Avec un score de 7,1 % lors des dernières élections européennes, les partis politiques suédois commencent à prendre au sérieux le Parti pirate. En effet, le quotidien Aftonbladet rapporte que le nouveau manifeste du parti de gauche s'inspire grandement des orientations idéologiques du mouvement. Pour Rick Falkvinge, le leader, c'est une très bonne nouvelle.

Le parti pirate suédois commencerait-il à influencer les autres mouvements politiques du pays ? Selon le quotidien suédois Aftonbladet qui rapporte cette information, des éléments du nouveau manifeste électoral du Parti de Gauche suédois (Vänsterpartiet) auraient une ressemblance étonnante avec le manifeste du Parti pirate. Loin de s’en offusquer, le leader du mouvement, Rick Falvinge, approuve totalement ce repiquage d’idées.

Une des sections de cette déclaration politique est justement intitulée « Le droit à la vie privée » et reflète presque à l’identique les orientations idéologiques du Piratpartiet. Par ailleurs, non content de s’arrêter là, le Parti de Gauche préconise également l’abandon de certaines législations particulièrement critiquées, notamment l’IPRED et la FRA. Enfin, le Vänsterpartiet souhaite contenir la puissance publique en posant des limites à l’espionnage des citoyens.

« Le développement insidieux d’une société sous contrôle est une réalité. Il y a un besoin de changement » écrivent-ils dans ce manifeste.

Réagissant à cette nouvelle, le patron du Parti pirate suédois, Rick Falkvinge, a finalement jugé que c’était un formidable bond en avant de voir les idées du mouvement se propager dans la classe politique suédoise. « Je pense que c’est bien de voir nos idées se diffuser, de constater que de plus en plus de formations politiques s’attaquent à ces problèmes. C’est ce que nous voulions depuis le début » estime-t-il.

Mais n’y a-t-il pas là également le risque de voir les électeurs du Parti pirate être siphonnés par le Parti de Gauche ? Là encore, Rick Falkvinge fait preuve de beaucoup de recul : « pour nous, ce n’est pas une fin en soi d’être au gouvernement. Ce que nous voulons, c’est que le maximum d’individus s’intéressent à ces problèmes, en parlent. Depuis le début, les politiques ne veulent pas s’impliquer là-dedans… mais maintenant que quelques partis se saisissent de la question, c’est très bien » a-t-il ajouté.

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