Les hackers militants russes ont repris leur harcèlement des sites web français, perturbant le site de l’Agence France Presse. Ces opérations sont d’abord symboliques et n’ont pas de grande incidence sur le réseau.

Les hacktivistes russes reprennent leur harcèlement des sites français. Le groupe de hackers ultra-nationaliste russe, UserSec, s’est attaqué ce 11 mars 2024 au site de l’AFP, l’Agence France Presse, principale source d’infos de nombreux journalistes en France et à travers le monde. L’agence fournit de nombreux reportages, grâce à un vaste réseau de reporters, repris ensuite par les autres médias.

À 14h ce lundi, le site était indisponible après une attaque par déni de service (DDoS). Quelques perturbations seulement ont été signalées par des confrères, avant que le site reprenne son activité moins d’une heure plus tard. Les journalistes ont pu continuer d’accéder au fil d’informations de l’AFP.

Cette méthode de cyberattaque consiste à lancer des vagues de connexion dirigées simultanément vers un site précis. Si le nombre de requêtes est suffisamment élevé, le serveur n’est plus en mesure de les traiter, et la plateforme visée s’éteint. Ce type d’attaque est certes embêtant, mais l’impact se limite souvent à l’arrêt d’un site pendant quelques heures.

Le site de l'AFP aujourd'hui à 14h. // Source : Numerama
Le site de l’AFP aujourd’hui à 14h. // Source : Numerama

Des opérations symboliques, sans grand impact

D’autres sites ont été ciblés aujourd’hui, sans grande incidence. Le collectif de hackers ultranationalistes UserSec s’en prend à tous les ennemis désignés du Kremlin. Le plus souvent, ces opérations n’ont pas d’effet destructeur et ont pour objectif de diffuser un message symbolique afin d’effrayer la population. UserSec a piraté le site de PME françaises en mai dernier pour diffuser des messages contre l’OTAN sur leur page d’accueil. Des vendeurs de fenêtres se sont retrouvés avec des « Fuck l’OTAN » sur leur écran.

L’entreprise de cybersécurité Sekoia.Io a d’ailleurs noté dans un rapport que les attaques en 2024 du principal groupe d’hacktivistes ciblaient d’abord la Finlande – pour son entrée dans l’OTAN – et l’Italie — pour son soutien à l’Ukraine.

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