Menaçant d'entamer une grève de la faim, le tueur Anders Breivik demande aux autorités carcérales d'améliorer ses conditions de détention, notamment en remplaçant sa PS2 par une Playstation 3.

Provocation supplémentaire, ou nouvelle preuve d'un dérangement mental certain ? Le tueur norvégien Anders Behring Breivik, qui avait affirmé s'être entraîné sur Call Of Duty avant de commettre son massacre sur l'île d'Utøya, a envoyé une lettre reçue ce vendredi par l'AFP, dans laquelle il menace d'entamer une grève de la faim s'il n'obtient pas notamment une console de jeux PS3 pour améliorer ses conditions de détention.

"Susceptibles selon lui de rendre son séjour en prison conforme avec la réglementation européenne, ces demandes portent sur des droits fondamentaux, comme la possibilité de promenade ou de communiquer, et des détails anecdotiques. Il réclame notamment le remplacement de la Playstation 2 mise à sa disposition par une PS3 «avec accès à des jeux pour adulte que je peux moi-même choisir», et de sa chaise de bureau «douloureuse» par un sofa ou un fauteuil", relate l'agence de presse.

Anders Breivik se plaint de ne pouvoir jouer qu'à des "jeux pour enfants", comme Rayman, alors que ses co-détenus auraient le droit de jouer à des jeux pour adultes.

Dans un manifeste de 1500 pages écrit avant ses crimes, le tueur avait cité six jeux vidéo : deux volets de Dragon Age, World Of Warcraft, BioShock, Fallout 3, et Call Of Duty : Modern Warfare 2. Mais dans son texte de près de 800 000 mots, Breivik évoquait également de nombreuses autres activités, comme la musculation, le snowboard, l'opéra, le théâtre, l'Histoire ou encore la peinture. 

Parmi ses demandes de modernité, l'homme qui a tué 77 personnes et qui se trouve maintenu à l'isolement depuis 2011 demande également à avoir accès à un ordinateur plutôt qu'à une "machine à écrire sans valeur d’une technologie remontant à 1873".

"Vous êtes en train de me tuer", a-t-il écrit aux autorités carcérales, dans un long courrier envoyé en novembre dernier. "Si je meurs, tous les extrémistes et radicaux de droite du monde européen sauront précisément quels individus m’ont torturé à mort".

Lors d'un premier diagnostic réalisé en 2011 à la demande de la justice, Anders Behring Breivik avait été déclaré schizophrène, et atteint de délire, ce qui obligeait à le déclarer irresponsable pénalement et à l'interner dans un hôpital psychiatrique. Deux autres psychiatres ont réalisé une contre-expertise publiée en 2012, qui a conclu à l'absence de trouble psychiatrique, permettant de l'envoyer en prison.

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