Le président américain Barack Obama a demandé mercredi au congrès de soutenir un texte de loi visant à financer la recherche américaine à hauteur de 10 millions de dollars sur les liens éventuels entre la violence et les médias, dont les jeux vidéo.

Depuis la tuerie de l'école primaire Sandy Hook, à Newtown, Barack Obama est très déterminé à renforcer la réglementation sur le port et la détention d'armes à feu. Cette semaine, pas moins de 23 mesures ont été prises par le gouvernement américain pour encadrer davantage les droits conférés par le deuxième amendement de la Constitution, mesures ciblant notamment  les armes d'assaut et les chargeurs de grande capacité.

Mais le président des États-Unis ne veut pas mener le combat sur un seul front. D'autres sujets le préoccupent, à commencer par la violence présente dans les médias et les jeux vidéo. Mercredi, il a donc réclamé le vote d'une loi qui permettra aux centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) de conduire de nouvelles recherches sur les liens éventuels entre les jeux vidéo et la violence.

Cette loi doit renouveler la recherche scientifique sur les possibles relations entre les jeux vidéo, les images médiatiques et la violence. Une littérature scientifique conséquente sur le sujet est déjà disponible, mais les conclusions des multiples enquêtes sont contradictoires. Sans parler des critiques portant sur la méthodologie ou sur les intentions parfois prêtées, à tort ou à raison, aux auteurs de ces enquêtes.

"Nous ne gagnons rien à rester dans l'ignorance. Nous ne gagnons rien à ne pas étudier scientifiquement cette épidémie de violence", a déclaré le président américain, cité par l'un des blogs du Wall Street Journal. "Le congrès doit financer cette recherche sur les effets des jeux vidéo violents sur les jeunes esprits", a-t-il ajouté. Reste à savoir si le congrès va suivre la démarche de Barack Obama.

La semaine précédente, Joe Biden a rencontré des représentants de l'industrie du jeu vidéo, dont des cadres d'Electronic Arts, d'Activision Blizzard et de Take-Two Interactive. Selon le vice-président, ces rencontres se sont déroulées sans "a priori" et sans partir du principe que les jeux vidéo influencent effectivement les joueurs. Mais la question doit être posée, estime l'exécutif américain.

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