Le régulateur des télécommunications a rappelé aux opérateurs leurs obligations de non-discrimination et de transparence au cours du processus de gestion de la conservation du numéro de téléphone mobile, à l'heure où Free Mobile arrive. L'Arcep a également pris acte de la montée en puissance du GIE EGP, la plate-forme chargée de gérer la portabilité du numéro.

Il n’y a pas qu’Éric Besson qui se préoccupe des capacités du GIE EGP, la structure dédiée à la portabilité du numéro de téléphone mobile d’un opérateur à un autre. L’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep) observe également avec attention les efforts du « Groupement d’intérêt économique Entité de gestion de la portabilité », surtout depuis l’arrivée de Free Mobile.

Dans un commentaire publié ce mardi, l’autorité administrative indépendante a rappelé aux membres du GIE EGP, qui regroupe de facto tous les opérateurs de télécommunications impliqués dans le processus de gestion de la conservation du numéro de téléphone mobile, « leurs obligations de non-discrimination et de transparence« , alors qu’un quatrième opérateur détenant une licence 4G arrive.

Si le GIE EGP doit « énoncer des règles claires et transparentes de traitement des demandes de conservation du numéro mobile« , l’Arcep a toutefois acté « le principe d’une augmentation de la capacité de la plateforme à 80 000 portages par jour, par paliers progressifs afin de ne pas mettre en péril le fonctionnement » du système, tout en rappelant que les systèmes d’information des opérateurs doivent être calibrés en conséquence.

L’arrivée de Free Mobile a en effet entraîné une véritable explosion de la demande. Les opérateurs, qui traitaient d’ordinaire à travers le GIE EGP entre 10 000 et 15 000 demandes quotidiennes, doivent désormais traiter plus de 40 000 demandes de portabilité par jour, au-delà des performances maximales du système actuel. D’où la nécessité de revoir à la hausse les capacités du groupement d’intérêt économique.

Le régulateur des télécommunications appelle enfin les opérateurs à s’assurer que les abonnés « disposent de leur nouvel accès mobile avant la date effective du portage » et qu’ils les informent de la date prévue afin de ne pas subir « des délais d’interruption de service disproportionnés« .

Les opérateurs doivent enfin « être en mesure de traiter les demandes de rétractation ou d’annulation des demandes de portabilité dans les délais légaux, afin que les abonnés ne se retrouvent pas injoignables« .

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