Un an après les faits, l'agence qui avait utilisé sans autorisation une police d'écriture protégée par les droits d'auteur pour réaliser le premier logo de l'Hadopi annonce avoir mis fin à son conflit avec l'auteur de la typographie.

Beaucoup se souviennent sans doute qu’avant même d’entrer en action, l’Hadopi avait commencé sa carrière administrative par un couac monumental. Chargée de défendre la création et les droits d’auteur sur Internet, la Haute Autorité avait utilisé pour son logo une police d’écriture piratée. Conçue par Jean-François Porchez, la typographie utilisée avait été vendue sous licence exclusive à France Télécom. L’Hadopi avait donc dû renoncer à ce logo au look clownesque pour adopter un nouveau logo plus sobre, exprimant « indépendance et proximité« .

On pensait l’affaire enterrée depuis longtemps, mais elle ressurgit aujourd’hui dans un communiqué de l’agence Plan Créatif qui avait été employée par l’Hadopi, et du typographe Jean-François Porchez. « Suite à l’erreur informatique du 11 Janvier 2010 concernant le divulgation du logotype Hadopi par la société Plan créatif, Jean François Porchez et celle-ci se sont rapprochés et ont mis un terme à leur différend concernant l’utilisation de certains caractères typographiques« , annonce la Typofonderie créée par le typographe. Sans doute par souci de diplomatie, le communiqué reprend la thèse très peu crédible de l’erreur de manipulation informatique qu’avait avancée l’agence il y a bientôt un an.

Suite à l’accord, dont on ne connaît pas les éventuelles modalités financières, la Typographie annonce que « l’agence Plan créatif va participer à la diffusion des bonnes pratiques en matière de création et d’utilisation de polices de caractères typographiques dans son domaine« , et que « Jean François Porchez interviendra au sein de Plan créatif durant l’année 2011 afin de partager son expertise en matière de gestion et de création de caractères typographiques« .

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