EMI sans DRM : attention aux MP3 cafteurs d'iTunes Plus !

Guillaume Champeau - publié le Jeudi 31 Mai 2007 à 07h31 - posté dans High-Tech

Nous l'avions craint, c'est effectivement ce qu'Apple a fait. Les fichiers MP3 sans DRM qui peuvent être achetés sur iTunes à partir du catalogue d'EMI ne sont pas protégés contre la copie, mais l'identité de l'acquéreur est inscrite au coeur du fichier téléchargé...

Nous nous posions la question hier à propos d'iTunes 7.2 pour comprendre pourquoi une mise à jour du logiciel était nécessaire : y aura-t-il sur les fichiers d'EMI des métadonnées complémentaires ou une identification type watermarking ? Ce matin, la réponse est oui.

D'après les premiers éléments, il semblerait en effet que iTunes inclue au coeur des fichiers AAC téléchargés les informations relatives au compte Apple ID du client : nom d'utilisateur et adresse e-mail. Selon notre lecture des conditions générales d'iTunes et de ses engagements de confidentialité, cette pratique n'est pas prévue par les accords contractuels entre Apple et les utilisateurs d'iTunes, et surtout pourrait être contraire aux lois françaises de protection de la vie privée. Elle vise sans doute à satisfaire EMI et avoir trace des clients qui auraient partagé des fichiers téléchargés sur iTunes, mais ces informations n'auront guère de valeur puisqu'elles peuvent être facilement modifiées avec un éditeur.

Ratiatum a souhaité vérifier si le système était implanté également sur la version française d'iTunes, mais la plate-forme éprouve depuis hier de gros problèmes de serveurs et nous avons été pour le moment dans l'incapacité de télécharger un fichier iTunes Plus pour l'examiner. Y a-t-il chez nos lecteurs quelqu'un qui puisse valider l'information grâce à un éditeur hexadécimal ou plus simplement un éditeur ID3 ?
 
Publié par Guillaume Champeau, le 31 Mai 2007 à 07h31
 
 
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Commentaires à propos de «EMI sans DRM : attention aux MP3 cafteurs d'iTunes Plus !»
 

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D'après les premiers éléments, il semblerait en effet que iTunes inclue au coeur des fichiers AAC téléchargés les informations relatives au compte Apple ID du client : nom d'utilisateur et adresse e-mail. Selon notre lecture des conditions générales d'iTunes et de ses engagements de confidentialité, cette pratique n'est pas prévue par les accords contractuels entre Apple et les utilisateurs d'iTunes, et surtout pourrait être contraire aux lois françaises de protection de la vie privée.
Si c'est illégal, faire disparaitre les infos de l'utilisateur ne l'est pas. Normal: en droit français, changer les clauses d'un contrat unilatéralement n'a aucune valeur.
'Pierre, le 01/01/1970 - 01:00
Je connais une solution, vous la découvrirez bientôt :rolleyes:
La solution étant un autre système de DRM, intintéropérable avec le reste, et bien sûr, quand c'est d'une start-up lyonnaise plutôt que de MS, Apple ou Sony, ou parce qu'on lui donne un autre nom enrobé de buzzwords et de "je vous ai compris" vides de sens, c'est forcément mieux.
The PUMit system is both a technical platform for managing your files (the PUMit website), and a specific multimedia player (the free PUMit player),
Use PUMit to create ‘self-protecting nomad files’
Apply ‘usage templates’ to control the use of your contents: duration, region, price per use, etc
you can redefine the usage rules at any time, and the files in circulation will be automatically updated.
Le consommateur veut pouvoir payer un prix modique pour visionner un film (ou écouter de la musique) qui lui sera en fait "loué" pour un usage déterminé.
Bref, déjà vu et revu. Donc poubelle et merci de faire vos devoirs la prochaine fois.
En vous souhaitant cordialement que plein d'investisseurs tombent dans le panneau quand même.
Nemtos, le 01/01/1970 - 01:00
Le mieux c'est encore de renommer avec les coordonnées de quelqu'un que tu n'aimes pas et de balancer sur le réseau ;)


excellente idée, par exemple on pourrai remplacer son nom par Pascal Nègre :mdr:
Je vois vraiment pas où est le problème de ce tagging. Mais vraiment hein.

A part pour les 3 paranos qui croient qu'on va les mettre en taule parce qu'une personne qui leur vole leur baladeur n'aura qu'une idée en tête, partager sa musique taggée sur le réseau.

Quand t'achètes un billet de concert, y'a ton nom dessus. Quand t'achètes un billet de train, y'a ton nom dessus.

Y'a un moment faut arrêter la parano et la mauvaise foi. Surtout quand en plus le tagging est virable si vraiment ça vous gêne.

Mais bon je crois que certains trouveront toujours une bonne raison pour ne pas payer leur musique. Me concernant, 10€ pour un album sans DRM, je trouve que ça les vaut, avec ou sans tagging.
C'est juste que ca n'a aucun interêt quand tu peut acheter le même morceau sur cd à 2 euro en occasion sans laisser ton identité.

J'ai jamais compris l'interet de la dématérialisation, ca fait augmenter le cout de la musique en oblitérant totalement le marcher de l'occasion qui pourtant n'est pas ridicule en terme de chiffre d'affaire et d'emplois.
'dupont54', le 01/01/1970 - 01:00
La solution étant un autre système de DRM,
Non, vous verrez, ce n'est pas du DRM mais du DUM : Digital Usage Management. Et ça change tout.

'dupont54', le 01/01/1970 - 01:00
quand c'est d'une start-up lyonnaise plutôt que de MS, Apple ou Sony,
Vous préférez les grosse multinationales américano-japonaises aux start-up lyonnaises, par principe ? Pourquoi pas, c'est votre droit, même si ce faisant vous apparaissez presque méprisant.

Au demeurant, je me permettrai humblement de vous faire remarquer que toutes ces boîtes ont été des start-up de Cupertino, Redmond ou ailleurs, un jour, vers la fin du millénaire précédent, et que Cupertino ou Redmond, vu de New-York ou Los Angeles à cette époque, c'est comme Lyon vu de Paris aujourd'hui :rolleyes:

'dupont54', le 01/01/1970 - 01:00
Bref, déjà vu et revu.
Non, c'est tout à fait original, mais vous ne pouvez pas encore voir pourquoi et comment. C'est pas bien grave.

'dupont54', le 01/01/1970 - 01:00
En vous souhaitant cordialement que plein d'investisseurs tombent dans le panneau quand même.
On a assez d'investisseurs, et évidemment je ne m'attends pas à en trouver ici, hein.
'bourgpat', le 01/01/1970 - 01:00
J'ai jamais compris l'interet de la dématérialisation, ca fait augmenter le cout de la musique en oblitérant totalement le marcher de l'occasion qui pourtant n'est pas ridicule en terme de chiffre d'affaire et d'emplois.
C'est tout le problème : la dématérialisation aurait due permettre d'obtenir rapidement de la musique de qualité correcte à bas prix. Le résultat est tout autre, ce qui prouve qu'il y a bien quelque chose de pourri dans le système.

En fait, les internautes n'ont jamais demandé à l'industrie de la musique de s'adapter au numérique, sachant très bien se débrouiller par eux même et en regard du résultat, on comprend mieux pourquoi.
'Pierre, le 01/01/1970 - 01:00
Non, vous verrez, ce n'est pas du DRM mais du DUM : Digital Usage Management. Et ça change tout.
Aahhh, la magie des buzzwords. Ne devrions-nous pas plutôt parler de DCE ??

'Pierre, le 01/01/1970 - 01:00
Non, c'est tout à fait original, mais vous ne pouvez pas encore voir pourquoi et comment. C'est pas bien grave.
Vu ce qui est présenté, cela me paraît assez clair.
Vous misez sur des variantes/conglomérat des business model récent : location digitale, financement par la pub, streaming seul, ...
Vous créez des fichiers DRMisé qui sont ensuite librement échangé sur l'Intraweb du P2P.
Sauf que pour les lire, il faut la petite appli spéciale machin et seulement celle-là.
Mais la petite appli machin, elle va allez lire les droits spécifiés dans le DRM.
Et là, ça va dire : coco, c'est gratuit les 5 premières lectures, pour les 3 suivantes t'auras droit à un message de pub non zappable, et pour les suivantes, ce sera 0,10€ à chaque fois (exemple).

La seule différence avec le système "classique" est que les fichiers sont, à la base, librement dans la nature.

Mais ce sont des fichiers DRMisés assez classique à la base avec tous les inconvénients habituels :
- non-interopérabilité (sauf si le gentil ayant-droit donne l'autorisation de convertir - rien de nouveau)
- non-pérennité (vu que le but, le mission statement du projet est de faire de la location facile)
- non-confidentialité (y aura des transactions en ligne une fois les compteurs dépassés ou pour vérifier les droits courants)
- opacité sur le produit obtenu (les droits peuvent changer n'importe quand)
- c'est globalement un business-model pay-per-view, alors que la grosse majorité du marché pensent toujours en mode pay-to-own (collectionite). Pour la vidéo, peut-être (après, tout est question de qualité d'encodage / prix) ; pour la musique, super bof.

Je chauffe ?
"Digital Usage Management"

On ne veut pas que l'on nous "manage" l'usage que l'on peut faire avec un produit que l'on a acheté !
'TotoRhino', le 01/01/1970 - 01:00
"Digital Usage Management"

On ne veut pas que l'on nous "manage" l'usage que l'on peut faire avec un produit que l'on a acheté !

On manage les usages parce que le contenu sera disponible à l'usage, pas vendu. En clair, le consommateur qui le souhaite n'achète plus, il loue.

Certains consommateurs, connectés à haut débit en permanence, préféreront payer 50 centimes pour voir un film une fois que de payer 10 euros un DVD qu'ils ne regarderont que... 1,47 fois en moyenne..

Personnellement, pour totu vous dire, j'ai plus de 400 CD et 200 DVD et je n'en achète quasiment plus, même les DVD à 2 euros de CDiscount, tout simplement par manque de place pour stocker du contenu à la base digital, immatériel dotn il est stupide qu'il occupe des m2 d'étagères quand les m2 de logement sont aussi chers :) .

Le problème de la VOD sur Internet aujourd'hui est qu'à 5 euros le film visionnable durant 24 ou 48 heures (donc une à 3 fois pour les gens qui bossent) c'est trop cher.

Un système qui permet de faire "la séance de VOD à moins d'un euro", ça mérite d'être tenté. Si en plus on vous propose de déduire du prix d'achat du DVD cet euro payé pour la séance qui vous a donné envie d'acheter le DVD, et a déjà produit un chiffre d'affaire rentable pour le détenteur, qui se plaindra ?

le consommateur qui veut acheter aura toujours la possibilité d'acheter, et d'avoir un support physique, je crois que le consommateur qui veut "payer peu che juste pour voir" doit trouver une solution. Et je crois aussi que ce genre de consommateurs va être de plus en plus nombreux en proportion...
 
'Pierre, le 01/01/1970 - 01:00
Si on part du principe qu'il ne faut ni DRM ni tatouage, alors comment faire en sorte qu'un fichier acheté légalement par une personne ne se dissémine pas sans aucun contrôle sur les ordinateurs de tout le monde ???

(...)

Je connais une solution, vous la découvrirez bientôt :rolleyes:

La licence globale était la solution...
'shann', le 01/01/1970 - 01:00
A part si on prévoit de partager le fichier sur les réseaux, je ne vois pas trop en quoi c'est scandaleux...

Prenons un autre exemple :
Pourquoi ne pas implanter graver le nom et l'adresse de l'acheteur sur chaque bien acheté ? Maison, voiture, vêtements, chaussures...
 
'deusirae', le 01/01/1970 - 01:00
'shann', le 01/01/1970 - 01:00
A part si on prévoit de partager le fichier sur les réseaux, je ne vois pas trop en quoi c'est scandaleux...

Prenons un autre exemple :
Pourquoi ne pas implanter graver le nom et l'adresse de l'acheteur sur chaque bien acheté ? Maison, voiture, vêtements, chaussures...

:ptdr: Pas faux tout ça
50 centime le visionage, on commence à parler réelement de location mais les ayant droits ont ils déja intellectualisé le prix psychologique de la location par rapport à l'achat (pour base, j'aime bien comparer location film et location immobilière, on ne pense pas trouver un appartement à louer au quart de son prix de vente).

Quel prix psychologique pour des contenus comme des séries télévisées et une exploitation locale à t'elle encore un interêt à l'heure ou google pourrait régionaliser les publicités en fonction de l'adresse du téléchargeur.

Comment gérer les frais de banques qui deviennent rédhibitoires sur les micro paiements. On arrive à un abonnement pour mutualiser les frais de transaction.


Innoverez vous en vous déployant sur toutes les plateforme. L'impôt microsoft pourrait être intéressant dans le cas d'un produit qui fonctionne correctement.
'dupont54', le 01/01/1970 - 01:00
Vu ce qui est présenté, cela me paraît assez clair.
La seule différence avec le système "classique" est que les fichiers sont, à la base, librement dans la nature.
Et cela fait une différence énorme, en réduisant à quasi-rien le coût de diffusion du contenu (par exemple via le P2P ou simplement le "FTP nocturne préprogrammé") et en faisant profiter le consommateur de cette baisse terrible des coûts pour qu'il ait de la VOD nettement moins chère et donc nettement plus attractive.

'dupont54', le 01/01/1970 - 01:00
Mais ce sont des fichiers DRMisés assez classique à la base avec tous les inconvénients habituels :
Non, nos "fichiers nomades auto-protégés" sont des fichiers MPEG4 ou MP3-AAC standards, et même plus puisque normés, lisibles par tout player multimédia.

'dupont54', le 01/01/1970 - 01:00
- non-interopérabilité (sauf si le gentil ayant-droit donne l'autorisation de convertir - rien de nouveau)
- non-pérennité (vu que le but, le mission statement du projet est de faire de la location facile)
Le MPEG 4 garantit à la fois l'interopérabilité et la pérennité des contenus : un fichier nomade peut se balader dans la nature hors de protée de son émetteur, si dans 10 ans un consommateur le trouve il y aura toujours au moins un player MPEG4 (et pas que le nôtre) pour lui permettre de le lire, sur son PC, son Mac, son (futur) Ipod etc.

'dupont54', le 01/01/1970 - 01:00
- non-confidentialité (y aura des transactions en ligne une fois les compteurs dépassés ou pour vérifier les droits courants)
Le détenteur profitera de statistiques sur les usages et les audiences de ses oeuvres, et tant mieux parce qu'ainsi il poura faire évoluer sa politique éditoriale, ajuster ses prix, faire des promos etc, mais les consommateurs resteront évidemment anonymes.

'dupont54', le 01/01/1970 - 01:00
- opacité sur le produit obtenu (les droits peuvent changer n'importe quand)
C'est tout l'intérêt ! Même si un fichier circule librement, les conditions pour l'utiliser pleinement peuvent varier au gré de la politique commerciale et marketing du détenteur : pendant les 3 mois qui suivent sa sortie le visionnage d'un film coûte un euro, 6 mois après le prix tombe à 10 centimes d'euro et au bout de 2 ans c'est un annonceur qui vous l'offre si vous regardez son spot de pub.

Ce n'est qu'en exemple.

'dupont54', le 01/01/1970 - 01:00
- c'est globalement un business-model pay-per-view, alors que la grosse majorité du marché pensent toujours en mode pay-to-own (collectionite). Pour la vidéo, peut-être (après, tout est question de qualité d'encodage / prix) ; pour la musique, super bof.
Je parie que le "pay per use" va prendre une plus large part que le "pay per own" au fur et à mesure que les gens auront chez eux un accès haut débit (aujourd'hui ADSL, demain FTTH) comme ils ont aujourd'hui l'eau, le gaz et l'électricité.

Avez-vous vu comment "fonctionne" un jeune adulte qui débute dans la vie, quitte ses parents et prend un studio ? Il n'a pas de TV ni de chaîne hifi comme nous (enfin, je parle pour moi qui ai 44 ans), il a juste un PC portable, des enceintes, un écran plat et tous les contenus (vidéo et musique) lui arrivent par Internet.

C'est comme cela qu'on fera tous dans 5 ans, je vous le parie, parce que les chaînes hifi et les écrans vendus aujourd'hui sont déjà Wifi ou le seront dès cet automne (je ne peux pas en dire plus sur ce que préparent les grands de l'électronique grand public)

'dupont54', le 01/01/1970 - 01:00
Je chauffe ?

Vous commencez à entrevoir le potentiel :bienvu:
je ne peux pas tout vous dévoiler, et notamment comment on peut (système ayant fait l'objet de plusieurs familles de brevets) contrôler à distance l'usage d'un fichier MPEG 4 standard qui circule librement sur Internet, mais vous le découvrirez bientôt, notamment si vous êtes à San Francisco entre le 20 et le 22 juin :rolleyes:
'dupont54', le 01/01/1970 - 01:00
Vu ce qui est présenté, cela me paraît assez clair.
La seule différence avec le système "classique" est que les fichiers sont, à la base, librement dans la nature.
Et cela fait une différence énorme, en réduisant à quasi-rien le coût de diffusion du contenu (par exemple via le P2P ou simplement le "FTP nocturne préprogrammé") et en faisant profiter le consommateur de cette baisse terrible des coûts pour qu'il ait de la VOD nettement moins chère et donc nettement plus attractive.

'dupont54', le 01/01/1970 - 01:00
Mais ce sont des fichiers DRMisés assez classique à la base avec tous les inconvénients habituels :
Non, nos "fichiers nomades auto-protégés" sont des fichiers MPEG4 ou MP3-AAC standards, et même plus puisque normés, lisibles par tout player multimédia.

'dupont54', le 01/01/1970 - 01:00
- non-interopérabilité (sauf si le gentil ayant-droit donne l'autorisation de convertir - rien de nouveau)
- non-pérennité (vu que le but, le mission statement du projet est de faire de la location facile)
Le MPEG 4 garantit à la fois l'interopérabilité et la pérennité des contenus : un fichier nomade peut se balader dans la nature hors de protée de son émetteur, si dans 10 ans un consommateur le trouve il y aura toujours au moins un player MPEG4 (et pas que le nôtre) pour lui permettre de le lire, sur son PC, son Mac, son (futur) Ipod etc.

'dupont54', le 01/01/1970 - 01:00
- non-confidentialité (y aura des transactions en ligne une fois les compteurs dépassés ou pour vérifier les droits courants)
Le détenteur profitera de statistiques sur les usages et les audiences de ses oeuvres, et tant mieux parce qu'ainsi il poura faire évoluer sa politique éditoriale, ajuster ses prix, faire des promos etc, mais les consommateurs resteront évidemment anonymes.

'dupont54', le 01/01/1970 - 01:00
- opacité sur le produit obtenu (les droits peuvent changer n'importe quand)
C'est tout l'intérêt ! Même si un fichier circule librement, les conditions pour l'utiliser pleinement peuvent varier au gré de la politique commerciale et marketing du détenteur : pendant les 3 mois qui suivent sa sortie le visionnage d'un film coûte un euro, 6 mois après le prix tombe à 10 centimes d'euro et au bout de 2 ans c'est un annonceur qui vous l'offre si vous regardez son spot de pub.

Ce n'est qu'en exemple.

'dupont54', le 01/01/1970 - 01:00
- c'est globalement un business-model pay-per-view, alors que la grosse majorité du marché pensent toujours en mode pay-to-own (collectionite). Pour la vidéo, peut-être (après, tout est question de qualité d'encodage / prix) ; pour la musique, super bof.
Je parie que le "pay per use" va prendre une plus large part que le "pay per own" au fur et à mesure que les gens auront chez eux un accès haut débit (aujourd'hui ADSL, demain FTTH) comme ils ont aujourd'hui l'eau, le gaz et l'électricité.

Avez-vous vu comment "fonctionne" un jeune adulte qui débute dans la vie, quitte ses parents et prend un studio ? Il n'a pas de TV ni de chaîne hifi comme nous (enfin, je parle pour moi qui ai 44 ans), il a juste un PC portable, des enceintes, un écran plat et tous les contenus (vidéo et musique) lui arrivent par Internet.

C'est comme cela qu'on fera tous dans 5 ans, je vous le parie, parce que les chaînes hifi et les écrans vendus aujourd'hui sont déjà Wifi ou le seront dès cet automne (je ne peux pas en dire plus sur ce que préparent les grands de l'électronique grand public)

'dupont54', le 01/01/1970 - 01:00
Je chauffe ?

Vous commencez à entrevoir le potentiel :bienvu:
je ne peux pas tout vous dévoiler, et notamment comment on peut (système ayant fait l'objet de plusieurs familles de brevets) contrôler à distance l'usage d'un fichier MPEG 4 standard qui circule librement sur Internet, mais vous le découvrirez bientôt, notamment si vous êtes à San Francisco entre le 20 et le 22 juin :rolleyes:
[quote name='-=ShaKaL=-' post='881585' date='05/06/2007, 14:38']
La licence globale était la solution...
Je suis d'accord.

Et dans ce cas, our reverser équitablement aux artistes ce qui leur revient, y compris pour les plus "petits" artistes, il faut un système le plus fin et précis possible de mesure des audiences et de suivi des usages.

Si demain un gouvernement ou un continent (l'Europe ?) voulait instaurer une licence globale, notre système est idéalement positionné, pour tous les usages online.
'Pierre, le 01/01/1970 - 01:00
On manage les usages parce que le contenu sera disponible à l'usage, pas vendu. En clair, le consommateur qui le souhaite n'achète plus, il loue...

etc...

... le consommateur qui veut acheter aura toujours la possibilité d'acheter, et d'avoir un support physique, je crois que le consommateur qui veut "payer peu che juste pour voir" doit trouver une solution. Et je crois aussi que ce genre de consommateurs va être de plus en plus nombreux en proportion...
Oui, mais là, on sort du sujet qui est, je le rappelle, le tatouage des fichiers numériques achetés au nom du consommateur et ce, à son insu.

Quant à la location des médias via le net, je suis contre. Tout d'abord parce que j'ai un coté collectionneur et que je ne veux pas être tributaire de mon accès internet pour avoir accès à ma médiathèque. Enfin, dire que la location d'un film se fera à 50cts, c'est être bien peu au courant des prix pratiqués sur les chaînes satellites payante qui offrent des prix bien plus élevés.

Enfin, je suis contre un accès exclusif au médias via un réseau, quel qu'il soit. Car c'est ce qui nous pend au nez : que ce soit pour la musique, la vidéo ou les logiciels, il est clair que les majors préfèreraient avoir une rémunération à l'utilisation. Et c'est ce qui amènera à la disparition de la vente des médias "matérialisés" tels que nous les connaissons ; très mauvais calcul pour le consommateur :non: .
'bourgpat', le 01/01/1970 - 01:00
50 centime le visionage, on commence à parler réelement de location mais les ayant droits ont ils déja intellectualisé le prix psychologique de la location par rapport à l'achat (pour base, j'aime bien comparer location film et location immobilière, on ne pense pas trouver un appartement à louer au quart de son prix de vente).

Quel prix psychologique pour des contenus comme des séries télévisées et une exploitation locale à t'elle encore un interêt à l'heure ou google pourrait régionaliser les publicités en fonction de l'adresse du téléchargeur.
Vous avez tout compris. :bienvu:

Un système qui permet de louer à des prix différents dans des pays différents ou à des périodes de temps différentes, qui permet de mettre des pubs contextuelles en fonction du pays et de la date etc constitue une bonne base pour la mise en place de nouveaux modèles économiques pour les contenus culturels et de divertissement. Après, s'il y a pléthore de possibilités, achat, location, abonnement etc eh bien le consommateur, qui au final a toujours raison, fera son choix.

Et si la "location" - je préfère parler de "prix d'usage" - coûte entre 1/50 et 1/20 du prix d'achat - le "prix de possession" (pour un film, une série TV voire même un album musical) alors j'ai un eidée de ce qu'une partie non négligeable des consommateurs "de dans 5 ans" choisiront...

'bourgpat', le 01/01/1970 - 01:00
Comment gérer les frais de banques qui deviennent rédhibitoires sur les micro paiements. On arrive à un abonnement pour mutualiser les frais de transaction.
En amenant le consommateur à souscrire un forfait prépayé ? ou un abonnement mensuel donnant un accès illimité à tout ou partie d'un catalogue ?
Si on sait suivre les usages, tout est possible, la seule limite est l'imagination des responsables marketing et commerciaux des détenteurs de catalogues de contenus ... ou des artistes eux-mêmes (cinéastes, vidéastes, musiciens etc) s'ils décident d'utiliser notre système pour "se distribuer eux-mêmes sur Internet" ce qui ne serait pas idiot du tout:)

'bourgpat', le 01/01/1970 - 01:00
Innoverez vous en vous déployant sur toutes les plateforme. L'impôt microsoft pourrait être intéressant dans le cas d'un produit qui fonctionne correctement.
Notre produit sera démontré sur les micro-ordinateurs familiaux qu'on trouve dans le public, et tout ne sera pas disponible tout de suite au démarrage de notre beta test (essentiellement à cause des coûts et délais de portage sur Mac, sous Linux etc pour des composants logiciels qui sont très techniques et assez prochez du système des couches d'interface réseau, son et vidéo)

Nous avons la capacité de porter notre système, du moins les composants end-user, sur tout équipement ou device terminal : une set-top box d'un FAI, un baladeur multimédia (par exemple Archos ou équivalent) qui fonctionne sur du embedded Linux, voire les chaînes hifi et TVs wifi qui sortiront cet automne...
'TotoRhino', le 01/01/1970 - 01:00
Quant à la location des médias via le net, je suis contre. Tout d'abord parce que j'ai un coté collectionneur et que je ne veux pas être tributaire de mon accès internet pour avoir accès à ma médiathèque.
C'est compréhensible. Mais ne vous inquiétez pas il y aura toujours des supports physiques, parce qu'avant que 100% de la population mondiale soit sur Internet...
Moi j'ai 200 DVD et 400 CD, ça me remplit 2 armoires qui occupent 1 m2 au sol et je ne veux plus en acheter, sauf film que je reverrai 4 fois ou album exceptionnel que j'écouterai 50 fois.
Pour tout le reste, je loue.

'TotoRhino', le 01/01/1970 - 01:00
Enfin, dire que la location d'un film se fera à 50cts, c'est être bien peu au courant des prix pratiqués sur les chaînes satellites payante qui offrent des prix bien plus élevés.
Le prix élevé de la VOD aujourd'hui n'est que la conséquence des coûts élevés de diffusion et d'un certain nombre de rigidités héritées du passé. Or ces prix élevés pénalisent l'accroissement de la demande, qui au contraire pourrait entraîner un véritable "effet volume" faisant entrer le marché de la VOD sur Internet dans un vrai cercle vertueux : baisse des prix -> plus de consommateurs -> baisse des prix etc.

'TotoRhino', le 01/01/1970 - 01:00
Enfin, je suis contre un accès exclusif au médias via un réseau, quel qu'il soit. Car c'est ce qui nous pend au nez : que ce soit pour la musique, la vidéo ou les logiciels, il est clair que les majors préfèreraient avoir une rémunération à l'utilisation. Et c'est ce qui amènera à la disparition de la vente des médias "matérialisés" tels que nous les connaissons ; très mauvais calcul pour le consommateur :non: .
Voir plus haut : il y aura toujours des supports physiques, parce qu'avant que 100% de la population mondiale soit sur Internet...

Bon, j'en reste là, on a, vous avez raison trop dérivé, du sujet initial.

Mais je rappelle juste qu'on peut faire du fichier multimédia qui circule librement, sans DRM ni tatouage, avec néanmoins un contrôle fin et un suivi précis des usages qui permettent de mettre en place toutes sortes de modèles économiques et d'offres commerciales : paiement à l'usage, forfait prépayé, abonnement plus ou moins illimité sur des catalogues plus ou moins larges te profonds, gratuité offerte par un annonceur etc.

PUMit est un complément à ce qui existe, un système supplémentaire, et si j'en juge par l'intérêt rencontré auprès des cinéastes, musiciens etc à qui le système a été présenté, il répond à un besoin.

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