Annoncé à l’occasion de la Google I/O 2026, Gemini Spark est un agent personnel capable d’agir à votre place, en continu, sans que vous ayez à laisser une machine allumée chez vous. Dans un marché encore émergent, Gemini Spark se positionne face à Claude Dispatch d’Anthropic ou Perplexity Computer, avec un avantage infrastructure que ses concurrents peineront à répliquer.

Google a décidé de jouer son atout le plus évident.

Avec Gemini Spark, annoncé lors de la conférence Google I/O 2026, le géant américain apporte une nouveauté remarquée sur le marché des agents IA personnels, qui peine encore à se développer auprès du grand public.

Et pour cause, des solutions comme Claude Dispatch, lancé par Anthropic en mars dernier, imposent une contrainte structurelle que leurs premiers utilisateurs ont rapidement documentée : l’ordinateur doit rester allumé, l’application ouverte. Pas de machine active, pas d’agent actif. OpenClaw, solution open source prisée des profils techniques, souffre du même problème fondamental.

Et alors que Perplexity Computer, lancé fin février, a pris le parti du cloud dès le départ et s’adresse à des utilisateurs capables de piloter un système multi-modèles complexe, facturé à l’usage, Google arrive désormais avec une solution simplifiée et neuf cents millions d’utilisateurs mensuels déjà présents sur Gemini.

Ajoutez à cela une suite Workspace déjà installée dans des centaines de millions de foyers et d’entreprises, et des datacenters dont aucun de ses concurrents dans l’IA ne dispose à cette échelle, et vous verrez en Spark une promesse d’agent disponible en permanence pour le grand public, le genre de défi pour lequel Google a construit son infrastructure depuis plus de vingt ans.

Le service sera disponible dès la semaine prochaine pour les abonnées Google Ai Ultra aux États-Unis // Source : Google
Le service sera disponible dès la semaine prochaine pour les abonnés Google AI Ultra aux États-Unis // Source : Google

Un agent grand public dans le cloud

Concrètement, Gemini Spark tourne sur une machine virtuelle hébergée dans Google Cloud. Ainsi, si l’utilisateur ferme son laptop, Spark continue d’exécuter ses tâches en arrière-plan. L’infrastructure fournie par Google est incluse dans l’abonnement, et l’agent s’appuie sur Gemini 3.5 Flash et le framework agentique Google Antigravity.

Il est nativement intégré à l’ensemble des outils Workspace (Gmail, Docs, Slides, Calendar) et s’étendra dans les prochaines semaines à des connecteurs tiers via MCP, avec Canva, OpenTable et Instacart en première vague.

Pour garder une visibilité sur ce que l’agent fait en temps réel, Google s’appuiera sur Android Halo : un indicateur discret qui s’affiche en haut de l’écran du smartphone lorsque Spark travaille en arrière-plan, sans interrompre l’activité en cours. Google précise par ailleurs que la fonctionnalité Halo arrivera plus tard dans l’année.

Ce que Spark peut faire, pour qui, et à quel prix

Google documente plusieurs cas d’usage pour Spark : analyser automatiquement les relevés bancaires mensuels pour détecter des abonnements cachés, surveiller la boîte mail scolaire de ses enfants pour en extraire les échéances importantes et envoyer un récapitulatif, ou encore synthétiser des notes de réunion dispersées entre mails et chats pour produire un document Google Docs. L’agent demande confirmation avant toute action sensible, qu’il s’agisse d’un envoi d’e-mail, d’une dépense financière ou de l’ajout d’un événement au calendrier.

Spark est réservé aux abonnés Google AI Ultra, disponible en deux paliers : 100 dollars par mois, nouveau niveau annoncé à la Google I/O, et 200 dollars par mois, pour un quota d’usage cinq à vingt fois supérieur à l’offre Pro. Le déploiement commence cette semaine auprès d’un cercle de testeurs, avant une bêta ouverte aux abonnés Ultra américains la semaine prochaine. Pas de date annoncée pour une disponibilité hors États-Unis.

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