Le syndicat du jeu vidéo fustige la plainte de l'UFC-Que Choisir

Julien L. - publié le Jeudi 01 Décembre 2011 à 17h57 - posté dans Jeux Vidéo

Le Syndicat des éditeurs de logiciels de loisirs (SELL) a réagi à la plainte de l'UFC-Que Choisir contre trois distributeurs et quatre éditeurs. Selon le lobby du jeu vidéo, les accusations relayées par l'association de consommateurs sont critiquables.

L'UFC-Que Choisir a annoncé cette semaine avoir porté plainte contre quatre éditeurs et trois distributeurs pour des "pratiques commerciales trompeuses". L'association considère que l'industrie du jeu vidéo, et en particulier les entreprises ciblées par l'action en justice, ne fournit pas une information correcte et visible sur certaines pratiques, comme les clés d'activation à usage unique ou l'obligation d'avoir une connexion.

La procédure judiciaire initiée par l'UFC-Que Choisir contre certains éditeurs et distributeurs a sans surprise fait réagir le Syndicat des éditeurs de logiciels de loisirs (SELL), qui défend notamment les intérêts des trois studios ciblés par l'association, à savoir THQ, Codemasters et Warner Interactive. Dans un entretien accordé à Challenges, le président du SELL a remis en cause les fondements de la plainte.

Pas plus de bugs qu'avant

Sur la méthodologie tout d'abord, le SELL "dénonce la pertinence méthodologique de cette étude. Il ne s'agit pas d'une étude panélisée, mais d'un appel à témoin qui n'a aucune valeur statistique". Le syndicat relève d'ailleurs qu'une partie conséquente des sondés (38 %) ne parviennent pas à déterminer la plate-forme de jeu concernée, ce qui démontre une enquête fourre-tout mélangeant l'univers PC et le monde des consoles.

En ce qui concerne les bugs, pas question de jeter la pierre sur les éditeurs qui "font un gros travail pour gérer les bugs", affirme le SELL, même si ce dernier ne peut évidemment pas affirmer qu'il en a moins qu'avant. Mais cela n'est pas l'essentiel, au final. Un jeu vraiment truffé de problèmes serait de toute façon immédiatement sanctionné par la communauté.

"Les éditeurs ne peuvent se permettre de délivrer un jeu qui déçoit. C'est pourquoi ils multiplient notamment les tests en version beta" ajoute le SELL. C'est en partie vrai. De plus en plus de studios lancent des phases beta plus ou moins étendues pour réduire le nombre de dysfonctionnements. Mais cela ne permet pas toujours au jeu d'être au point.

Il suffit de prendre un jeu très populaire pour s'en convaincre. World of Warcraft a ainsi reçu la semaine dernière un nouveau patch, estampillé 4.3. Malgré une phase beta assez longue, l'éditeur a dû publier plusieurs correctifs ces derniers jours sur les serveurs officiels pour résoudre des problèmes signalés par les joueurs. Et World of Warcraft bénéficie pourtant de la puissance de feu d'Activision-Blizzard.

La durée de vie et le piratage

Le patron du SELL a également épinglé les critiques de joueurs qui estiment que les jeux sont plus rapides à finir qu'autrefois. "Tout est relatif" se défend James Rebours. "Un gamer mettra sans doute beaucoup moins de temps à aller au bout de l'aventure qu'un novice. Cette critique relève davantage du ressenti que du factuel", d'autant que "les jeux procurent davantage d'expérience qu'avant".

L'une des critiques récentes à ce sujet concerne Battlefield 3. S'il est vrai que l'intérêt de ce jeu réside essentiellement dans son mode multijoueur, force est de constater que beaucoup de joueurs ont déploré le faible niveau du mode solo. Deux critiques reviennent régulièrement : la campagne est trop brève et les actions du joueur sont trop scriptées, empêchant une véritable liberté d'action et de choix.

Le SELL refuse enfin l'accusation laissant entendre que l'industrie du jeu vidéo veut tuer le marché de l'occasion. Si les jeux sont bardés de DRM, c'est la faute au piratage puisque le phénomène oblige les studios et les éditeurs à trouver de nouvelles parades, même si malheureusement cela peut affecter le joueur qui a acheté légalement un jeu dans le commerce.

"Aujourd'hui, sur l'ensemble des solutions pour lutter contre les actes de piratage, c'est l'activation online qui marche le mieux. [...] Si cela a un impact sur le marché de l'occasion, ce n'est pas une volonté délibérée". Autrement dit, le marché de l'occasion n'est pas tué par l'industrie du jeu vidéo, mais par les pirates qui n'achètent plus de jeux.

Publié par Julien L., le 1 Décembre 2011 à 17h57
 
 
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Commentaires à propos de «Le syndicat du jeu vidéo fustige la plainte de l'UFC-Que Choisir»
 

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"Si les jeux sont bardés de DRM, c'est la faute au piratage" ce qu'il faut pas lire ...
Comme si cela ne poussait pas les crackers à évoluer à leur tour !
"Si cela a un impact sur le marché de l'occasion, ce n'est pas une volonté délibérée".

Du tout du tout lol
Et si le piratage augmente, c'est aussi un peu la faute aux drms...
Ah aha ah, des humouristiques, certain seraient bon à noyer avec les majors du disque :D
Les DRMs n'empêchent en rien (mais alors en rien rien du tout!!!) le piratage des jeux... (A la limite ça retarde le moment ou un crack sera disponible)

Par contre les pauvres gars qui achètent le jeu...
Si l'UFC commence a attaquer les éditeurs de logiciels qui ont des bugs, ils n'ont pas fini.

Et si leur principale préoccupation, c'est de savoir si les jeux sont finis plus rapidement avant que maintenant, c'est que finalement le monde ne va pas si mal que ça.
le coup de la connexion internet obligatoire pour installer le jeux et jouer en solo c'est un peux fort quand même.

la personne qui veux jouer avec alors qu'il ce trouve dans un chalet en haute montagne ou bien dans la lande irlandaise ne peux pas jouer .
c'est ce foutre de la gueule du client tout simplement.
quand a la liberté de jeu , c'est du n'importe quoi.
trop scripter, impossible de trouver des alternatives pour progresser.....
Oui autant l'attaque contre les DRM et la connexion obligatoire est importante, autant l'attaque contres les bugs c'est un peu abusé.

ça se voit que ces gens là n'ont jamais fait de programmation et ne savent pas que le 0 bug n'existe pas, surtout avec un panel de machines aussi diversifiées que les PC.
Pas question de jeter la pierre sur les éditeurs qui "font un gros travail pour gérer les bugs", affirme le SELL. En même temps vous avez plutôt intérêt les mecs, sinon vous perdez votre emploi.

Le travail pour corriger la merde des développeurs, ce sont les joueurs eux mêmes qu'ils le font, via les mods et autre patchs. Cf * le pire elder scrolls depuis Oblivion *, j'ai nommé Skyrim.
zig, le 01/12/2011 - 18:35
Si l'UFC commence a attaquer les éditeurs de logiciels qui ont des bugs, ils n'ont pas fini.

Et si leur principale préoccupation, c'est de savoir si les jeux sont finis plus rapidement avant que maintenant, c'est que finalement le monde ne va pas si mal que ça.

Quand un bug t'empêche de jouer, c'est navrant tout de même.
BF3 qui plante toutes les 20minutes et peut t'obliger à redémarrer ton pc.. Batman qui est injouable en dx11... Red Orchestra qui est injouable également.

T'achètes ton jeux et tu ne peux simplement pas y jouer. Comment ça peut passer les tests qualité?
SIDI, le 01/12/2011 - 18:46
Oui autant l'attaque contre les DRM et la connexion obligatoire est importante, autant l'attaque contres les bugs c'est un peu abusé.

ça se voit que ces gens là n'ont jamais fait de programmation et ne savent pas que le 0 bug n'existe pas, surtout avec un panel de machines aussi diversifiées que les PC.

Entre 0 bug et un jeu qui ne se lance meme pas (genre .exe qui se bloque au moment de l'install)... Peut etre qu'un juste milieu est trouvable ? ^^
zig, le 01/12/2011 - 18:35
si leur principale préoccupation, c'est de savoir si les jeux sont finis plus rapidement avant que maintenant, c'est que finalement le monde ne va pas si mal que ça.

Ouiiii c'est sur meme, le monde va tres tres bien ... Il suffit de suivre un peu les actualites pour s'en rendre compte.

A part ca l'UFC est la pour defendre les interets des consommateurs. Et meme si ca te defrise ba c'est bien dommage mais c'est comme ca lol
Le problème est qu'ils n'ont pas compris un truc simple.
Les DRM sont des contraintes pour les acheteurs... légaux.
Il faut donc que ses systèmes soit le moins contraignant possible pour l'acheteur tout en étant le plus efficace.
Sauf que pour le contraignant... ils sont passé à travers.
Dans les mesures intelligentes qui pourraient être intégré... c'est de différer des tests de validité du jeux dans par exemple au premier changement de niveau
via un checksum du binaire (donc test en local sans besoin d'internet).
Avec un beau crash en récompense pour les pirates qui n'aura eu le droit qu'à une démo.

Pour les autres soucis... c'est simple un jeu trop limité niveau durée de vie j'achète pas.
Pour les bug idem ou attend la sortie de patch qui rend le jeu jouable.
En ce qui concerne les bugs, pas question de jeter la pierre sur les éditeurs qui "font un gros travail pour gérer les bugs", affirme le SELL,


Comme pour Skyrim par exemple ? Avec un patch qui créé plus de bugs qu'il n'en résout ?
- Les bugs: je reconnais que les jeux sont devenus extremement complexes. Quelques bugs sont excusables... quand ils ne sont ni trop flagrants ni bloquants. Je me souviens par exemple de plusieurs bugs dans la quete principale de Morrowind qui bloquait completement la quete... dont un a un moment passablement ennuyeux puisque c'etait a une phase ou le pj cherchait un remede a une maladie qui le rongeait personnellement. Impossible de passer a cote en testant un strict minimum ce qui etait la campagne principale du jeu.

- La duree de vie: bon, c'est la tendance du marche d'acheter plus vite pour consommer plus vite. Mais dire que "l'experience de jeu s'est enrichie" est faux. Seul le niveau purement technique (graphisme, parfois le gameplay lui-meme) evoluent. On se dit ainsi que c'est beau, mais ca ne dure pas forcement. Seul le multijoueur a encore une duree de vie potable.
(Apres, il y a heureusement des exceptions, mais bon...)

- Les DRMs: se plaindre des pirates sans se rendre compte qu'on les alimente soi-meme est non seulement pathetique mais stupide. Ca n'a jamais empeche le piratage, et les bugs et restrictions qu'ils imposent force pas mal de personne vers le "piratage", rien que pour faire marcher un jeu paye. (Parfois l'editeur lui-meme s'y met en distribuant un patch noCD trouve sur Internet. XD)

Objections rejetees en bloc.
Sur la durée de vie, si on nous mettait des modes de jeu adpatés aussi. N'importe quel "vieux" joueur va pouvoir torcher la majorité des jeux sans problèmes très rapidement, les modes solo n'ont quasiment plus aucune difficulté. Les jeux sont bien souvent linéaires et facile, dans certains cas j'ai plus l'impression de lire un livre/voir un film, que de jouer.

Portal 2 par exemple, très bon jeu certes, mais linéaire et simpliste à souhait, fini en quelques heures. Et je n'aime pas le mode multi, j'ai franchement pas l'impression d'en avoir eu pour mon argent.
en gros, ils envoient donc c...r les joueurs!

et ensuite, ils vont se plaindre que la vente des jeux pc ne cesse de diminuer...
Nyn, le 01/12/2011 - 18:25
Les DRMs n'empêchent en rien (mais alors en rien rien du tout!!!) le piratage des jeux... (A la limite ça retarde le moment ou un crack sera disponible)

Par contre les pauvres gars qui achètent le jeu...

Dans leur logique, c'est justement ça l'idée. Poser problème au piratage, les premiers temps de la sortie, où le jeu fait l'essentiel de ses ventes. Oubliant qu'un jeu peut se vendre sur la durée.
mSm, le 01/12/2011 - 18:48
zig, le 01/12/2011 - 18:35
Si l'UFC commence a attaquer les éditeurs de logiciels qui ont des bugs, ils n'ont pas fini.

Et si leur principale préoccupation, c'est de savoir si les jeux sont finis plus rapidement avant que maintenant, c'est que finalement le monde ne va pas si mal que ça.

Quand un bug t'empêche de jouer, c'est navrant tout de même.
BF3 qui plante toutes les 20minutes et peut t'obliger à redémarrer ton pc.. Batman qui est injouable en dx11... Red Orchestra qui est injouable également.

T'achètes ton jeux et tu ne peux simplement pas y jouer. Comment ça peut passer les tests qualité?

Oué mais bon, quant tu vois les merdes installées sur les pc des gens (virus, tojans....) faut parfois pas s'étonner que ça buggue.

Après les développeurs font leur possible pour sortir un truc propre, je ne pense pas que ça les amuses de sortir des produits buggués. Le seul truc sur lequel on peut raler éventuellement c'est quant un éditeur fout la pression sur un développeur pour sortir un produit pas finis. Mais en général les dev n'y sont pour rien.
fourden, le 01/12/2011 - 18:51
SIDI, le 01/12/2011 - 18:46
Oui autant l'attaque contre les DRM et la connexion obligatoire est importante, autant l'attaque contres les bugs c'est un peu abusé.

ça se voit que ces gens là n'ont jamais fait de programmation et ne savent pas que le 0 bug n'existe pas, surtout avec un panel de machines aussi diversifiées que les PC.

Entre 0 bug et un jeu qui ne se lance meme pas (genre .exe qui se bloque au moment de l'install)... Peut etre qu'un juste milieu est trouvable ? ^^

Le problème, c'est qu'il est strictement impossible de tester toutes les configurations matérielles existantes, de tester toutes les configurations OS existantes et SURTOUT de tester tous les programmes mal foutus que l'utilisateur a installé sur son ordinateur et qui sont allés foutre la grouille dans des DLL ou dans des drivers.

Le problème vient davantage de la manière dont Windows est foutu plutôt que des développeurs eux même. Crois-moi (je ne développe pas de jeux, mais j'ai développé pendant longtemps d'autres types de logiciels, mais j'avais les mêmes problèmes), nous aimerions bien que notre logiciel puisse tourner dans une "bulle" fermée dans laquelle nous maîtrisons tout. Si tu savais le nombre de fois que j'ai du me déplacer chez des clients pour constater que mon logiciel ne fonctionnait pas parce qu'un logiciel programmé par des abrutis a installé la version 5.0.123.54 de msfcbidule.dll sans vérifier que cela écrase la version plus récente fournie en standard avec Windows. Et qu'en plus Windows autorise que le fichier plus récent soit écrasé par une version ancienne.

Un autre exemple (c'est du vécu) : dans la main gauche, 5 PC de la même marque (Compaq, à l'époque le numéro 1 des PC), du même modèle, livrés le même jour, déballés et démarrés pour la première fois.
Dans la main droite, 2 CD d'installation : 1 CD d'installation de la partie cliente d'Oracle (plus grand éditeur de bases de données au monde) et 1 CD d'installation du runtime d'un logiciel Powerbuilder (éditeur Sybase : 2e ou 3e éditeur de bases de données au monde). J'utilise les mêmes CD successivement sur les 5 machines (je rappelle, elles sont censées être strictement identiques) et j'effectue les installations avec exactement les mêmes options. Et bien, sur 2 machines sur 5, il a fallu passer 2 jours pour comprendre pourquoi Powerbuilder ne voulait pas fonctionner avec Oracle alors que sur les 3 autres, cela a fonctionné du premier coup.

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