L'Institut National de l'Audiovisuel (INA), qui a en charge la gestion des archives des chaînes de télévision publiques françaises mais qui est aussi en contrat avec des chaînes de télévision privées comme TF1, prépare son service de vidéo à la demande sur abonnement (SVOD), sur le modèle popularisé par Netflix.

Pour quelques euros par mois, le service permettra aux nostalgiques de regarder d'anciennes séries TV françaises cultes comme Thierry La Fronde (interrompue en 1966), Belphégor (1965), Les Shadoks (1973, avec une saison en 2000 qui ne sera probablement pas incluse), ou Les Rois Maudits (1977). Autant de contenus déjà rentabilisés de longue date, qui font partie du patrimoine culturel national, mais qui ne resteront accessibles que contre paiement, officiellement pour financer les coûts de numérisation et d'archivage.

Pour s'assurer que les contenus dont il a la charge ne soient pas piratés, l'INA a mis en place très tôt une technologie de tatouage (ou watermarking) de ses vidéos, qui sont détectés notamment par YouTube et Dailymotion. Les contenus signés par l'INA sont ainsi automatiquement détectés et bloqués.

L'INA avait lancé un premier service de VOD en 2006, en misant d'abord sur la publicité, qui n'a pas été assez rentable.

Selon l'AFP, le service de SVOD de l'INA devrait être "facturé nettement en dessous de 8 euros par mois", et sera accessible sur le site INA.fr, ou sur les applications disponibles sur tablettes, smartphones, box ADSL, fibre ou câble, et téléviseurs connectés. Actuellement, un épisode des Shadocks de 3 minutes est proposé à 99 centimes en téléchargement.

En tout, 25 000 programmes devraient ainsi être proposés, avec y compris des documentaires et d'autres types de fictions. 

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