Le 11 septembre dernier, le porte-parole du Parti Pirate allemand Ralph Erlach a fait l’objet d’une perquisition à son domicile, apprend-t-on ce matin. Il n’est pas inquiété pour la diffusion éventuelle de fichiers piratés, mais pour avoir publié en janvier 2008 des documents confidentiels démontrant que le Gouvernement de Bavière utilisait ou avait l’intention d’utiliser des logiciels espion pour enregistrer des conversations sur Skype. Ces documents étaient apparus alors que le gouvernement n’avait pas autorisé ces mises sur écoute.

Selon la presse spécialisée allemande, la police qui a réalisé la perquisition aurait menacé de mettre toutes les pièces de la maison sans dessus-dessous si le porte-parole du Parti Pirate ne révélait pas l’identité de sa source. Le Parti a toutefois assuré que toutes les informations qui pouvaient mener à l’informateur sont cryptées à un haut niveau de sécurité dans un serveur que la police de Bavière a emporté. Ils semblent confiants sur le fait que les données ne puissent pas être déchiffrées.

Andreas Popp, le président du Parti Pirate, a réagi vivement à l’opération et à sa démesure qui ressemble à une tentative d’intimidation « Une personne courageuse révèle des documents au Parti Pirate, pour informer le public sur une procédure du Gouvernement de Bavière, qui viole potentiellement la constitution. Et maintenant cette personne est chassée comme un criminel. Des habitations privées sont fouillées, des serveurs sont saisis« , s’est-il indigné.

En France, une disposition du nouveau projet de loi d’orientation et de programmation pour la sécurité intérieure (Lopsi 2) prévoit d’autoriser la mise en place de chevaux de Troie pour intercepter les communications des personnes présentant un risque pour la sécurité du pays. Mais le texte qui devait être adopté en début d’année a été repoussé à une date indéterminée.

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