La revendication a été postée en fin d’après-midi le 24 mars 2026 sur un forum du darkweb. Caché derrière le pseudo HexDex, un individu affirme détenir et proposer à la vente les données concernant 62 511 armes recensées en France.
Des informations puisées, selon le hacker, directement depuis le SIA, la plateforme numérique du ministère de l’Intérieur chargée d’assurer la traçabilité des armes à feu civiles circulant ou détenues en France, en interconnectant administration, professionnels et détenteurs.


Près de 24 heures après cette première revendication, le ministère reste silencieux, ni démenti, ni confirmation. Une situation difficile pour les tireurs français, qui ne savent pas à qui s’adresser, la plateforme ne disposant que d’une adresse mail comme canal officiel.

Le SIA, une menace plus importante que le piratage de la FFTir ?
Contactés par Numerama, plusieurs tireurs ont témoigné de leur désarroi. Pour l’heure, le mot d’ordre est de se tourner vers les préfectures, canal recommandé en cas d’incident de ce type. Nous en avons contacté une, qui n’avait pas encore eu écho des rumeurs et a indiqué se tourner vers la Direction Générale de la Sécurité Intérieure pour obtenir des compléments d’information.
À l’heure où nous écrivons ces lignes, le 25 mars en début d’après-midi, il est encore impossible de confirmer ou de réfuter les allégations. Celles-ci portent, selon le hacker, sur des données telles que le nom, l’adresse et les coordonnées des propriétaires, mais aussi les détails des armes (type, modèle, numéro, classification) et l’historique des transactions.
Des données ultra-sensibles qui alimentent la peur. « Je ne sais plus quoi faire », nous confie un tireur souhaitant garder l’anonymat. « Si le SIA a vraiment leaké, c’est très compliqué. Il y a toutes les infos à jour sur notre stock d’armes, l’arme, le calibre… La plateforme se met à jour dès qu’un achat a lieu, c’est très détaillé, ça indique aussi où c’est stocké. (…) C’est encore pire que le piratage de la fédé. »
Le manque de communication pointé du doigt
Pour rappel, cette nouvelle menace survient quelques mois seulement après le piratage de la Fédération française de tir, qui avait déjà exposé les adresses de nombreux licenciés. Cette fois, ce sont les détails des armes possédées qui seraient en jeu.
Pour l’heure, ce qui alimente le débat chez les tireurs reste l’absence de toute communication officielle permettant de juger de la véracité des allégations. Compromission d’un compte légitime ? Piratage d’une armurerie ? Bluff total ? Le silence des autorités fait la part belle aux rumeurs sur les forums de discussion.
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