Le gouvernement indonésien, après s'être ému de l'installation des serveurs de BlackBerry à Singapour, demande à RIM de lui laisser analyser les données personnelles de ses citoyens. Ayant pour le moment refusé de coopérer, le fabricant canadien subit une menace de fermeture de ses services dans le pays. Ce n'est pas sans rappeler de précédentes situations qui avaient vu RIM collaborer.

Le Jakarta Post révèle que le gouvernement indonésien pourrait ordonner la fermeture des services de messagerie de BlackBerry dans le pays. La raison officiellement invoquée concerne le manque de garanties apportées par le constructeur sur la sécurité des données.

En réalité, c’est le manque de « coopération » de RIM qui pourrait être la cause de ces tensions. En effet, le Canadien aurait, jusqu’ici, refusé de laisser le gouvernement surveiller les données qui transitent sur son réseau. Les communications sont, en effet, chiffrées et passent par des serveurs situés à l’étranger, à Singapour notamment. Le choix d’installer ces machines à l’étranger aurait également participé au courroux des autorités.

Si, pour le moment, le fabricant des BlackBerry n’a pas cédé, cela pourrait ne pas durer. Il s’est, en effet, déjà montré coopératif en Angleterre où il s’était dit prêt à couper ses services pour limiter les actions des émeutiers. Egalement reçus par le gouvernement anglais, Twitter et Facebook, eux, s’y étaient refusés.

En Inde, les services de sécurité ont également la possibilité d’accéder à certaines données privées depuis la signature d’un accord en 2010. RIM avait plié après un ultimatum dont l’issue aurait pu être une interdiction de commercialiser ses produits sur le territoire indien. En France, la CNIL s’était inquiétée de la dépendance des données des utilisateurs au réseau du Canadien et avait rappelé que l’intégrité des informations ne pouvait être garantie.

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