Les études se suivent mais ne se ressemblent pas. Une nouvelle étude européenne portant sur l'impact des champs électromagnétiques de radiofréquence sur la santé humaine, en particulier chez les plus jeunes, n'a pas permis de démontrer un lien causal entre l'utilisation d'un téléphone mobile et le développement d'un cancer.

La nocivité des champs électromagnétiques de radiofréquence sur la santé humaine continue de diviser la communauté scientifique. Alors que l’OMS a récemment requalifié le risque, une étude européenne s’est intéressée aux liens éventuels entre l’usage de la téléphonie mobile et le développement de cancers. Les travaux menés par les scientifiques concluent sur l’absence de relation entre les deux.

L’enquête, publiée dans le Journal de l’Institut national du cancer et relayée par Electronista, visait essentiellement à mesurer les effets du téléphone mobile chez les plus jeunes. En effet, d’aucuns craignent que les enfants soient plus sensibles aux champs électromagnétiques de radiofréquence que les adultes. Or les jeunes sont de plus en plus nombreux à disposer d’un téléphone mobile.

Plus d’un millier de sujets ont participé aux travaux des scientifiques, qui ont observé l’impact du mobile sur la santé des jeunes en bonne santé. Les résultats ont ensuite été comparés avec ceux d’un groupe dont les membres sont affectés par une tumeur cérébrale. Selon Martin Roosli, l’un des responsables de l’enquête, « un risque important et immédiat de tumeur cérébrale causé par un téléphone portable sur les enfants peut être exclu« .

L’inquiétude est telle que l’installation de nouvelles antennes-relais n’est pas de tout repos. Quatrième opérateur disposant d’une licence 3G, Free est confronté à des actions de riverains qui ne souhaitent pas voir s’élever des antennes près de chez eux. Des actions ont été menées à Paris, à Colmar et, plus récemment, à Bordeaux. La proximité de zones sensibles (écoles, hôpitaux, crèches…) est souvent évoquée.

Les conclusions de l’enquête européenne semblent contredire les résultats d’une autre étude, publiée en 2010. Pilotée par le Centre international de recherche sur le cancer sous l’égide de l’OMS, la mission a révélé que le risque de gliome a cru de 40 % et le risque de méningiome de 15 % pour les personnes utilisant fréquemment leur mobile. Mais impossible, selon les chercheurs, d’établir une interprétation causale à cause des biais et des erreurs éventuelles.

Rappelons que le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) a annoncé début juin que les champs électromagnétiques de radiofréquence sont peut-être cancérogènes. Selon la classification OMS, ces champs sont désormais dans la catégorie 2B. Cela signifie que les mobiles sont potentiellement dangereux pour la santé humaine, mais que la nocivité n’est pas encore formellement prouvée.

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