L'assureur Swiss Life veut protéger la réputation en ligne de ses assurés. L'assureur suisse a lancé une nouvelle offre destinée à combattre les données litigieuses nuisant à l'e-reputation de ses clients, que ce soit sur les réseaux sociaux ou sur d'autres sites.

Avec la multitude de réseaux sociaux et de sites communautaires qui existent, les internautes sont poussés bon gré mal gré à en dévoiler toujours plus sur eux-mêmes. Or, la somme d’informations personnelles qu’ils laissent sur Facebook, MySpace ou encore Twitter peut vite devenir très importante au fil du temps. Dès lors, il devient très compliqué d’en garder la maîtrise et de préserver sa réputation en ligne.

Ces nouveaux défis, qui se posent chaque jour aux internautes, n’ont pas échappé à Swiss Life, le principal groupe d’assurance-vie de Suisse. Face à ces risques numériques d’un genre nouveau, l’assureur helvète a dévoilé une toute nouvelle offre, baptisée Swiss Life e-reputation et facturée 9,90 euros par mois, destinée à garantir la sérénité de l’assuré dans la sphère numérique.

Repéré par La Tribune, le contrat mis en place par Swiss Life permet de s’attaquer aux commentaires, aux vidéos et aux photos qui peuvent d’une façon ou d’une autre affecter la réputation en ligne de l’assuré. En partenariat avec Reputation Squad, un « spécialiste du nettoyage d’informations« , Swiss Life fournit une protection juridique destinée à constater le dommage et à proposer une réponse adaptée.

Celle-ci peut être de deux ordres. La première consiste à « noyer les données litigieuses vous concernant » de façon à empêcher celles-ci de figurer dans les premières pages des moteurs de recherche. Généralement, les internautes ne parcourent que les toutes premières pages pour rechercher une information. Au-delà de la cinquième page, rares sont ceux à poursuivre sans modifier leur requête initiale.

La seconde vise à supprimer directement le contenu en question, en prenant contact avec l’hébergeur du contenu. Cette solution peut éventuellement se combiner avec la première, le temps que les moteurs de recherche réactualisent leurs information via les robots d’indexation. Cette réponse est accompagnée d’une option juridique qui permet d’engager des poursuites en cas de résistance de l’hébergeur.

Interrogé par La Tribune, un courtier en assurances tempère toutefois l’offre mise en place par Swiss Life. « Le prix souvent modeste de ce type d’assurance s’explique par certaines exclusions qu’il faut examiner en détail« . Si la prise en charge de Swiss Life va jusqu’à 10 000 euros, il faut garder en mémoire que certaines interventions peuvent s’avérer particulièrement onéreuses et limitent ainsi la portée de cette protection.

L’appel à une protection telle que celle proposée par Swiss Life ne se justifie finalement que si l’e-reputation est déjà ternie que ce soit par les actions de l’assuré ou par celles d’un tiers. Dans le premier cas, il est toutefois possible de limiter drastiquement les dommages en ayant bien conscience que tout ce que l’on communique en ligne est très difficilement supprimable.

Les données en questions sont non seulement lues, mais elles sont aussi archivées, indexées, dupliquées et recherchées. Répandre sa vie privée sur une place publique comme Internet et l’exposer potentiellement à chaque utilisateur de Google est un risque qu’il faut bien mesurer. La protection de la réputation sur Internet commence en effet par là.

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