IBM a amélioré Watson, son IA capable de détecter des maladies et des cancers à travers l'analyse d'imagerie médicale. Le système séduit de plus en plus dans le monde hospitalier.

Nous sommes en train d’assister à une révolution silencieuse dans le monde de la santé, portée par le développement d’intelligences artificielles capables de reconnaître des cancers de la peau ou d’améliorer les traitements des cancers de la tête et du cou.

Watson, une IA de IBM qui a beaucoup fait parler d’elle pour avoir détecté une forme de leucémie rare sur une patiente, vient d’être améliorée afin de pouvoir analyser différentes données médicales — rayons X, ultra-sons, et différents éléments d’imagerie — et repérer d’éventuelles cardiopathies (maladies du cœur). Ce système capable d’analyser un flux massif de données et de répondre à des questions complexes à l’aide de faits, doit notamment permettre de diagnostiquer les patients qui nécessitent un suivi plus long et de déceler des signes d’alerte qui auraient pu échapper aux médecins.

Watson débutera sa nouvelle activité, focalisée sur les cas de rétrécissement aortique — qui empêchent le sang de circuler dans le corps et provoquent, en plus de douleurs à la poitrine, une fatigue chronique — au sein de 24 espaces médicaux répartis dans le monde entier.

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Une amélioration du diagnostic

Nadim Michel, un spécialiste de l’imagerie médicale au sein du cabinet Frost & Sullivan, est convaincu du potentiel de cette technologie : « Watson incarne le type d’intelligence artificielle qui pourraient être utilisées pour standardiser les services de santé et permettre d’obtenir progressivement une quantité considérable de résultats auprès des patients. »

D’après Anne Le Grand, la vice-présidente de la section imagerie de Watson Health, les objectifs principaux de l’IA sont doubles : l’amélioration de la qualité du diagnostic et l’uniformisation du service.

Elle souligne ainsi : « Nous essayons d’analyser les dossiers médicaux rétrospectivement. Nous aidons les cliniciens à revenir en arrière, à observer les analyses et  à se demander « Y a-t-il des patients qui devraient être de nouveau auscultés ? » »

IBM travaille à l’amélioration de Watson pour lui permettre de réaliser d’autres diagnostics, comme les cardiomyopathies. Son potentiel à grand échelle n’a pas échappé au monde de la médecine : plusieurs établissements utilisent le système d’imagerie de l’IA pour déceler des cancer du sein, des maladies cérébrales, oculaires et pulmonaires.

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