Et si la musique enregistrée disparaissait au 21ème siècle ?

Guillaume Champeau - publié le Vendredi 24 Avril 2009 à 18h39 - posté dans Musique Numérique

Née à la fin du 19ème siècle, la musique enregistrée s'est très rapidement installée dans nos vies quotidiennes, et a permis à quelques générations d'artistes de vivre de leur art musical beaucoup plus confortablement que leurs aînés. Que se passerait-il si le piratage mettait fin à ce qui ne serait alors qu'une parenthèse dans l'histoire de l'art ?

Les débats sur la musique et le piratage sont très passionnés, et virent rapidement au clash entre ceux qui défendent l'idée que la musique doit être achetée par ceux qui veulent l'écouter, et ceux qui prétendent que la musique doit pouvoir s'échanger librement, sans rémunération directe. Il est donc rafraichissant, dans ce contexte exacerbé par la loi Hadopi, de lire chez nos confrères de PC INpact les propos du groupe Kassav, qui écrit au député Christian Paul.

Plutôt que d'invectiver les pirates, le groupe pose beaucoup de questions. On pourrait les trouver parfois naïves ("nous ne voyons pas la différence entre écouter un de nos morceaux sur un iPod ou sur un tourne-disque à l'époque"), mais toutes sont significatives de ce qu'un groupe qui a vécu 30 ans de carrière dans l'industrie musicale peut ressentir en voyant ses oeuvres massivement copiées.

"Pourquoi réguler Internet est-il inimaginable ? On le fait bien et heureusement pour les sites pédophiles et les sites de propagandes nazis entre autres, alors pourquoi pas pour la musique ?", demande le groupe, qui confesse avoir "peur d'une régression totale avec l'arrivée d'Internet et l'absence de règles sur la protection du droit d'auteur et des droits de production et d'interprètes".

Tout en se montrant pour la lutte contre le piratage, notamment pour protéger la musique antillaise, le groupe s'intéresse à la licence globale ou la contribution créative proposée par les députés socialistes. "Pourquoi pas ? Et l'idée peut sembler intéressante, avouons franchement que nous ne sommes pas des hommes d'affaires, juste des artistes indépendants qui tentons de créer dans des conditions de travail normales, alors nous souhaiterions comprendre son fonctionnement", écrivent-ils. Ils fournissent un exemple de budget d'enregistrement, qui s'élève à 176.663 euros.

"Nous avons les dépenses, notre question est simple et brutale, où sont les recettes dans votre modèle ?", demande Kassav.

La question est pertinente et légitime, et méritera une réponse détaillée.

Mais la question n'est-elle pas faussée par la perception, naturelle, que tout doit rester en l'état ?

Quelle règle universelle impose en effet que la musique doit être enregistrée dans un studio (18.200 euros), mixée (9.600 euros), réalisée (18.000 euros), post-produite (9.625 euros), et marketée (65.500 euros) ?

Interprétée depuis que l'Homme est Homme, la musique n'est enregistrée que depuis un siècle. C'est une avancée technologique permise par Edison qui a donné naissance à l'industrie musicale, et c'est la naissance de la radio et des grands médias qui ont permis à cette industrie de se développer et à des artistes de vivre de la musique qu'ils ont enregistrée.

Mais l'histoire de l'art est riche d'arts qui n'ont vécu qu'un temps, dans un contexte économique et culturel éphémère. Peut-être la musique enregistrée (industrielle) doit-elle accepter de mourir pour laisser sa place à d'autres formes d'arts. C'est le cycle de la création, qui s'accélère sans doute aussi vite que la technologie progresse.

Dans les années 1950, l'historien de l'art Paul Oskar Kristeller l'avait écrit dans une revue, à propos du cinéma : "Il y a eu des périodes importantes de l'histoire culturelle où le roman, l'instrument de musique, ou la peinture sur toile n'existaient pas ou n'avaient aucune importance. D'un autre côté, le sonnet et le poème épique, les vitraux et les mosaïques, les fresques et l'enluminure des livres, la peinture sur vase ou les tapisseries, les bas-reliefs et la poterie, ont tous été des arts "majeurs" à différentes périodes et d'une certaine façon ils n'existent plus maintenant. D'un autre côté, le film est un bon exemple de la manière dont de nouvelles techniques peuvent conduire à de nouveaux modes d'expression artistique pour lesquels les esthéticiens du dix-huitième et du dix-neuvième siècle n'avaient aucune place dans leurs systèmes. Les branches des arts ont toutes leur apogée et déclinent, et même leur naissance et leur mort".

Publié par Guillaume Champeau, le 24 Avril 2009 à 18h39
 
 
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Je suis contre l'HADOPI parce que lorsque je vois qui l'ont créée, je sais que ce n'est certainement pas pour défendre l'art ou les artistes mais les intérêts des majors qui eux-même vont à l'encontre de ceux des artistes. Je suis contre l'HADOPI parce que je suis persuadé que c'est l'arbre qui cache la forêt et que les ambitions de l'HADOPI sont bien plus large que ce que l'on veut bien nous faire croire. Le filtre imposé permet de filtrer, okay, mais de filtrer quoi ? Est-on sûr qu'il ne s'agît que de sites de Peer 2 Peer "illégaux", ou plutôt illégalisés ? Le filtre en question est un logiciel propriétaire, son code source est donc tenu secret, pourquoi ne pourrait-il pas également filtrer d'autres sites ? Des sites d'information citoyenne, des sites d'opposants politiques, etc... Je suis contre l'HADOPI parce qu'il est inacceptable d'imposer à chacun de mettre un mouchard sur sa machine, cette démarche n'étant rien d'autre que de l'intrusion dans notre domicile et dans nos vies. Je suis contre l'HADOPI parce que c'est la première pierre d'une privatisation de la justice. Je suis depuis le début les discussions sur l'HADOPI, je lis tous les articles que je trouve à ce sujet (La Quadrature du Net, Numerama, Yahoo, etc.),je dénonce ce projet de loi partout autour de moi et je participe à la lutte contre cette loi stupide et dangereuse et aux discussions à ce sujet. MAIS lorsque je lis des aberrations comme celles que j'ai lu dans cet article, genre "La musique enregistrée s'est très rapidement installée dans nos vies quotidiennes, et a permis à quelques générations d'artistes de vivre de leur art musical beaucoup plus confortablement que leurs aînés" (quand on sait ce que touche un artiste sur la vente d'un album (moins de 10 %) et ce que touchent la maison d'édition (près de 90 %), je refuse tout net de suivre les anti-HADOPI qui tiennent ces propos mensongers et je m'indigne de ceux-ci. Si je suis contre l'HADOPI, c'est justement parce que je pense qu'il fauit établir un système plus juste mettant les artistes au cÅ“ur de la question des droits d'auteurs, car ce sont eux qui sont directement concernés et non Sarkozy, Albanel, Olivennes, Universal Music, EMI, la SACEM, etc... ! Il faut une répartition plus juste. 90 % de la vente d'un album devrait être directement versés aux artistes, 10 % aux majors qui le diffusent. Les téléchargement en Peer 2 Peer devraient tous être autorisés et aucun Peer2Peeriste ne devrait être inquiété car télécharger une Å“uvre ne veut SURTOUT PAS DIRE qu'on n'achètera pas l'album. Au contraire. J'ai moi même beaucoup téléchargé et lorsque les albums que j'ai téléchargé m'ont plut, j'ai voulu acheter le disque, avoir et découvrir l'objet, le ranger parmi mes autres disques et avoir l'immense joie de les voir tous côte à côte sur mes étagères. Ce qui m'amène à l'autre sujet qui m'a fait bondir dans cet article : la mort du disque en faveur de la musique numérique (et donc virtuelle), à laquelle l'industrie de la musique devrait se résigner . Là je ne suis pas du tout d'accord non plus. Je rejette tout net toute forme de support qui voudrait supprimer le précédent. Je pense que cela aussi sert l'intérêt des industriels de faire disparaître les CDs comme ils ont fait disparaître les disques vinyle et les cassettes audio, les DVDs comme ils ont fait disparaître les VHS (les cassettes vidéo). Sony et ses ipod en serait bien content ! Ce changement de support et la mort du support précédent permet un "écrémage", un filtrage, qui fait que certaines Å“uvres des années 80 (par exemple) qui étaient sur disques vinyle, sur cassettes, sur cassettes vidéo sont devenu totalement introuvables ! Certains groupes ont carrément été zappés ! Certains films ont subit un véritable black out et sont aujourd'hui complètement inconnus du grand public. Cet "écrémage" consiste à ne pas rééditer certaines Å“uvres, les plus alternatives, les moins commerciales, et aussi parfois les moins rentables. Tous les supports doivent continuer d'exister et co-exister. L'un ne doit pas chasser l'autre, d'autant que ce n'est pas le public qui décide de zapper un support, ce dernier lui est directement confisqué ! Enfin, les nouveaux supports (qui chassent les anciens) répondent à un autre intérêt de l'industrie du disque et des films tels que Sony, Philips, Warner, etc... et grands magasins (FNAC, etc) : lorsque l'utilisateur de l'ancien support ne trouve plus ce support en magasin, il est obligé de passer au nouveau support : achat du nouveau type de lecteur (exemple : lecteur de CD ou de DVD), reconstitution de toute sa discothèque et de sa filmothèque sur nouveau support(pour autant qu'il retrouve tout ce qu'il avait avec l'ancien support) en CD et DVD ! Je m'oppose vivement à la disparition des support. Chaque personne devrait pouvoir écouter la musique et voir les films avec le support qui lui plaît. Le remplacement de lecteurs par d'autres types de lecteurs, des supports par d'autres types de support, répond aux intérêts des industriels. Aussi se battre contre l'HADOPI en disant que le monde de la musique doit accepter la mort du disque, je trouve cela non seulement abject mais surtout aussi, je comprends que cela représente les intérêts des mêmes personnes que celles qui défendent officiellement l'HADOPI (CAD les majors du disque et du film). J'avais déjà lu des propos révoltants tenus par certains anti-HADOPI dans des articles, genre "Tous les artistes plagient toujours un visionnaire qui a existé longtemps auparavant", "Tout artiste a forcément un Facebook ou un Myspace en son nom.", "Toute personne considérée comme un artiste doit avoir au moins publié une Å“uvre une fois dans sa vie", et autre propos aussi ahurissants qu'inexacts. Et maintenant je lis qu'on devrait accepter la mort du disque ??? Alors là je commence à me douter... Que se cache-t-il réellement derrière ceux qui sont à l'origine du combat contre l'HADOPI ? Sont-ce des boeufs qui ne comprennent rien à l'art et aux artistes ? Sont-ce les même majors qui ont trouvé le moyen de faire passer la mort du disque comme une volonté populaire ? Ai-je été berné par eux en croyant à leur noble cause ? Ou ces personnes tenant ces propos sont-elles des cas isolés... ? Je m'inquiète... Et je me dis que si ce combat est mené en réalité par les mêmes majors qui font semblant de se battre pour défendre l'HADOPI (ceci afin de nous pousser dans la gueule du loup) ou si ce sont des groupes différents de majors qui s'affrontent, alors c'est ou une ruse servant les intérêts financiers et stratégiques des majors, ou intérêt financiers et stratégiques de certaines majors contre intérêts financiers et stratégiques d'autres majors, et dans ce cas, nous avons tous été bernés. Si ce mouvement est honnête et sincère. S'il émane du peuple, alors nous avons peut-être été infiltrés et il serait bon, dans ce cas, de savoir quand, par qui et comment se protéger de ces infiltrations. Peut-être enfin que les propos que j'ai lu ne sont que des cas isolés... Je l'espère de tout coeur. Mais certains d'entre eux (au sujet que les artistes ont forcément un Myspace ou un Facebook, ou que ceux-ci ne peuvent être considérés comme des artistes que s'ils ont publié au moins une fois une Å“uvre dans leur vie) viennent de la Quadrature du Net... Et la Quadrature est un élément clé du combat anti-HADOPI, alors cela me laisse perplexe. Toutes ces choses que j'ai lues chez des anti-HADOPI commencent à me mettre affreusement dans le doute.

J'espère de tout mon cÅ“ur me tromper sur toute la ligne et avoir eu raison d'avoir eu foi en ce combat que je mène à vos côtés depuis le début.




>>>La mort des cds ? Oui pour ceux qui n'en achètent pas/plus...Et puis nous n'avons pas tous le même âge sur ce site...certains ont connus l'analogique , d'autres seulement le digital/cd-dvd-md etc et certains juste en download pourrait on penser...Et les supports physiques vont encore durer car offrir à un pote/une potesse un film en VOD...j'ai des doutes pour l'heure, ou bien les gens cesseront de se faire des cadeaux ?!

Alors le plan tout sur hd ok et le back-up (la sauvegarde ?) c'est SUR UN AUTRE DISQUE DUR ? Ou bien sauvegarde en ligne sur un serveur-hébergeur ou des grappes de disques montés en Raid , un robot de sauvegarde sur bande...mouais, ben pour l'heure mes mp3 downloadés/achetés c'est sur dvd (Taiyo Yuden par ex) et mes cd/dvd je rippe et j'encode et voilà...Dans le temps on sauvegardait ses vinyls sur K7 par exemple ce qui évitait de tuer le disque en 2 2...

Mais bon c'est pas si grave tout cela...tant qu'il y a du plaisir à chacun sa stratégie d'archivage.

En même temps si ton disque dur est mort et bien tu retélécharge le fichier que tu veux...
Donc je ne vois pas bien ou est le problème de sauvegarde...

Et je devrais payer une seconde fois donc ???!!!
pas besoin d enregistrer la musique quand il existe des partition qui permete de la re jouer ( d une certaine facon la copier )
achetez vous tous un guitare !
Le cinéma n'a pas tué le Théâtre, La photo n'a pas tué la Peinture, Internet ne tuera pas la musique.

c'est à voir,
combien de fois vous allez au théatre? combien au cinéma?
combien de peinture chez vous? combien de photos?
combien de temps passer a lire sur papier? sur intrenet?
combien de concert? combien de CD?
les choses changes, elle ne meurent pas mais elle changent.

Aujourd'hui, il ne fait pas bon être peintre, sculpteur, acteur, écrivains si on veux gagner sa vie... par contre photographe, acteur de cinoche, musicien, ça peux payer bien mieux... pourquoi ca?

Qu'est ce qui justifie qu'un musicien gagne mieux sa vie qu'un peintre... à part par opportunité... j'avoue ne pas vraiment comprendre.

La mort de l'industrialisation de la musique et du cinéma est programmée... Ce qui ne veux pas dire que le cinéma et la musique vont mourir.
Quand je prend l'avion, je prefere que ce soit en premiere, quand je vais a l'hotel, je prefere le Hilton, pour le "taxi" j'aime bcp les limousines egalement, et au resto j'suis plutot caviar et langouste que paté et rillettes ... Et oui, il fut une epoque ou tout ça "etait normal", las aujourd'hui ce n'est plus possible, alors j'ai revu mes pretentions a la baisse, c'est moins drole, mais ça rapporte tjs ...
Il y a tjs une "apogé" pour certain type de metiers, mais cette derniere ne dure jamais, si l'on excepte les poses d'escrocs tel que Negre ...
1-Peut etre que tout le monde ne peut pas être artiste "aisé", comme tout marché il a ses limites.
2-si plusieurs dizaine de milliers d'euros de Marketing ne suffisent pas a promouvoir un artiste, soit il n'est pas en phase avec la demande, soit son service marketing est nul !
3-"ces artistes" quio n'arrivent plus a vivre de leur art, sont ils réellement téléchargés "illégalement" ou tout simplement, ils ne vendent rien et ne sont pas téléchargé non plus pcke leur "formidable oeuvre" n'interresse personne ?
4-Pkoi se considerer comme "artiste" doit obligatoirement signifier "vivre de son art" ?
Il ne faudrait pas confondre "la fin d'une certaine forme d'exploitation de l'art" avec la fin de l'art ...
Ca me fait bien rigoler, 65000 euros pour le marketing... Cela prouve bien que les économies réalisées en faisant sa propre promo sur internet, pour les artistes, sont énormes ! C'est un manque à gagner en moins... On voit bien que ce qui coûte le plus cher dans la "production" d'un album, ce sont bien les Majors ! Alors qu'attendent les artistes, les vrais, pour s'affranchir définitivement de ces sangsues que sont Universal et les autres ?

Encore faut-il avoir la volonté et le courage d'avancer et de prendre des risques ! Plusieurs centaines d'artistes ont déjà franchi le pas et s'auto-produisent ou sont produits par les internautes (Spidart et autres sites du genre). C'est ça qui fait peur aux Majors, résultat : Filtrage et blocage des sites parallèles de diffusion des oeuvres. Merci Hadopi ^^
Et pui, si les artistes étaient un peu mieux rémunéré, il ne serait pas necessaire d'inonder le marché pour pouvoir toucher un smic !
Ds un premier temps, qu'ils se prennent en charge et se demandent qui des 2 est le plus "utile" ...
Un artiste sans "maison de disque" pourra tjs se produire et faire des cachets, mais une maison de disque sans artistes aura bien du mal a survivre (a qui va t'elle vendre ses services si dispendieux ? )
Déja la négociation est viciée, pcke l'artiste c'est laissé convaincre "qu'il n'est rien" sans maison de disque, alors que c'est exactement l'inverse !! Fabuleux non ?
Tu as parfaitement raison Silver ;)
Cela me rapelle l'exploitation des matieres premieres, par de gdes multinationales, qui ne sont bien souvent que le prolongement economique de certains états ... On exploite les matieres premieres, pour un prix derisoire, arguant du fait que "seule l'entreprise X possede le savoir faire", l'entreprise X prospere, et distribue aux detenteurs de la richesse juste ce k'il faut pour qu'ils "survivent" mais certainement pas suffisamment pour qu'ils puissent s'affranchir de l'entreprise X ...
Autrefois, ils étaient "sous developpés", puis furent "en voie de developpement", pour devenir aujourd'hui "émergents", mais sont finalement tjs aussi pauvre, malgré trois chgt d'appellation !!
Et pourtant, la richesse, elle est bien chez eux ...
Alors "bougez vous le cul" les artistes, ou resignez vous a rester "exploités", mais ne bvenez pas vociférer apres "les machant Pirates" alors que les voleurs sont tout autres !
Il est rare que l'humanité revienne en arrière. Au départ, il y avait les récits oraux et de la musique non enregistrée.Puis on a inventé l'écriture qui a permis d'enregistrer les récits et de les transmettre de génération en génération. Et on a également inventé et perfectionner la manière de noter et de transmettre la musique. Bien avant Edison.Ensuite, la citation de Kristeller est exacte, mais complètement hors contexte. On ne peut pas comparer une technique (un livre, un CD, ...) avec une forme artistique (la peinture sur vitrail ou les sonnets).

T'en es où avec ton apprentissage du Code du Droit d'Auteurs ? Révise ton sujet, cela t'évitera à l'avenir de confondre la durée du Droit d'Auteurs avec celle des Droits Voisins au Droit d'Auteur.Quant à la musique ne te fais pas de soucis, elle survivra à la révolution de l'Internet, elle sera diffusée et partagée sur de nouveaux supports, tout comme La Bible, la diffusion et la lecture de la Bible, ont survécu à la disparition des Moines Copistes.T'es vachement actif, même à une heure tardive mon petit Enter, avant la reprise des débats sur la loi Hadopi.Le seras-tu autant après le 15 mai prochain, quand les débats autour de cette loi, qui a de plus en plus de chances d'être rejetée, seront pliés ?
[Edit Typo]
Colère la NATASHA hier soir ! Toujours intéressant de te lire, et j'aime bien Neth aussi Bon WE.
Cela est vrai pour une multitude d'autres métiers...Bénabar disait l'autre jour (dans salut les terriens) que le licenciement d'une secrétaire d'une maison de production devait être autant considérée qu'une secrétaire de chez moulinex...On ne peut pas lui donner tord, mais...Que dire des allumeurs de candélabre qui se sont éteins avec l'électricité...
Que dire des rémouleurs... saignés par les fabricants de lames en série.Ne pourrait-on pas considérer également l'avenir d'une secrétaire dans une entreprise ... de vinyls ! ou de cassettes magnétiques ? ou même encore d'une boite de flocage en amiante ... Ou encore une usine de tube cathodique noir et blanc !La technologie évolue, et les secrétaires de toute ces entreprise n'ont que la malchance d'être dans des industrie déclinantes avec des dirigeants qui ne savent pas se recycler en fonction du progrès.Bon nombre d'entreprise de taille respectable l'ont compris en intégrant -sinon un service- tout du moins un "monsieur" veille pour scruter les nouveautés et les tendances. (notez que cela peut tout à fait être une "madame" veille )Le monde évolue. Nous ne postons plus de mots doux à nos amoureux(ses), nous envoyons un texto. Nous ne faxons plus nos commande en entreprise nous mailons. Nous n'allons plus chez le cordonnier mais à la halle aux chaussures. Nous oublions le maraicher car LECLERC est plus "simple".Nous n'imaginons pas à quel point nous sommes acteurs de toutes ces pertes d'emploi...Mais par chance ces nouvelles habitudes en créer d'autres. Car nous avons toujours besoin d'un service nouveau.Aujourd'hui, si vous deviez ouvrir un commerce... Vous choisiriez un tabac ou une distribution de systèmes d'alarme ??
+1, c'est une évidence et nier tout cela est une preuve de grande bêtise, mais bon: SARCO, ALBANUL, LEFEVRE, LANG....Whoua !!!
Très sincèrement, je m'interroge sur ça:
enregistrée dans un studio (18.200 euros), mixée (9.600 euros), réalisée (18.000 euros), post-produite (9.625 euros), et marketée (65.500 euros)
J'ai un PC à environs 1200€, un logiciel qui coûte 500€, une guitare à 180€ et un contrôleur MIDI à 300€, et j'arrive à obtenir un son de qualité professionnelle, tout seul. N'y a-t-il pas dans tout cela des dépenses complètement inutiles?Déjà le marketing. On ne fait pas de la pub pour de la musique en matraquant un spot à la télévision, c'est n'importe quoi!!!
La musique, dans les années 30, était une histoire de passionnées. à�a l'est resté jusque dans les années 70, après ça a commencé à virer commercial, dans le sens ou produire un album devenait de plus en plus cher, et il fallait que ce soit cher de produire un album pour prétendre avoir produit un bon album. La réputation des producteurs ont commencé à se faire, du coup ils ont commencé à demander des cachets de plus en plus conséquents, etc etc, et maintenant tout cela est devenu une histoire de fric, maintenant un album peut coûter jusqu'à un million de dollars pour l'enregistrement, c'est totalement n'importe quoi!!!Dans tout art, à partir du moment ou ça a commencé à devenir une histoire d'argent, la qualité était en deçà, de même que l'originalité.Un type qui s'autoproduit son album, et qui en parallèle a un travail, peut donner le fruit de son travail gratuitement sur internet, se faire connaître mondialement très rapidement, le tout sans que ça ne lui coûte quoi que ce soit en marketing. à�a, c'est déjà des frais complètement inutiles. Les frais de production peuvent largement être diminués, sauf qu'ils (les producteurs) ne le voudront pas...Il y a 40 ans de ça, certains membres de groupes, avant que celui-ci ne rencontre le succès, avaient tous un travail. A partir du moment ou ils ont réussi à vivre uniquement de leur musique sans en être dépendant (au point de devoir sortir de nouveaux albums assez régulièrement, etc etc), ils n'avaient plus à avoir de travail.Désormais, il faudrait que, dés qu'un type commence à faire de la musique, qu'il touche un salaire fixe par mois, comme si c'était un métier... Artiste n'est pas un métier, c'est une passion, et on ne se prétend pas artiste, on est reconnu comme tel ou non.Les "industries" ont tué la musique, en en faisant un produit de consommation, au même titre qu'un steak. Quand tu vois une pub à la télé te vantant tel album, et la voix off qui te dit "déjà disque d'or" (comparable à l'appellation "élu produit de l'année"), c'est bien pour essayer de te vendre un album dont tu ne veux pas forcément et d'un artiste dont tu n'es pas forcément fan...Qu'ils cessent déjà de vendre la musique comme les cigarettes, qu'ils cessent également de se goinfrer sur les frais et autres bénéfices des ventes, et là peut-être que ça relancera un peu les ventes de musique, un secteur qui a trop subit la surproductions "d'artistes" misérables et de musique bas de gamme...

Rien a y redire !
Je precise, que l'inflation délirante des couts de prod/diff/marketting ds les maisons de disque, n'est en fait qu'un artifice, destiné a enrichir un peu plus les majors et empecher l'artiste de se produire differemment, mais n'est nullement en rapport avec le cout réel des services "rendus" ! C'est si simple de determiner le prix lorsqu'on detient le monopole ... (ds monopole, j'inclu entente illicite, bien sur)
débat très intéressant !j'espère que dans 20 ou 30 ans, les "artistes" exerceront un métier qui n'aura rien à voir avec celui qu'on essaie de perpétuer à travers HADOPI.Avec le potentiel de l'informatisation et la communication via Internet, les artistes pourraient avoir à leur portée, sans effort et sans trop d'argent à une gigantesque médiathèque mondiale !Pour un créateur, ne serait-ce pas le bonheur de pouvoir enrichir ses connaissances, apprendre des autres, découvrir les talents anciens, les sons des ethnies les plus reculées, d'écouter des instruments inconnus, des styles passés aux oubliettes ?Cela leur permettrait de s'ouvrir au monde, de s'inscrire dans le fil de l'histoire de l'art comme jamais personne ne l'a jamais imaginé !Imaginez de mettre Internet à disposition des moines copistes, des japonais peignant leurs estampes, des musiciens africains ancestraux, des bibliothécaires d'Alexandrie, des savants arabes...Auraient-ils crié au désastre, à la spoliation, au vol ?Auraient-ils été éblouis, attirés par tant de possibilités, de découvertes, de mémoire ?Pourquoi limiter cet accès et priver ceux qui n'ont pas assez d'argent pour en profiter ? De quel droit faudrait-il interdire toute écoute et tout accès sans payer à chaque fois ? Alors, oui, cette culture, ces arts mis à disposition, partagés, ouverts, pose la question de la survie des artistes contemporains !Je ne parle que des artistes, pas des ayants droits et autres parasites !Ils doivent pouvoir vivre de leur activité. Mais, ils doivent trouver un mouen de le faire AVEC Internet. Quoi qu'on dise, ils trouveront toujours des amoureux pour venir les voir au concert, les écouter, assister à des performances live ou online, payer le prix de coffrets particuliers...Inventez messieurs les artistes ! C'est votre métier ![/quote
Là non plus rien a redire, que du bon sens !
>>>Quant à la musique ne te fais pas de soucis, elle survivra à la révolution de l'Internet,

Natasha ou l'art de créer de la polémique là où il n'y en a pas. Mais bon, dans tous les groupes, il faut bien qu'il y ait un roquet qui aboie très fort même s'il ne fait pas très mal.

Je ne me fais aucun souci, Natie ! Le but de mon propos était justement de dire que la musique enregistrée ne disparaîtra pas : on est passé de l'enregistrement de la musique sur du papier à l'enregistrement sur un support physique analogique et maintenant sur un support physique numérique.


>>>puis la dématérialisation a remplacé les supports physique.
Ca c'est faux. Ta musique est toujours enregistré sur un suppor physique : que ce soit sur un serveur, que ce soit sur un disque chez toi ou que ce soit dans la mémoire Flash de ton balladeur. Ne confond pas le stockage et la manière de vendre.

>>>C'est Caton l'Ancien, qui terminait ses interventions au Sénat de Rome par le fameux : "Carthago delenda est". L'histoire lui a donné raison .
Oh oui ! Carthage fut détruite après la mort de Caton.

>>>La musique, dans les années 30, était une histoire de passionnées. à�a l'est resté jusque dans les années 70, après ça a commencé à virer commercial
C'est marrant cette vision idyllique des événements passés. La musique a toujours été une histoire commerciale : quand Mozart voulait composer, il se cherchait un mécène. Avant la dernière guerre, il se vendait effectivement peu de disques, mais beaucoup de brochures avec les textes et les paroles de tout ce qui sortait. On a conservé en mémoire que les meilleures chansons, mais il en sortait des milliers et des pas toujours bonnes. L'essor du 45 tours dès le début des années 50, c'est aussi une grosse affaire commerciale avec des milliers d'artistes qui n'ont jamais fait qu'un seul disque.

>>>Un type qui s'autoproduit son album, et qui en parallèle a un travail, peut donner le fruit de son travail gratuitement sur internet,
Et la notion de vivre de son métier, tu en fais quoi. La musique, ce n'est pas uniquement des amateurs qui font ça le week-end.

>>>Désormais, il faudrait que, dés qu'un type commence à faire de la musique, qu'il touche un salaire fixe par mois, comme si c'était un métier.
Oui, l'URSS a inventé ça. Celait s'appelait les artistes d'Etat. Parce que comme tu ne vas pas pouvoir payer un salaire au premier mec venu qui a acheté une guitare, il va falloir faire une sélection. Tu auras donc des artistes officiels.

>>>internet a détérioré la qualité musicale. On est passé du CD 44 100 Hz à du MP3 souvent encodé n'importe comment, avec les réglages par défaut de WMP ou iTunes.
C'était compréhensible quand la bande passante était limitée, quand les supports de stockage étaient étroites et tant que cette musique stockée numériquement était destinée à être écouté avec les oreillettes d'un baladeur.
Maintenant, il faut évoluer : mais cela va se faire doucement, comme quand on est passé de l'enregistrement sur rouleau de cire, au 78 tours avec aiguille en bambou avant d'arriver au 33 tours.
Sauf que tous ceux qui ont acheté de la musique en 192 ou qui se sont amusés à ripper leur cdthèque sont bons pour recommencer avec des formats un peu moins destructeurs.

>>>chetez des instruments de musique...c'est pédagogique comme démarche et puis pendant qu'on fait de la musique on télécharge pas la zykMU
J'aime trop la musique pour infliger mon incompétence à la musique.

>>>Et pourquoi l'échange sympa de musique serait-il limité et permis à ce que feraient les "zikos" entre eux ?
Parce qu'il n'a jamais été question d'empêcher les gens d'échanger de la musique, de se la donner, de se la prêter tant qu'il cela reste dans un cercle familial ou amical. Tant que tu n'auras pas compris qu'il y a une différence entre copier un disque pour ton beau-frère et mettre une copie de ce disque à la disposition de centaines de millions d'internautes anonymes, tu passeras complètement à côté du débat.

>>>il t'est strictement interdit de reproduire l'enregistrement, mm à des fins privées !
Faux. Cela s'appelle l'exception de copie privée, régie par l'article L122-5 du code de la propriété intellectuelle.
"Lorsque l'oeuvre a été divulguée, l'auteur ne peut interdire :
Les copies ou reproductions strictement réservées à l'usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective, (...)"
Quant à la copie pour des amis, il s'agit d'une tolérance (confirmée par la jurisprudence) parce que de toute façon, elle est impossible à traquer.
Qu'est-ce qu'elle est radine la France! Même pas prête à rétribuer ses artistes, c'est honteux que de tels comportements soient défendus! D'accord, le CD est désormais une antiquité, alors je dis oui à la licence globale, mais bon dieu trouvons un moyen de rémunérer nos artistes, il y a urgence! Donc oui à HADOPI et à la régulation de cette jungle de torrents qui fait le bonheur des PINCES. Dans ce contexte de gratuité, le seul moyen de rémunérer les artistes est bien dans la régulation. Vive l'impôt, vive la musique, et que survivent nos artistes
Tu ne t'appellerais pas POLO toi par hasard?
La régulation ne doit pas passer par la privation de plusieurs libertés et par l'instauration d'une autorité fasciste. Les choses évoluent. A une époque personne n'achetait de vinyles puisque c'était réservé aux gens les plus fortunés (tout comme le tourne-disque d'ailleurs), désormais la vie coûte chère (de plus en plus), la musique peut être téléchargée gratuitement, et alors même qu'il y a des offres légales encore trop chères (à 1€ la chanson, un album de 20 chansons revient vite cher) et aux offres peu intéressantes, le téléchargement est une alternative.Que je sache, les musées sont gratuits non?Juste comme ça, un artiste qui fait de la bonne musique, son album se vend sans aucun problème. Un artiste qui arrive à fidéliser ses fans s'assure également un potentiel de ventes. Il suffit de diversifier l'offre et les ventes ne s'en portent que bien mieux.Il n'y a pas URGENCE comme tu le dis, la SACEM enregistrait encore des bénéfices en 2008, pour dire, l'industrie culturelle ne s'est jamais aussi bien portée. Seulement les gros patrons veulent toujours plus, quitte à empêcher le progrès... Si des artistes comme Trent Reznor ont quitté leur maison de disque, c'est d'une part parce que celle-ci se foutait de sa gueule en vendant ses albums hors de prix alors que lui ne touchait pas plus, parce qu'elles empêchaient sa liberté de création (il n'était donc pas libre de faire vraiment ce qu'il voulait) et parce qu'elles empêchaient toute initiative d'envergure dans l'innovation...Les majors restent ancrées dans un business model qui ne tient pas compte du net et qui commence à atteindre ses limites. Si elles ne font pas évoluer leur point de vue, elles mourront, mais plutôt que d'avoir à évoluer (ce qui sous-entendait mieux rémunérer les artistes grâce aux bénéfices de leurs Å“uvres, moins s'engraisser sur leur dos car moins de bénéfices sur les ventes d'album), elles préfèrent priver la population, et donc le public des artistes qu'elles produisent, de plusieurs libertés fondamentales...
Les gents qui vont dans des musées gratuits sont louche. Il faut les mettre sous écoute, j'en parle de suite aux RG.
La musique enregistrée disparaitre?
Mais comment?
Au contraire internet va permettre(et permet déjà) de propager la musique enregistrée à travers le monde.
Comment dire que l'on va tuer la musique enregistrée alors qu'on la démultiplue en grandes quantités grâce au p2p?
Même les maisons de disques ne disparaitront pas. Comme l'a expliqué Jacques Attali, mais aussi un peu Pascal Negre, ils adopteront la licence globale avant.
Je pense qu'il faut prendre en compte la lettre de Kassav. Toutefois, on voit bien(et ça a été rappelé, a juste titre) qu'il y a énormément de naïveté dedans. Ces gens, comme ils le disent eux même, sont des artistes qui ont peur pour leur avenir. Mais ils ils ne comprennent pas tout les enjeux de ce problème.
Je ne pense donc pas qu'il faille accorder trop de crédit à leur peur en pensant que l'enregistrement de musique va disparaitre et que nous allons retourner au simple spectacle.
Suis d'accord avec toi !
D'ailluer, je fais un apparté (une ?) pour me poser la question suivante :
Une mediatheque est un lieu culturel, ou de nbreuses oeuvres sont accessibles, empruntables, consultables, moyenant une faible cotisation annuelle, il me semble, de façon tout a fait légale. Ne serait il pas tout simplement possible,de créer une "médiatheque universelle" sur le web, ou chaque "societaire" mettrait a dispo son oeuvre légalement acquise (tous nous possedons des "originaux" et donc il doit être theoriquement possible de réunir tous les "originaux" de ce qui est accessible ), et contre un abonnement annuel modique, chacun pourrait "emprunter", ecouter,regarder, "lire", la totalité de ces oeuvres, la cotisation servant a finacer l'herbergement et maintenance du site, ainsi que l'achat de nvlles oeuvres ? Peut être est il possible d'organiser differemment ce qui existe deja, et moyennant qques efforts de "conformité" requalifier differemment au nivo juridique ce que sont ces vastes reseaux d'echange !! Un simple chgt d'organisation, de communication, pour viser un statut juridique different peut, peut etre, rendre "legal" ce qu'aujourd'hui l'on tente de qualifier de "vol" !
>>>Quant à la musique ne te fais pas de soucis, elle survivra à la révolution de l'Internet, Natasha ou l'art de créer de la polémique là où il n'y en a pas. Mais bon, dans tous les groupes, il faut bien qu'il y ait un roquet qui aboie très fort même s'il ne fait pas très mal.Je ne me fais aucun souci, Natie ! Le but de mon propos était justement de dire que la musique enregistrée ne disparaîtra pas : on est passé de l'enregistrement de la musique sur du papier à l'enregistrement sur un support physique analogique et maintenant sur un support physique numérique.
>>>puis la dématérialisation a remplacé les supports physique.
Ca c'est faux. Ta musique est toujours enregistré sur un suppor physique : que ce soit sur un serveur, que ce soit sur un disque chez toi ou que ce soit dans la mémoire Flash de ton balladeur. Ne confond pas le stockage et la manière de vendre.>>>C'est Caton l'Ancien, qui terminait ses interventions au Sénat de Rome par le fameux : "Carthago delenda est". L'histoire lui a donné raison .
Oh oui ! Carthage fut détruite après la mort de Caton.>>>La musique, dans les années 30, était une histoire de passionnées. àï��a l'est resté jusque dans les années 70, après ça a commencé à virer commercial
C'est marrant cette vision idyllique des événements passés. La musique a toujours été une histoire commerciale : quand Mozart voulait composer, il se cherchait un mécène. Avant la dernière guerre, il se vendait effectivement peu de disques, mais beaucoup de brochures avec les textes et les paroles de tout ce qui sortait. On a conservé en mémoire que les meilleures chansons, mais il en sortait des milliers et des pas toujours bonnes. L'essor du 45 tours dès le début des années 50, c'est aussi une grosse affaire commerciale avec des milliers d'artistes qui n'ont jamais fait qu'un seul disque.>>>Un type qui s'autoproduit son album, et qui en parallèle a un travail, peut donner le fruit de son travail gratuitement sur internet,
Et la notion de vivre de son métier, tu en fais quoi. La musique, ce n'est pas uniquement des amateurs qui font ça le week-end.>>>Désormais, il faudrait que, dés qu'un type commence à faire de la musique, qu'il touche un salaire fixe par mois, comme si c'était un métier.
Oui, l'URSS a inventé ça. Celait s'appelait les artistes d'Etat. Parce que comme tu ne vas pas pouvoir payer un salaire au premier mec venu qui a acheté une guitare, il va falloir faire une sélection. Tu auras donc des artistes officiels.>>>internet a détérioré la qualité musicale. On est passé du CD 44 100 Hz à du MP3 souvent encodé n'importe comment, avec les réglages par défaut de WMP ou iTunes.
C'était compréhensible quand la bande passante était limitée, quand les supports de stockage étaient étroites et tant que cette musique stockée numériquement était destinée à être écouté avec les oreillettes d'un baladeur.
Maintenant, il faut évoluer : mais cela va se faire doucement, comme quand on est passé de l'enregistrement sur rouleau de cire, au 78 tours avec aiguille en bambou avant d'arriver au 33 tours.
Sauf que tous ceux qui ont acheté de la musique en 192 ou qui se sont amusés à ripper leur cdthèque sont bons pour recommencer avec des formats un peu moins destructeurs.>>>chetez des instruments de musique...c'est pédagogique comme démarche et puis pendant qu'on fait de la musique on télécharge pas la zykMU
J'aime trop la musique pour infliger mon incompétence à la musique.>>>Et pourquoi l'échange sympa de musique serait-il limité et permis à ce que feraient les "zikos" entre eux ?
Parce qu'il n'a jamais été question d'empêcher les gens d'échanger de la musique, de se la donner, de se la prêter tant qu'il cela reste dans un cercle familial ou amical. Tant que tu n'auras pas compris qu'il y a une différence entre copier un disque pour ton beau-frère et mettre une copie de ce disque à la disposition de centaines de millions d'internautes anonymes, tu passeras complètement à côté du débat.>>>il t'est strictement interdit de reproduire l'enregistrement, mm à des fins privées !
Faux. Cela s'appelle l'exception de copie privée, régie par l'article L122-5 du code de la propriété intellectuelle.
"Lorsque l'oeuvre a été divulguée, l'auteur ne peut interdire :
Les copies ou reproductions strictement réservées à l'usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective, (...)"

Quant à la copie pour des amis, il s'agit d'une tolérance (confirmée par la jurisprudence) parce que de toute façon, elle est impossible à traquer.
Bonjour ENTER
tes arguments tiennent la route et je les respecte.mais explique moi en quoi cette loi HADOPI peut-être utile et que va-elle résoudre ?
Le net est un outil qui peut être massivement collaboratif, cela "dilue" la somme de travail, ainsi que les couts ! je suis donc persuader que l'on peut batir un systeme collaboratif et cooperatif, tout a fait légal (il faut egalement se servir du systeme pour "lutter contre" le systeme) en "exploitant" les lois, qui mettrait un terme a cette cabale et pourait etre un premier pas vers une citoyeneté collaborative. (bon la je m'emballe un peu :) )
Bref, si qqun a des notions de droits (excepté Enter ) cela serait il eventuellement réalisable ou il y a t il des obstacles majeurs (legaux j'entend) ?

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