Google veut accélérer le web, et pour cela l'entreprise veut réduire la taille des fichiers. Le géant du web a ainsi lancé l'an dernier un nouveau format d'image baptisé WebP. Celui doit permettre de diminuer significativement le poids des images sans causer une perte notable de qualité.

Depuis maintenant deux ans, Google s’est lancé dans une mission pour le moins ambitieuse : rendre le web plus rapide. Pour cela, le géant du web a ouvert plusieurs chantiers techniques allant de la compression du JavaScript à l’optimisation des feuilles de style CSS, en passant par le cache HTTP, les performances PHP ou la taille des documents HTML.

En ce qui concerne les contenus multimédias, Google a lancé un nouveau chantier l’an dernier. Baptisé WebP, ce format d’image libre a pour ambition de prendre la place du JPEG, né dans les années 1990. À l’époque, Google avait assuré que WebP peut réduire la taille des images de 39 % sans pour autant en affecter la qualité – ou plutôt sans qu’un internaute ne puisse s’en apercevoir.

Un an plus tard, Google a fait de nouveaux progrès avec WebP. Dans un billet de blog publié jeudi dernier, la firme de Mountain View a détaillé les dernières avancées obtenues par les ingénieurs travaillant sur WebP. Désormais, les profils ICC, les métadonnées XMP, le tiled rendering et la gestion des animations via le format GIF sont supportés par WebP.

La version sans perte (lossless) a également été travaillée avec des résultats concluants, si l’on en croit les pourcentages communiqués par Google. Par rapport à des images PNG dénichées sur le web, la version sans perte de WebP permet en moyenne de diminuer la taille de 45 %. Ce nombre tombe à 28 % si les images PNG sont déjà optimisées par des logiciels d’optimisation (PNG Crush ou PNG Out).

Le gain niveau poids reste donc important, même dans le cas où les fichiers PNG ont déjà été réduits. La firme américaine ajoute enfin que la transparence est désormais gérée par WebP grâce au support du canal alpha. D’après les mesures réalisées sur la transparence, le canal alpha augmente très légèrement le poids d’un fichier au format WebP lors de sa compression sans perte.

L’intérêt du WebP est clair, selon Google. Avec des images d’une qualité sensiblement identique mais dont le poids est nettement réduit, le web ne s’en portera que mieux. Les pages se chargeront plus vite sans pour autant sacrifier la netteté et la beauté des images. Reste toutefois un impératif : pour s’imposer, le format d’image WebP va devoir être géré par les navigateurs web.

Sur les cinq principaux navigateurs du marché, seuls Chrome – le navigateur web de Google – et Opera gèrent effectivement ce format. Les trois autres, à savoir Firefox, Internet Explorer et Safari n’ont pas encore franchi le pas.

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