Spotify veut conserver son indépendance. Alors que les rumeurs sur un rachat du service suédois par Google ou Apple se font de plus en plus pressantes, le service de streaming musical a assuré n'avoir aucune intention de se laisser racheter.

Spotify finira-t-il par tomber dans l’escarcelle d’un Google ou d’un Apple ? À l’heure où le service de musique en streaming continue de marquer des points en Europe, les deux entreprises observent avec beaucoup d’intérêt la success story du logiciel suédois. Un intérêt d’autant plus grand que Spotify souhaite pénétrer au plus vite le marché nord-américain, malgré la frilosité des labels de musique au regard du faible nombre de comptes premium.

Mercredi, le blog américain Techcrunch a laissé entendre que Spotify avait été contacté par Apple en vue d’une prochaine acquisition. La firme de Cupertino, qui domine le secteur de la musique aux États-Unis, a un intérêt certain à mettre la main sur la société suédoise. Elle pourrait ainsi compléter son offre musicale avec un service en streaming.

La firme de Mountain View serait également très intéressée par Spotify. Toujours selon Techcrunch, le moteur de recherche pourrait dépenser jusqu’à un milliard de dollars (environ 723 millions d’euros) pour acquérir le service suédois. Rappelons que Google a dans les cartons un projet de service musical en partenariat avec les quatre principaux labels de musique. Le rachat de Spotify donnerait un coup d’accélérateur certain au projet.

L’heure est cependant aux démentis. « Normalement, nous ne réagissons pas aux commentaires sur des spéculations qui peuvent, de près ou de loin, concerner Spotify, mais nous voulons être clairs, nous n’avons absolument aucune intention de vendre Spotify. Nous travaillons tous les jours à construire le meilleur service de musique afin qu’il s’inscrive sur le long terme » a expliqué la société.

Il n’est pas certain qu’un telle acquisition, si elle a effectivement lieu un jour, fasse le bonheur des maisons de disques. En effet, ces dernières ne sont guère enthousiastes à l’idée de voir Apple se renforcer encore un peu plus sur le marché de la musique. Fin août, EMI avait affiché son inquiétude quant à la dépendance de certains acteurs à un nombre limité de boutiques de musique en ligne, dont iTunes Store.

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