Lancée fin octobre, la Carte Musique Jeune ne convainc pas les 12 - 25 ans. Alors que le ministère de la culture reste silencieux autour du nombre exact de cartes générées, le porte-parole du Parti pirate indique qu'à peine 22 000 cartes ont vu le jour. Il s'est appuyé sur le lien de vérification pour trouver ce nombre.

Elle devait redonner aux jeunes « l’habitude d’acheter et d’écouter de la musique sur des sites légaux, en complément de l’approche pédagogique et préventive mise en œuvre par la Hadopi« . Manifestement, la Carte Musique Jeune se heurte à l’indifférence des internautes âgés de 12 à 25 ans. Depuis son lancement fin octobre, la Carte Musique Jeune a péniblement atteint le cap des 22 000 cartes vendues.

Ce nombre n’a pas été confirmé par le ministère de la culture et de la communication. C’est le porte-parole du Parti pirate, Paul Da Silva, qui l’a trouvé en s’appuyant sur la structure du lien de vérification. Hier midi, la colonne « technicalID » comportait 22 138 entrées, comme le fait remarquer PC INpact. C’est un nombre particulièrement bas, plus d’un mois après le début de l’opération.

Mais cela confirme nos premiers doutes sur le succès poussif, et c’est un euphémisme, de la Carte Musique Jeune. En nous appuyant sur le site de mesure d’audience Alexa et sur Google Trends, nous avions alors remarqué que la requête « Carte Musique » générait très peu de trafic. Sur les 30 derniers jours, Google Trends indique désormais que cette requête « ne dispose pas d’un volume de recherche suffisant pour afficher des graphiques« .

Début novembre, le gouvernement avait pourtant lancé une première communication autour du nombre de cartes créées grâce à ce dispositif. Une semaine après le lancement de la Carte Musique Jeune, le ministre de la culture et de la communication avait annoncé la création de 10 000 cartes. Mais depuis le 3 novembre, c’est le silence radio du côté du ministère.

L’insuccès de la Carte Musique Jeune fera au moins un heureux au parlement. Le sénateur Jean Arthuis s’oppose en effet au principe de ce dispositif. Fin novembre, il avait mis en garde les institutions territoriales qu’elles « alimenteront le budget luxembourgeois » en offrant de telles cartes. Une chose est sûre, à ce rythme le budget annuel de 25 millions d’euros ne risque pas d’être dépassé.

En attendant une communication officielle du ministère, il reste au moins les fameux clips « 50 % de mise, 100 % de kiff« .

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