Lui-même poursuivi par British Telecom il y a un peu plus d’un an, Google a décidé de contre-attaquer en portant plainte contre BT pour la violation présumée de quatre brevets. La guerre de la propriété intellectuelle continue.

Habitué à jouer en défense pour protéger les intérêts de son système Android, Google passe à l’offensive. Alors que la firme a critiqué la guerre des brevets que se livrent les industriels, Google a décidé d’attaquer le groupe britannique British Telecom (BT) pour violation de brevets. C’est la première fois que la firme de Mountain View dépose plainte ainsi, en son propre nom (il l’avait fait avec sa filiale Motorola).

D’après le document publié par CNET, les brevets concernés sont :

  • Les brevet US n°5.581.703 et US n° 5.701.465 portant sur une « méthode et un dispositif pour réserver des ressources systèmes pour assurer la qualité de service« , octroyés en 1996 et 1997, et rachetés par Google à IBM ;
  • Le brevet US n°6.807.166 portant sur une « passerelle pour la téléphonie Internet« , octroyé en 2004 et racheté à Fujitsu.
  • Le brevet US n°7.460.558 portant sur « un système et une méthode pour la réaffectation de capacités de connexion dans un système réseau de traitement de données mutli-niveaux ».

Google ne fait ici que contre-attaquer, puisque BT avait lui-même déposé plainte contre Google fin 2011, en l’accusant d’avoir violé 6 brevets décrivant des technologies qui seraient utilisées dans le système Android et dans différents services comme Google Maps, Google Music, Google Books, Google+ et Adsense. En portant plainte à son tour, Google espère certainement pousser BT à négocier un accord à l’amiable, et rappelle à l’ensemble des industriels qu’il dispose désormais lui-même d’un portefeuille de brevets conséquent, qui lui permet de faire pression.

L’an dernier, Google avait dit qu’il regrettait de ne pas avoir été plus agressif dans la bataille des brevets. Il démontre par son action qu’il sait désormais sortir les crocs. Mais « nous pensons que ces guerres de brevets ne sont pas utiles pour les utilisateurs, pour le marché et pour l’innovation« , avait aussi déclaré Pablo Chavez, le directeur des politiques publiques de Google.

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