Il y a désormais 1,5 million de terminaux Android qui sont activés chaque jour. Depuis bientôt cinq ans, le système d'exploitation mobile de Google vole de succès en succès. Mais l'arrivée de nouveaux concurrents en 2013 pourrait contrarier les plans de la firme de Mountain View. Car derrière l'un d'entre eux se cache un géant de l'électronique grand public, qui pourrait être tenté de jouer sa propre partition.

Android va bien. Android va même très bien. Depuis son lancement en 2008, le système  d'exploitation mobile de Google n'a cessé de prendre de l'importance. Plus de quatre ans après, les statistiques affichées par la plateforme ont de quoi donner le tournis. Selon les derniers chiffres fournis par la firme de Mountain View, il y a 1,5 million de terminaux Android qui sont activés chaque jour.

C'est au cours de la conférence D : Dive Into Mobile, qui s'est déroulée en début de semaine, que cette information a été livrée. Sur scène, Eric Schmidt a ainsi confirmé que l'O.S. continue de séduire. Si la qualité de la plateforme est indéniable, force est de reconnaître que son succès tient aussi du fait de la stratégie suivie par Google : rendre Android absolument incontournable.

Il suffit de constater l'offre actuelle : hormis iOS et BlackBerry OS, les parts de marché des autres O.S. sont anecdotiques. Certes, quelques constructeurs proposent des alternatives, comme Windows Phone, mais celles-ci ne sont pas particulièrement recherchées. Dès lors, Android a un boulevard, qui s'est élargi au fil des années. Aujourd'hui, plus de 500 millions de terminaux accueillent Android.

2013 pourrait toutefois être une année importante pour Android. De nouveaux challengers vont arriver dans les prochains mois. Et non des moindres : en effet, Mozilla avec Firefox OS, Samsung avec Tizen et Canonical avec Ubuntu OS ne cachent pas leurs ambitions. Ces O.S. permettront aux constructeurs de réduire leur dépendance à Android et de donner à accès une plus grande variété d'alternatives, en marge de l'offre existante.

Ces plateformes représentent un défi important pour Google, en particulier Tizen. Ce dernier, soutenu par Samsung, qui est le numéro un des constructeurs de smartphones, il pourrait vite apparaître comme un obstacle à la progression d'Android. En effet que se passerait-il si Samsung choisissait d'orienter progressivement sa stratégie vers Tizen ? Sous cet angle, Android paraît aussi très dépendant de Samsung.

La courbe décrivant le nombre d'activations quotidiennes des terminaux Android sera intéressante à observer dans les prochains mois. Si Tizen, Firefox OS et Ubuntu n'enterreront vraisemblablement pas Android, ils pourraient néanmoins transformer le rapport de force à leur avantage ou, du moins, ralentir le succès insolent qu'Android connaît depuis des années.

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