Une musique piratée sur YouTube relance les ventes d'un groupe

Julien L. - publié le Mardi 28 Juillet 2009 à 15h16 - posté dans Musique Numérique

Barcelona, un groupe de musique pop/rock indie, a constaté dernièrement une augmentation soudaine de ses ventes de musique, ainsi qu'un accroissement de son audience lors des concerts. En cause, l'utilisation illégale d'un de leurs morceaux dans une vidéo virale vue plus de 900 000 fois sur YouTube. Une situation assez éloignée des discours traditionnels des majors.

D'aucuns estimeront sans doute que ce n'est qu'un cas isolé et qu'il serait indécent d'en tirer de grandes généralités. Pourtant, ces dernières années, les exemples n'ont pas manqué : Moby et Coldplay ont expérimenté la distribution gratuite de quelques morceaux et les enseignements sont plutôt intéressants : l'un et l'autre se sont retrouvés en tête des ventes sur les plates-formes musicales. Récemment d'ailleurs, une étude menée par Interpret a relevé que le succès du téléchargement légal sur Internet n'est pas une chimère : parmi les internautes fréquentant régulièrement les réseaux peer-to-peer entre 9 et 16 % étaient également des consommateurs légaux de musique. Un score certes peu élevé, mais qui est loin d'être nul.

Évidemment, dans ces deux exemples, ce sont les artistes eux-mêmes qui ont décidé de mettre certains de leurs titres en ligne gratuitement. Pourtant, même dans le cas inverse, une même tendance se dessine : les musiques diffusées sur le web n'ont pas nécessairement un impact négatif sur les revenus d'un artistes ou d'un groupe de musique. C'est même parfois tout le contraire ! C'est d'ailleurs l'histoire qui est arrivée à Barcelona, puisque les ventes du titre "Please don't Go" ont littéralement explosées suite à son utilisation sur une vidéo virale, Kuroshio Sea.

Bien entendu, il faut souligner que le succès de "Please don't Go" repose également sur la popularité de la vidéo qui est d'une très grande créativité, mariant cette longue et unique séquence d'un aquarium japonais, avec une musique au rythme lent, très adaptée pour suivre les déambulations des créatures marines. Mais, cela prend à revers le discours uniforme de l'industrie du disque qui ne cesse de voir en Internet son tombeau. Régulièrement, nous entendons dire que l'industrie musicale perd des millions de dollars à cause des milliers de vidéos illégales mises en ligne par les internautes.

"Nous sommes sommes vraiment flattés d'apprendre que [la vidéo] comporte l'une de nos musiques appelées Please don't Go" a déclaré le leader et chanteur de Barcelona, Brian Fennell, dans une réponse en vidéo. "Nous voulons vous dire qu'il y a effectivement une corrélation avec les ventes de notre album "Absolutes" sur l'iTunes Store depuis la semaine dernière, qui ont augmenté suite à l'utilisation de la musique placée dans la vidéo" a précisé le batteur Rhett Stonelake. Le groupe a également indiqué que de nouveaux fans sont récemment venus à leurs concerts après avoir visionné la vidéo.

Il est compréhensible que l'industrie musicale cherche à défendre ses droits et ceux des artistes, mais peut-être devrait-elle se dérider un peu et ne pas bondir sur YouTube dès qu'une vidéo utilisant une bande-son protégée par un droit d'auteur est envoyée en ligne.

D'une part, c'est une manière économe pour promouvoir la musique en ligne, puisque les majors n'ont finalement plus à dépenser des millions de dollars pour mettre en avant leurs poulains. Ce sont les internautes eux-mêmes qui vont se charger de cet aspect-là, bénévolement. De plus, comme l'a montré l'exemple de Barcelona, à plus ou moins court-terme, la libre diffusion de musique sur Internet peut avoir un effet positif sur les ventes d'un album... et sur l'argent que gagnera l'industrie du disque.

Publié par Julien L., le 28 Juillet 2009 à 15h16
 
 
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Commentaires à propos de «Une musique piratée sur YouTube relance les ventes d'un groupe»
 

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par contre le monsieur le plus à gauche, du groupe, faudrait qu'il essaye de moins tirer la tronche, ca donne pas envie :(
oui, c vrai que les P2P, c un peu la mort des gros artistes qui se basent plutot sur leur reputation pour faire de la vente et non sur un album de qualité.

c'est surtout la mort des majors, et à ça, je réponds : "champaaaaagne !!"
"l'industrie musicale cherche à défendre ses droits et ceux des artistes" HUM HUM !!!! Défendre ses intérêts, certainement, mais défendre les droits des artistes, j'en doute très sérieusement ! Le profond mépris exprimé à l'encontre des artistes par l'industrie du disque commence par la cession des droits (les majors entrent en possession des droits d'auteurs qu'un artiste a sur ses oeuvres) et la répartition plus qu'inégale des bénéfices (plus de 90 % pour les majors et moins de 10 % pour les artistes, moins de 15 % pour les stars). Alors je ne sais pas à qui on essaie de faire croire que l'industrie du disque se soucie des artistes mais ça ne prend carrément pas !
Par ailleurs, concernant l'exemple de l'étude de marché effectuée par Interpret, il n'est toujours pas précisé sur quelle échelle elle s'est effectuée. Je sais que Julien L. aime bien cette étude, mais il faut tout de même rapporter des faits sérieusement. Or un sondage fait sans qu'il soit précisé sur quel nombre de personnes a été effectué ce sondage, s'il a été fait à l'échelle nationale, à l'échelle de trois pays ou à l'échelle mondiale, un sondage dont on ne sait pas s'il a été fait sur un échantillon représentatif, un sondage dont on ne connaît pas la date, la question très précisément posée, par un institut de sondage dont nous ne savons absolument rien et le tout sans la moindre source (on ne sait pas où Julien L a eu l'info, où elle a été publiée, j'appelle ça un travail plutôt bâclé et une référence douteuse.
Problème, on peut pas le trouver en magasin cette album ?
par contre le monsieur le plus à gauche, du groupe, faudrait qu'il essaye de moins tirer la tronche, ca donne pas envie  <img src='http://www.numerama.com/forum/public/style_emoticons/default/1201.gif' class='bbc_emoticon' alt=':(' />

il est peut-être malade ...
Combien de temps avant qu'Universal Music n'exige le retrait de la vidéo incriminée ?
Je n'ai pas vu de lien se référant à la vidéo,ou c'est mon nav. qui fait des caprices,mais sinon,voilà le lien:http://www.youtube.com/watch?v=clod1Enuz94

Très jolie musique =)
oui ,c'est mon navigateur,désolé pour le double post inutile...=\
Problème, on peut pas le trouver en magasin cette album ?
Avec un peu de chance, si tu connais le titre de l'album et le label, un vendeur acceptera peut-être d'essayer de le commander. Et avec encore un peu plus de chance il sera toujours édité.
dfdfdfsdf????? ²??


Ah ! La grippe A vient encore de frapper !
:)
j'ai effectivement l'impression que, par rapport a 15-20 ans en arrière, les musiques "difficiles" et "intimistes" rencontrent un plus large public.

Ma seule expérience avec un major (il y a plusieurs année) a été qu'il ont fait signé un petit groupe, qu'ils ont piqué un titre du dit groupe pour le faire jouer par un artiste populaire. Ils n'ont jamais payé ce petit groupe, et n'a jamais financé (comme promis) l'enregistrement d'un album, qui devait pourtant être enregistré contractuellement, gardant en otage ce groupe, qui s'est dissous.

Mais on s'en fou, on fait pas ça pour le fric!
De toute façon, tout comme pour les écrivains, l'inspiration du démarrage et des débuts (qui font qu'un artiste de talent se détache et perce) finit toujours par se perdre et être épuisée jusqu'à la corde à force de moults contrats imposant une production minimale annuelle...
Mais quel concept absurde qu'imposer un rythme de production d'une oeuvre artistique !
Il est bien connu que le meilleur est souvent tiré vers les débuts, et pour quelques (rares) cas, sur les retours après période creuse... Mais l'art ne se commande pas.
Étant donné que l'album n'est pas disponible en France, vous m'excuserez de l'avoir téléchargé.

Pour ce que j'en écoute en ce moment, j'aime beaucoup, dans le même style que Coldplay. Merci à Guillaume Julien de m'avoir fait découvrir ce groupe.
Numérama a dit :
D'une part, c'est une manière économe pour promouvoir la musique en ligne, puisque les majors n'ont finalement plus à dépenser des millions de dollars pour mettre en avant leurs poulains. Ce sont les internautes eux-mêmes qui vont se charger de cet aspect-là, bénévolement.
Attention, c'est justement parce-que ce sont les internautes qui choisissent, et à postériori, quelles oeuvre ils vont rémunérer, qu'ils ne veulent pas d'internet, même avec sa gratuité !

Imaginez les dégats sur leur business-modèle, qui est basé sur leur position incontournable pour qu'un artiste se fasse connaitre, position qu'ils utilisent pour se faire des marges dignes de la téléphonie mobile française :D

Alors, je l'ai déjà dit, et je le redis, ils n'en voudront jamais d'internet et de ses technologies (Streaming, réseaux sociaux orientés musique, P2P, etc...), uniquement parce-que ce sont des systèmes entièrement décentralisés (ou décentralisables), incompatibles avec leur cartel (centralisé par définition) . . .
Alors, je l'ai déjà dit, et je le redis, ils n'en voudront jamais d'internet (Streaming, réseaux sociaux orientés musique, P2P, etc...), uniquement parce-que c'est une technique entièrement décentralisable, incompatible avec leur cartel (centralisé par définition) . . .

Allons, internaute de peu de foi. Ils seront bien obligés de s'adapter. La "déferlante" des NTIC est un trop gros filon qui ne pourra être ignoré.
Le fait qu'ils souhaitent le contrôler n'est pas la preuve de leur folie, mais de leur incompréhension de vieux quinqua coincés (ou de sexa ringards ?) face à cet univers qui rebute de prime abord.
Mais les générations tournent, et plus vite que l'on pense. C'est comme ceux qui décriaient le train à l'aube de la révolution industrielle en prétextant que la vitesse elle-même tuait.
Ca arrivera, c'est inévitable, c'est un peu la marche de l'Histoire. Allez, sans animation, ce serait pas marrant, non ?
;)
le plus marrant dans tous ça c'est qu'il ai même pas sur l'itune store
La "déferlante" des NTIC est un trop gros filon qui ne pourra être ignoré
Pour n'importe-quelle industrie dépourvue d'oeillères, OUI ! Mais pour celle-ci en particulier, NON !

Je suis d'accord sur le fait que la génération de dirigeants suivante, qui sera née avec Internet, aura un regard différent sur les NTIC, mais arriveront-ils à temps avant que le bateau ne coule ?
Rien n'est moins sûr, car en matière industrielle, une Génération Humaine (~20ans) c'est Trrrrèèèssss Long ^^ :D
Si l'album n'est pas en France c'est qu'il ne fait pas parti du club VIP des 10000 privilégies de l'HADOPI tout simplement. Cette question à été posé par les députes PS et à priori à embarrassé le rapporteur qui comme à son habitude à répondu à coté de la plaque pour finir avec un avis défavorable à l'amendement qui demendait la liste des artistes privilégies protégés par l'HADOPI. Mais bon, a entendre le ministre de la culture et des artistes V.I.P. il s'agirait de Edith Piaf, Thomas Dutronc ect ... Enfin vous voyez le genre d'artistes qui ne vend plus d'labum car c'est pas le tout d'avoir une place dans un catalogue depuis années il faut aussi se renouveler et plaire aux publique.

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