Les opérations destinées à saisir les noms de domaine de sites accusés de faciliter la contrefaçon en ligne s'étendent aux applications mobiles craquées. Le département de la justice a annoncé avoir neutralisé les noms de domaine de trois sites dédiés au piratage d'applications Android.

C'est une première. L'opération In Our Sites, qui consiste à saisir les noms de domaine de sites web accusés de contrefaçon, ne se limite plus aux sites de liens proposant des oeuvres culturelles piratées et aux boutiques vendant des biens contrefaits. Elle s'attaque désormais aux portails listant des applications mobiles payantes mais qui ont été craquées afin d'en profiter gratuitement.

Le département de la justice des États-Unis s'est fendu d'un communiqué ce mardi pour annoncer que trois sites web ont été la cible des autorités. Les victimes ? Applanet.net, Appbucket.net et Snappzmarket.com. Les trois noms de domaine affichent désormais un encart du FBI frappé des sceaux de la police fédérale, du ministère de la justice et du centre coordonnant la lutte contre les contrefaçons en ligne.

Comme le souligne The Verge, le site Applanet.net est le seul dont le nom de domaine fonctionne encore. Cependant, la boutique en ligne du site est inactive. Comme toujours, les États-Unis ont profité du fait que les sociétés en charge de certains noms de domaine génériques, comme VeriSign (.com, .net) ou Afilias (.info), se trouvent sur son sol pour intervenir.

Dans son communiqué, le département de la justice explique que c'est "la première fois que des noms de domaine impliquant des boutiques en ligne d'applications pour téléphone sont saisis". Une action qui devrait en appeler d'autres, dans la mesure où les deux principaux O.S., Android et iOS, sont concernés par ce phénomène d'applications piratées (il y a notamment feu Appulo.us et AppTrackr.cd pour les applications iOS).

Il est à noter que les autorités françaises et néerlandaises ont participé à l'opération menée par le FBI et le ministère de la justice américain, bien que leur rôle exact dans cette affaire n'est pas précisé.

Partager sur les réseaux sociaux

Articles liés