Google réduit quelque peu ses ambitions écologiques. Si l'entreprise continue d'investir dans les énergies renouvelables, notamment pour en faire la source d'énergie principale de ses centres de traitement de données, elle a fait une croix sur l'un de ses projets les plus ambitieux. Celui-ci devait rendre l'énergie solaire moins chère que le charbon.

Google a annoncé ce mardi l’arrêt prochain de sept projets expérimentaux, en plus des dix déjà condamnés depuis le mois de septembre. Parmi les services qui disparaîtront au cours des prochains mois, nous avons remarqué la présence de Knol, une encyclopédie rémunérée, et Wave, un espace de travail collaboratif et social. Mais il y a également la décision de fermer un projet ambitieux, baptisé RE>

Acronyme de Renewable Energy Cheaper than Coal (l’énergie renouvelable moins chère que le charbon), « cette initiative a été élaborée dans le but de faire baisser le coût des énergies renouvelables, avec une équipe d’ingénieurs dédiée à la recherche d’améliorations » pour capter et exploiter l’énergie solaire, est-il expliqué sur le blog de l’entreprise.

Il semble toutefois que les ambitions de Google n’ont pas été atteintes. « Pour résumer, nous sommes dans l’optique de fermer un certain nombre de produits qui n’ont pas eu l’impact que nous espérions » explique le vice-président en charge des opérations Urs Hölzle. « À ce stade, d’autres institutions sont mieux positionnées que Google pour porter ces recherches à un autre niveau« .

Comme le rappelle Planet Ark, Google a commencé à investir dans les énergies renouvelables à partir de 2007. Le focus avait été mis sur l’énergie solaire, afin de réduire le coût pour collecter cette ressource. Deux ans plus tard, le responsable du projet – Bill Weihl – avait estimé pouvoir faire la démonstration d’ici trois ans d’une technologie capable de rendre l’énergie renouvelable moins chère que le charbon.

Le pari de Bill Weihl a visiblement été perdu, d’autant que celui-ci a quitté Google le mois dernier. Malgré l’impasse apparente du projet, Google ne compte pas pour autant abandonner l’objectif de « générer une énergie plus propre et plus efficace« , que ce soit au niveau du campus de l’entreprise aux Etats-Unis ou au niveau des centres de traitement de données dans le monde entier.

En attendant, Google a mis à disposition ses travaux sur RE> dans l’espoir de donner un coup de main à des initiatives similaires afin qu’elles progressent là où Google n’a pas puavancer. La firme américaine va quand même « investir plus de 850 millions de dollars dans les énergies renouvelables« . Elle ne précise cependant pas comment cette somme va être investie ni le contenu que recouvre un tel montant.

Selon un rapport publié l’an dernier par Greenpeace, Google appraît comme l’entreprise la plus en avance sur ces questions. Le centre de données situé à Dalles (Oregon) puise plus de 50 % de son énergie dans des énergies renouvelables. L’occasion pour le moteur de recherche de se mettre en avant par rapport à Apple, Microsoft, Facebook ou encore Yahoo.

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