Selon le Wall Street Journal, la justice américaine aurait déjà formulé des demandes d'assistance concernant une douzaine d'iPhone verrouillés, dans des affaires de droit commun.

Médiatiquement au moins, c’est un point remporté par Apple. Alors que le FBI et le gouvernement prétendent que l’assistance qu’ils réclament dans l’affaire de l’iPhone de San Bernardino est spécifique à cette affaire-ci, voilà que le Wall Street Journal apporte des informations contraires.

Le quotidien affirme que le Département de la Justice américain demande déjà le même type d’aide (faire en sorte qu’un iPhone verrouillé et chiffré puisse être déverrouillé par force brute) dans une douzaine d’affaires différentes. « Bien que les détails de ces enquêtes n’ont pas encore été rendus publics, l’article affirme qu’aucune d’entre elles n’implique des accusations de terrorisme comme c’est le cas dans l’affaire San Bernardino », rapporte 9to5Mac.

Depuis le début de l’affaire qui divise l’opinion américaine, Tim Cook prévient en effet que permettre au FBI de procéder par force brute au déverrouillage de l’iPhone du co-auteur de l’attentat de San Bernardino créerait un précédent qui obligerait Apple à fournir le même type d’outils dans d’autres affaires moins graves, aux États-Unis et partout dans le monde. Or Apple n’étant pas en droit de préjuger de la gravité ou non d’une affaire pénale, il se doit d’appliquer les mêmes principes à tous, de protection des mêmes droits fondamentaux. Au voleur de poules comme au terroriste. S’il cède, il cède pour tous.

Dans un communiqué, le FBI avait affirmé que la résistance d’Apple au nom des principes n’était pas justifiée, car la demande portait sur une affaire bien spécifique. L’argument a été repris par Bill Gates, qui s’est démarqué mardi du reste de la Silicon Valley en jugeant qu’Apple devait coopérer.

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