Un monde ouvert immense, des ambitions démesurées, un moteur graphique maison, des ambiances en veux-tu en voilà : sur le papier, Crimson Desert a tout pour repousser dans ses retranchements les plateformes même les plus puissantes. On craignait d’ailleurs le pire pour les versions PS5 et Xbox Series, le studio Pearl Abyss ayant caché jusqu’au dernier moment les vidéos de gameplay — avec l’ombre de la jurisprudence Cyberpunk 2077 qui rôdait. Spoiler : sur les consoles qui fêteront cette année leurs six ans, Crimson Desert tourne « bien ».
Mais on était surtout curieux de la version PlayStation 5 Pro pour une raison évidente : la console la plus chère de l’histoire — 800 € pour rappel — peine parfois à convaincre non seulement par son prix mais aussi sa place sur le marché. Le hasard du calendrier fait bien les choses puisque Crimson Desert, à savoir un titre taillé pour faire honneur à sa puissance supplémentaire, sort en marge d’une mise à jour consistante du PSSR (amélioration de la mise à l’échelle par IA, qui change vraiment le rendu de certains jeux). Autant le dire tout de suite : dès les premières minutes, Crimson Desert en met plein la vue sur PS5 Pro, au point de s’ériger en vitrine évidente.

La PS5 Pro est taillée pour Crimson Desert
Comme sur la PS5 normale, trois modes d’affichage sont proposés : Performance, Équilibré et Qualité. On ne conseillera pas la dernière des trois options, car on trouve dommage de se priver de la fluidité dans un titre comme Crimson Desert. Surtout quand on voit à quel point le mode Performance en donne pour son argent, avec un gain de confort indéniable. Le mode Équilibré est un compromis intéressant pour qui est pourvu d’un bon téléviseur (120 Hz + VRR), sauf si la fluidité reste votre priorité absolue.

C’est donc avec le mode Performance qu’on a passé quelques heures dans le monde ouvert de Crimson Desert. Et quel monde ouvert ! Pearl Abyss, qui a pour rappel créé son propre moteur, a insufflé beaucoup de vie dans les environnements, qui profitent d’un niveau de détails vertigineux et flatteurs, pour un rendu vraiment « next-gen ». Le PSSR 2 aide à conserver une image nette, avec une précision chirurgicale, même sur certains éléments qui pourraient être problématiques (la végétation, le feuillage touffu des arbres). Seuls quelques éléments ressemblent encore à de la bouillie, à l’instar des mottes de paille — sans doute trop fines et trop claires pour l’algorithme — ou de la volumétrie des fumées (moins nettes).

Autre point qui impressionne : la profondeur de champ, avec des panoramas qui donnent le tournis, voire le vertige, et qui, surtout, permettent d’observer le travail colossal sur les textures (même de très loin). Rares sont les jeux en monde ouvert, qui demandent des ressources colossales, à offrir un tel spectacle — indépendamment de la direction artistique (qui peut faire illusion). On parle ici de la qualité graphique, qui émane de chaque centimètre de l’écran et donne envie de s’arrêter pour admirer. Bien sûr, les effets et les éclairages sont au diapason, à la fois généreux et d’un réalisme valorisant.


En prime, Pearl Abyss n’a pas lésiné sur les éléments affichés à l’écran, que ce soit les PNJ ou les animaux (il y a toujours des animaux). On n’a ressenti aucun pépin technique pendant nos balades, y compris dans les zones les plus chargées, y compris pendant les affrontements face à une dizaine d’ennemis (qui se ressemblent tous, hélas). On en conclut que les chutes de framerate doivent être rares et que la promesse du framerate à 60 fps (minimum) est tenue. Crimson Desert impressionne sur ce point car, auparavant, pour atteindre un tel niveau de fluidité, il était nécessaire de sacrifier la fidélité visuelle. Le mode Performance, sur PS5 Pro, associe les deux et c’est précisément ce que l’on attend de la console de Sony. La firme nippone doit être ravie des résultats, qui préfigurent un GTA 6 qui pourrait être à son tour ébouriffant sur PS5 Pro, si les optimisations de Rockstar Games sont au rendez-vous (elles le seront au regard du passif du studio).

Attention, il y a quelques points à prendre en compte avec Crimson Desert. Tout d’abord, il faut savoir que le HDR est désactivé par défaut. Si votre téléviseur le prend bien en charge, on vous recommande de ne pas oublier de le cocher dans les paramètres, l’image n’en sera que plus dynamique. Ensuite, n’hésitez pas à jouer avec la jauge liée au flou de mouvements — qui va de 0 à 100 et qui est au taquet par défaut. Enfin, la version PS5 Pro semble touchée par un bug sur certains téléviseurs quand les modes 120 Hz et VRR sont activés sur la console, avec une définition qui en prend un sacré coup. Nous ne l’avons pas constaté nous-mêmes mais si jamais vous trouvez que Crimson Desert est « moche » sur votre PS5 Pro, alors il faudra désactiver ces deux options dans les paramètres de la console.
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