Projeté ce dimanche 17 mai 2026, le nouveau long-métrage de Na Hong-jin a traumatisé et émerveillé les festivaliers. Rythme effréné, virtuosité plastique et proposition horrifique totalement inédite, le réalisateur livre visiblement une œuvre radicale qui transcende les codes du cinéma.

Une traque forestière d’une efficacité redoutable pour Hope

L’histoire se déroule autour de Hope, un village coréen isolé du monde après des coupures de communication inexplicables et des départs de feu dans les bois. Une équipe de policiers et une brigade équestre décident de s’enfoncer dans la forêt pour comprendre la situation. Ils y découvrent un paysage dévasté et des animaux mutilés, avant de comprendre qu’ils sont devenus les cibles d’une menace redoutable.

La suite du film tourne au face-à-face avec une créature extraterrestre rapide, destructrice et totalement inédite sur grand écran. Na Hong-jin enchaîne, d’après les critiques, les scènes de poursuite avec une maîtrise technique impressionnante et maintient la tension jusqu’à un final particulièrement réussi. Au-delà de l’angoisse, le film propose aussi une réflexion intéressante sur la disparition progressive des repères moraux traditionnels. Une très bonne pioche de Cannes cette année, donc.

Hope
Hope. // Source : Forged Films

Quoi de neuf à Cannes, du côté du cinéma asiatique ?

Le succès de Hope ferait presque oublier le reste de la délégation asiatique, qui a connu un accueil beaucoup plus tiède. Le réalisateur japonais Ryusuke Hamaguchi a pas mal divisé le public avec Soudain, un drame de plus de trois heures sur la relation amicale entre deux femmes (incarnées par Virginie Efira et Tao Okamoto). Le film a agacé une partie des spectateurs : on lui reproche d’être trop bavard et de donner des leçons de morale un peu artificielles.

Visiblement, la vraie déception vient de son compatriote Hirokazu Kore-eda. Avec Sheep in the Box, l’ancien vainqueur de la Palme d’or se prend les pieds dans le tapis avec une histoire très naïve sur l’intelligence artificielle et les robots. Le scénario enchaîne les anecdotes sans vrai fil conducteur, et la prestation de l’actrice principale, Ayase Haruka, a été jugée très plate. Reste à voir ce que donnera la cérémonie de clôture à ce sujet, et surtout pour Hope. Le film coréen peut-il remporter la Palme d’or ?

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