Une société travaille sur un projet d'exosquelette qui permettra aux paraplégiques de se débarrasser un jour des fauteuils roulants.

Donner aux paraplégiques les moyens de pouvoir marcher (presque) normalement, malgré leur terrible handicap. C’est l’objectif très ambitieux que poursuit la société Ekso Bionics, en s’appuyant sur les avancées de la robotique pour concevoir un exosquelette qui offre à l’utilisateur la capacité de se tenir debout, mais aussi de se déplacer sans avoir besoin de s’asseoir dans un fauteuil roulant.

Mise en lumière dans un reportage de Wired, l’initiative portée par Ekso Bionics est déjà très avancée : en effet, des prototypes fonctionnels d’exosquelettes sont déjà construits et des tests avec des paraplégiques sont en cours, avec le concours de physiothérapeutes qui contrôlent les mouvements exécutés par les volontaires et les adaptent pour les rendre pertinents avec une rééducation posturale globale.

Dans la vidéo, on découvre ainsi la situation de Matt, un jeune Américain d’une vingtaine d’années qui raconte qu’il a eu un très grave accident de voiture pendant un trajet nocturne. Il en est sorti vivant, mais il a perdu l’usage de ses deux jambes. Et depuis trois ans, il est obligé de se déplacer en fauteuil roulant. Mais le projet sur lequel planche Ekso Bionics, bien qu’encore très expérimental, lui donne de l’espoir.

« L’une des choses que j’ai apprises en étant dans un fauteuil roulant, c’est que le monde vous regarde de haut », explique-t-il. Ce n’est certes pas l’intention de ses interlocuteurs, mais le fait est que Matt est dans une posture défavorable. « Quand je suis dans un exosquelette, je peux être debout et avoir une conversation avec quelqu’un droit dans les yeux », ajoute-t-il, pointant l’utilité d’un tel projet pour l’estime de soi.

L’une des choses que j’ai apprises en étant dans un fauteuil roulant, c’est que le monde vous regarde de haut.

Bien que bénéficiant des progrès de la miniaturisation informatique, l’exosquelette conçu par Ekso Bionics pèse toujours un certain poids. Mais bien entendu, celui-ci n’est pas supporté par Matt, lui-même n’étant déjà pas capable de pouvoir tenir sur ses jambes. Comme l’explique Michael Glover, un physiothérapeute de l’entreprise, l’exosquelette a donc été conçu de façon à ce que tout soit pris en charge au niveau du sol.

Des petits moteurs situés au niveau des hanches et des genoux sont chargés de mimer le l’action musculaire des jambes, tandis qu’une batterie au lithium-ion située dans le dos s’occupe d’alimenter tout le dispositif. L’exosquelette est par ailleurs relié à deux béquilles. Et ces dernières ont une utilité qui va au-delà du rôle qui leur sont généralement assignées.

C’est ce que Michael Glover explique. « Il y a une interface au niveau des poignées des béquilles qui aide Matt à être plus autonome lors de la marche. Il peut démarrer le cycle du déplacement, déplacer son poids, trouver son point d’équilibre et déclencher ses premiers pas ». En attendant le jour où ces béquilles ne seront plus utiles. Grâce à une interface vocale… ou neuronale.

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