Le gendarme des télécoms propose de modifier la manière dont la couverture mobile est présentée par les opérateurs. Au lieu d’un système à deux niveaux, il y en aurait quatre pour mieux refléter la qualité du réseau.

Insuffisamment précises, les cartes de couverture fournies par les opérateurs ? C’est l’opinion de l’autorité de régulation des communications électroniques et des postes, qui voudrait revoir la manière dont les informations sont présentées au public. À cette fin, une décision a été adoptée début décembre fixant une nouvelle méthodologie.

Le projet de l’Arcep consiste à décrire plus finement le degré de couverture dans une zone. Dans le cadre actuellement en vigueur, les opérateurs de téléphonie mobile ont des cartes qui indiquent si un endroit est couvert ou s’il ne l’est pas. Sauf que cela ne dit pas grand chose sur la qualité du signal qui est reçu par le mobinaute : est-il bien couvert ? Peut-il passer un appel dans un bâtiment ?

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C’est pourquoi le gendarme des télécoms défend l’idée de passer à un système à 4 niveaux au lieu de 2 : celui-ci indiquerait s’il n’y a pas de couverture, si la couverture est limitée (juste les SMS et les appels téléphoniques), si la couverture est bonne ou si la couverture est très bonne. En effet, ce n’est pas du tout pareil d’être dans un coin bien desservi par la 4G et dans un autre où il n’y a que les SMS qui passent.

Cette modification a « double objectif de donner aux utilisateurs les moyens de mieux appréhender les lieux où la couverture est de bonne qualité et les lieux où celle-ci est de moins bonne qualité, et de publier en open data ces nouvelles cartes enrichies et comparables entre opérateurs », explique le régulateur. Les opérateurs auraient alors 6 mois pour se conformer, une fois l’homologation prise.

Il reste à savoir quand cette homologation sera donnée. L’Arcep indique avoir transmis sa décision à Axelle Lemaire, la Secrétaire d’État chargée du numérique, le 14 décembre.

Source : Numerama

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