Une nouvelle étude menée par Information Solutions Group aux Etats-Unis montre que la moitié des parents ou grand-parents américains n’autorisent pas leurs enfants/petit-enfants à jouer aux jeux-vidéo violents. Rien de vraiment étonnant. Mais là où les chiffres deviennent intéressants, c’est qu’ils montrent une bien plus grande tolérance à l’égard des garçons que des filles, cette proscription s’élevant à 37 % pour les uns et 60 % pour les autres.

Le sexe mâle serait-il plus à l’abri du « choc psychologique » provoqué par la violence à l’écran ? Bien sûr que non, et le Dr. Carl Arinoldo explique que « c’est une perspective dépassée, mais évidemment partagée par la plupart des parents, même aujourd’hui ». D’ailleurs, le psychologue ne manque pas de souligner « qu’il est généralement mieux accepté que les garçons s’impliquent dans des activités tournées vers l’action ou la violence (comme les sports de combat) que les filles ».

Pratiquer le judo est une chose, mais exploser des zombis sanguinolents à coups de hache est-il mieux digéré dans la construction mentale de l’enfant en bas âge de sexe masculin que féminin ? Voilà une belle vraie fausse idée.

Le fait est que si les films d’horreur sont généralement proscris par les parents à leurs enfants sans distinction de sexe, le jeu vidéo est plus considéré comme une activité proprement masculine, comme de jouer à la guerre avec de petits soldats de plomb. Dès lors, les parents s’en méfient moins malgré l’extraordinaire violence que peuvent manifester certains d’entre eux. Rien d’étonnant à ce que la censure les concernant se montre de plus en plus intransigeante ; pour éviter d’en arriver là, un préjugé doit tomber, et faire disparaître une fausse idée est toujours un chemin beaucoup plus compliqué à prendre que d’instaurer une interdiction.

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