Google présente un plugin pour Chrome, son navigateur, permettant la prise de contrôle d'un ordinateur distant. Très pratique pour la maintenance dans les entreprises, il pourrait également être un moyen d'accéder à d'autres logiciels depuis un Chromebook, le netbook de l'entreprise.

De plus en plus de tâches sont aujourd’hui effectuées via le navigateur, là où les logiciels étaient encore maîtres il y a quelques années. L’informatique totalement déportée dans les nuages et la sortie d’ordinateurs dotés d’un simple navigateur, tel le Chromebook de Google, posent les questions de la maintenance à distance et de l’accès à des applications « lourdes ».

A l’instar de logiciels comme TeamViewer, il fallait trouver une solution permettant à un utilisateur de prendre la main sur une machine distante qui ne serait équipée que d’un navigateur. C’est ce que propose Chrome Remote Desktop Beta, un plugin pour Chrome, le navigateur de Google.

Si la technologie fonctionne, le terme « beta » signifie ici qu’il s’agit plutôt d’une démonstration destinée à recueillir les avis des utilisateurs et que des problèmes de performance peuvent se faire sentir. Il suffit, pour l’installer, de se rendre sur le Chrome Web Store sur chaque machine où l’on souhaite l’utiliser, peu importe son système d’exploitation. Un code à 12 chiffres, qu’il faut entrer sur le second ordinateur, est généré à l’activation du partage. L’ensemble de l’ordinateur distant est ensuite utilisable dans un onglet de Chrome.

Mais, en réalisant ce plugin, l’intention de Google pourrait être double. Certes, permettre le contrôle et la maintenance à distance d’ordinateurs comme son Chromebook est important pour lui permettre d’entrer dans l’entreprise, mais c’est probablement la possibilité inverse qui est la plus intéressante. Beaucoup d’applicatifs professionnels sont encore des « clients lourds », des logiciels traditionnels, incompatibles avec le Chromebook. Chrome Remote Desktop permet aux utilisateurs d’accéder à ces applications directement depuis son navigateur.

Google fait donc d’une pierre deux coups : il offre aux administrateurs la possibilité de maintenir leur parc à distance et permet aux utilisateurs d’accéder à des applications lourdes auxquelles ils n’avaient plus accès en choisissant un ordinateur basé sur un navigateur.

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