L'ONG d'aide à l'enfance Plan international propose aux internautes de voter pour un emoji représentatif des règles, parmi cinq propositions. Le dessin gagnant sera ensuite soumis à l'approbation du Consortium Unicode.

Une serviette périodique tachée, une culotte blanche arborant deux gouttes de sang, un calendrier où en sont dessinées trois, un plan de coupe des organes génitaux internes féminins, ou trois petites gouttes rouges au visage expressif : l’une de ces descriptions pourrait peut-être correspondre au futur emoji représentant les menstruations.

C’est en tout cas ce qu’espère une ONG de défense des droits des enfants, Plan International UK. L’organisme propose aux internautes de voter pour l’emoji le plus représentatif des règles, parmi cinq propositions regroupées sous le hashtag #periodemoji.

Libérer la parole

Plan International espère ainsi contribuer à lever le tabou qui pèse sur les menstruations, avec une intensité variable selon les régions du monde. « Il est temps de pouvoir en parler facilement. La moitié des femmes âgées de 18 à 34 ans trouveraient cela plus facile de parler de leurs règles à leur partenaire s’il y avait un emoji dédié aux règles — c’est pourquoi nous demandons qu’un #periodemoji puisse être disponible sur les claviers du monde entier », explique Plan International UK sur son site, où les votes sont dès à présent ouverts.

Plan International

À l’heure où nous écrivons ces lignes, l’emoji représentant une culotte est en tête avec 31 % des votes ; la serviette périodique est le dessin le moins plébiscité, avec un total de 12 %. Plus de 15 000 personnes ont déjà participé au vote, précise Reuters. L’emoji gagnant sera ensuite soumis au Consortium Unicode, chargé du choix et de la standardisation des émoticônes.

« Nous ne prétendons pas qu’un emoji va résoudre tous les problèmes, mais cela amorcera un dialogue et fera prendre conscience des défis auxquels sont confrontés les femmes et les filles dans le monde », s’est réjoui Danny Vannucchi, responsable des campagnes organisées par Plan International.

À lire sur Numerama : Enquête  : le web a-t-il brisé le tabou des menstruations  ?

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