Et si la musique enregistrée disparaissait au 21ème siècle ?
Guillaume Champeau -
publié le Vendredi 24 Avril 2009 à 18h39 -
posté dans Musique Numérique
![]() Née à la fin du 19ème siècle, la musique enregistrée s'est très rapidement installée dans nos vies quotidiennes, et a permis à quelques générations d'artistes de vivre de leur art musical beaucoup plus confortablement que leurs aînés. Que se passerait-il si le piratage mettait fin à ce qui ne serait alors qu'une parenthèse dans l'histoire de l'art ?
Plutôt que d'invectiver les pirates, le groupe pose beaucoup de questions. On pourrait les trouver parfois naïves ("nous ne voyons pas la différence entre écouter un de nos morceaux sur un iPod ou sur un tourne-disque à l'époque"), mais toutes sont significatives de ce qu'un groupe qui a vécu 30 ans de carrière dans l'industrie musicale peut ressentir en voyant ses oeuvres massivement copiées. "Pourquoi réguler Internet est-il inimaginable ? On le fait bien et heureusement pour les sites pédophiles et les sites de propagandes nazis entre autres, alors pourquoi pas pour la musique ?", demande le groupe, qui confesse avoir "peur d'une régression totale avec l'arrivée d'Internet et l'absence de règles sur la protection du droit d'auteur et des droits de production et d'interprètes". Tout en se montrant pour la lutte contre le piratage, notamment pour protéger la musique antillaise, le groupe s'intéresse à la licence globale ou la contribution créative proposée par les députés socialistes. "Pourquoi pas ? Et l'idée peut sembler intéressante, avouons franchement que nous ne sommes pas des hommes d'affaires, juste des artistes indépendants qui tentons de créer dans des conditions de travail normales, alors nous souhaiterions comprendre son fonctionnement", écrivent-ils. Ils fournissent un exemple de budget d'enregistrement, qui s'élève à 176.663 euros. "Nous avons les dépenses, notre question est simple et brutale, où sont les recettes dans votre modèle ?", demande Kassav. La question est pertinente et légitime, et méritera une réponse détaillée. Mais la question n'est-elle pas faussée par la perception, naturelle, que tout doit rester en l'état ? Quelle règle universelle impose en effet que la musique doit être enregistrée dans un studio (18.200 euros), mixée (9.600 euros), réalisée (18.000 euros), post-produite (9.625 euros), et marketée (65.500 euros) ? Interprétée depuis que l'Homme est Homme, la musique n'est enregistrée que depuis un siècle. C'est une avancée technologique permise par Edison qui a donné naissance à l'industrie musicale, et c'est la naissance de la radio et des grands médias qui ont permis à cette industrie de se développer et à des artistes de vivre de la musique qu'ils ont enregistrée. Mais l'histoire de l'art est riche d'arts qui n'ont vécu qu'un temps, dans un contexte économique et culturel éphémère. Peut-être la musique enregistrée (industrielle) doit-elle accepter de mourir pour laisser sa place à d'autres formes d'arts. C'est le cycle de la création, qui s'accélère sans doute aussi vite que la technologie progresse. Dans les années 1950, l'historien de l'art Paul Oskar Kristeller l'avait écrit dans une revue, à propos du cinéma : "Il y a eu des périodes importantes de l'histoire culturelle où le roman, l'instrument de musique, ou la peinture sur toile n'existaient pas ou n'avaient aucune importance. D'un autre côté, le sonnet et le poème épique, les vitraux et les mosaïques, les fresques et l'enluminure des livres, la peinture sur vase ou les tapisseries, les bas-reliefs et la poterie, ont tous été des arts "majeurs" à différentes périodes et d'une certaine façon ils n'existent plus maintenant. D'un autre côté, le film est un bon exemple de la manière dont de nouvelles techniques peuvent conduire à de nouveaux modes d'expression artistique pour lesquels les esthéticiens du dix-huitième et du dix-neuvième siècle n'avaient aucune place dans leurs systèmes. Les branches des arts ont toutes leur apogée et déclinent, et même leur naissance et leur mort". à lire aussi
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Commentaires à propos de «Et si la musique enregistrée disparaissait au 21ème siècle ?»
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aGaB
le 24/04/2009 à 23:22
surtout que ça m'est jamais arrive de trouver un Cd ou j'aime toutes les chansons qu'il y à dessus. C'est triste ça quand même :/. Y'a plein de cd où toutes les chansons sont excellentes.- J'ai en MA possession un objet physique (qui est vraiment à moi, sans DRM, ou autres restrictions et limitations d'utilisation.
- Qualté de son qui n'a rien à voir avec celle utlisée (habituellement, je précise) par les platteformes de téléchargement musical (légal) - Après rippage... j'en fais ce que je veux : mp3 / ogg / mpc / flac ... suivant la destination, l'usage, la qualité désirée.[...] PS: j'ai une collection d'environ 600 albums originaux et légaux... commencée en 1976 ! Franchement, il n'y a que ceux qui n'ont jamais eu un crash de disque dur qui peuvent préférer les mp3 et annoncer la mort des CD. Personnellement, je l'ai vécu deux fois, pas de bol peut-être, mais maintenant je suis guéri. Et si je n'en ai "que" 300+ CD, je suis sûr de ne plus les perdre, je les encode à la qualité que je veux (192 kbps min) et je les réencoderai probablement à 320Kbps avec l'augmentation de la taille des supports. Par contre les mp3 ont l'avantage de faire découvrir des musiques et des artistes que l'on aurait jamais écouté autrement. 98% de ce que j'achète n'est jamais passé au top 50, ni à la radio, et reste quasiment introuvable dans les commerces traditionnels... Énorme comment l'investissement, une clientèle et un local pour un professionnel de santé peut couter de 150 000 à 1 million d'euro selon le matériel et la spécialité. Et un seul professionnel peut avoir sur le dos l'ensemble de cet investissent qu'il devra pérenniser
D'après ce que j'ai pu avoir comme renseignements cela se compte en millions d'euro... Je serais donc très étonné qu'avec des sommes pareilles on n'ait pas une meilleur qualité sonore par rapport à un home studio. Rien que le prix d'UN moniteur (enceinte de contrôle) peut monter a plus de 1K€. 'phv', le 01/01/1970 - 01:00 Énorme comment l'investissement, une clientèle et un local pour un professionnel de santé peut couter de 150 000 à 1 million d'euro selon le matériel et la spécialité. Et un seul professionnel peut avoir sur le dos l'ensemble de cet investissent qu'il devra pérenniser
D'après ce que j'ai pu avoir comme renseignements cela se compte en millions d'euro... Je serais donc très étonné qu'avec des sommes pareilles on n'ait pas une meilleur qualité sonore par rapport à un home studio. Rien que le prix d'UN moniteur (enceinte de contrôle) peut monter a plus de 1K€. Et explique nous donc, comment cela pourrait contribuer à sauver des vies humaines, alors que la comparaison portait là dessus ? La musique n'est qu'un loisir, la santé n'en est pas un ! A qui t'adresses tu Natasha ? je comprends pas ta réaction...
Suis désolé si j'ai dévié du sujet principal... j'ai réagi à un post de Demian c'est tout. C'est quoi ce budget??? c'est du N'IMPORTE QUOI!
400eur pour "accordage de piano" 4500 pour "webmaster" -> 4500 pour fair eun site en flash avec 3 pages? je parle même pas des autres frais "marketing/promo" -> 14000EUR pour créer des affiches et envoyer des CDs par la poste???!!! 'phv', le 01/01/1970 - 01:00 A qui t'adresses tu Natasha ? je comprends pas ta réaction... Suis désolé si j'ai dévié du sujet principal... j'ai réagi à un post de Demian c'est tout. Cela ne doit pas t'empêcher de t'expliquer sur ce que tu as été amené à écrire ... Si ? 'Chrys77', le 01/01/1970 - 01:00 houlala, j'ai vraiment du mal avec l'article... on va mettre ça sur le compte de la fatigue ! Un grand verre d'eau fraîche et au lit ! nicomak a raison. On doit se recycler.
+1 d'ailleurs ils vont développer un spyware qui sera dans tous les pc d'ici peu...Et que sont devenus ceux qui développait les photos argentiques ? Il y a moins à développer avec la photo numérique. Les majors peuvent toujours se recycler dans l'informatique en créant des logiciels, ou sur internet en créant des sites de P2P et vivre avec la pub. "peur d'une régression totale avec l'arrivée d'Internet"Je suis au moins d'accord sur ce point de phrase sortie du contexte : internet a détérioré la qualité musicale. On est passé du CD 44 100 Hz à du MP3 souvent encodé n'importe comment, avec les réglages par défaut de WMP ou iTunes.
Ne t'inquiète pas, les audiophiles téléchargent en lossless, et il y a vraiment de quoi trouver son bonheur sur la toile Parait même que les jeunes d'aujourd'hui préfèrent le son MP3 avec les écrétages dans les aigus/basses au son pur du CD... Bizarre. "Les branches des arts ont toutes leur apogée et déclinent, et même leur naissance et leur mort."
Amen. La musique enregistrée disparaitre?
Mais comment? Au contraire internet va permettre(et permet déjà) de propager la musique enregistrée à travers le monde. Comment dire que l'on va tuer la musique enregistrée alors qu'on la démultiplue en grandes quantités grâce au p2p? Même les maisons de disques ne disparaitront pas. Comme l'a expliqué Jacques Attali, mais aussi un peu Pascal Negre, ils adopteront la licence globale avant. Je pense qu'il faut prendre en compte la lettre de Kassav. Toutefois, on voit bien(et ça a été rappelé, a juste titre) qu'il y a énormément de naïveté dedans. Ces gens, comme ils le disent eux même, sont des artistes qui ont peur pour leur avenir. Mais ils ils ne comprennent pas tout les enjeux de ce problème. Je ne pense donc pas qu'il faille accorder trop de crédit à leur peur en pensant que l'enregistrement de musique va disparaitre et que nous allons retourner au simple spectacle. Je suis contre l'HADOPI parce que lorsque je vois qui l'ont créée, je sais que ce n'est certainement pas pour défendre l'art ou les artistes mais les intérêts des majors qui eux-même vont à l'encontre de ceux des artistes. Je suis contre l'HADOPI parce que je suis persuadé que c'est l'arbre qui cache la forêt et que les ambitions de l'HADOPI sont bien plus large que ce que l'on veut bien nous faire croire. Le filtre imposé permet de filtrer, okay, mais de filtrer quoi ? Est-on sûr qu'il ne s'agît que de sites de Peer 2 Peer "illégaux", ou plutôt illégalisés ? Le filtre en question est un logiciel propriétaire, son code source est donc tenu secret, pourquoi ne pourrait-il pas également filtrer d'autres sites ? Des sites d'information citoyenne, des sites d'opposants politiques, etc... Je suis contre l'HADOPI parce qu'il est inacceptable d'imposer à chacun de mettre un mouchard sur sa machine, cette démarche n'étant rien d'autre que de l'intrusion dans notre domicile et dans nos vies. Je suis contre l'HADOPI parce que c'est la première pierre d'une privatisation de la justice. Je suis depuis le début les discussions sur l'HADOPI, je lis tous les articles que je trouve à ce sujet (La Quadrature du Net, Numerama, Yahoo, etc.),je dénonce ce projet de loi partout autour de moi et je participe à la lutte contre cette loi stupide et dangereuse et aux discussions à ce sujet. MAIS lorsque je lis des aberrations comme celles que j'ai lu dans cet article, genre "La musique enregistrée s'est très rapidement installée dans nos vies quotidiennes, et a permis à quelques générations d'artistes de vivre de leur art musical beaucoup plus confortablement que leurs aînés" (quand on sait ce que touche un artiste sur la vente d'un album (moins de 10 %) et ce que touchent la maison d'édition (près de 90 %), je refuse tout net de suivre les anti-HADOPI qui tiennent ces propos mensongers et je m'indigne de ceux-ci. Si je suis contre l'HADOPI, c'est justement parce que je pense qu'il fauit établir un système plus juste mettant les artistes au cĹ“ur de la question des droits d'auteurs, car ce sont eux qui sont directement concernés et non Sarkozy, Albanel, Olivennes, Universal Music, EMI, la SACEM, etc... ! Il faut une répartition plus juste. 90 % de la vente d'un album devrait être directement versés aux artistes, 10 % aux majors qui le diffusent. Les téléchargement en Peer 2 Peer devraient tous être autorisés et aucun Peer2Peeriste ne devrait être inquiété car télécharger une Ĺ“uvre ne veut SURTOUT PAS DIRE qu'on n'achètera pas l'album. Au contraire. J'ai moi même beaucoup téléchargé et lorsque les albums que j'ai téléchargé m'ont plut, j'ai voulu acheter le disque, avoir et découvrir l'objet, le ranger parmi mes autres disques et avoir l'immense joie de les voir tous côte à côte sur mes étagères. Ce qui m'amène à l'autre sujet qui m'a fait bondir dans cet article : la mort du disque en faveur de la musique numérique (et donc virtuelle), à laquelle l'industrie de la musique devrait se résigner . Là je ne suis pas du tout d'accord non plus. Je rejette tout net toute forme de support qui voudrait supprimer le précédent. Je pense que cela aussi sert l'intérêt des industriels de faire disparaître les CDs comme ils ont fait disparaître les disques vinyle et les cassettes audio, les DVDs comme ils ont fait disparaître les VHS (les cassettes vidéo). Sony et ses ipod en serait bien content ! Ce changement de support et la mort du support précédent permet un "écrémage", un filtrage, qui fait que certaines Ĺ“uvres des années 80 (par exemple) qui étaient sur disques vinyle, sur cassettes, sur cassettes vidéo sont devenu totalement introuvables ! Certains groupes ont carrément été zappés ! Certains films ont subit un véritable black out et sont aujourd'hui complètement inconnus du grand public. Cet "écrémage" consiste à ne pas rééditer certaines Ĺ“uvres, les plus alternatives, les moins commerciales, et aussi parfois les moins rentables. Tous les supports doivent continuer d'exister et co-exister. L'un ne doit pas chasser l'autre, d'autant que ce n'est pas le public qui décide de zapper un support, ce dernier lui est directement confisqué ! Enfin, les nouveaux supports (qui chassent les anciens) répondent à un autre intérêt de l'industrie du disque et des films tels que Sony, Philips, Warner, etc... et grands magasins (FNAC, etc) : lorsque l'utilisateur de l'ancien support ne trouve plus ce support en magasin, il est obligé de passer au nouveau support : achat du nouveau type de lecteur (exemple : lecteur de CD ou de DVD), reconstitution de toute sa discothèque et de sa filmothèque sur nouveau support(pour autant qu'il retrouve tout ce qu'il avait avec l'ancien support) en CD et DVD ! Je m'oppose vivement à la disparition des support. Chaque personne devrait pouvoir écouter la musique et voir les films avec le support qui lui plaît. Le remplacement de lecteurs par d'autres types de lecteurs, des supports par d'autres types de support, répond aux intérêts des industriels. Aussi se battre contre l'HADOPI en disant que le monde de la musique doit accepter la mort du disque, je trouve cela non seulement abject mais surtout aussi, je comprends que cela représente les intérêts des mêmes personnes que celles qui défendent officiellement l'HADOPI (CAD les majors du disque et du film). J'avais déjà lu des propos révoltants tenus par certains anti-HADOPI dans des articles, genre "Tous les artistes plagient toujours un visionnaire qui a existé longtemps auparavant", "Tout artiste a forcément un Facebook ou un Myspace en son nom.", "Toute personne considérée comme un artiste doit avoir au moins publié une Ĺ“uvre une fois dans sa vie", et autre propos aussi ahurissants qu'inexacts. Et maintenant je lis qu'on devrait accepter la mort du disque ??? Alors là je commence à me douter... Que se cache-t-il réellement derrière ceux qui sont à l'origine du combat contre l'HADOPI ? Sont-ce des boeufs qui ne comprennent rien à l'art et aux artistes ? Sont-ce les même majors qui ont trouvé le moyen de faire passer la mort du disque comme une volonté populaire ? Ai-je été berné par eux en croyant à leur noble cause ? Ou ces personnes tenant ces propos sont-elles des cas isolés... ? Je m'inquiète... Et je me dis que si ce combat est mené en réalité par les mêmes majors qui font semblant de se battre pour défendre l'HADOPI (ceci afin de nous pousser dans la gueule du loup) ou si ce sont des groupes différents de majors qui s'affrontent, alors c'est ou une ruse servant les intérêts financiers et stratégiques des majors, ou intérêt financiers et stratégiques de certaines majors contre intérêts financiers et stratégiques d'autres majors, et dans ce cas, nous avons tous été bernés. Si ce mouvement est honnête et sincère. S'il émane du peuple, alors nous avons peut-être été infiltrés et il serait bon, dans ce cas, de savoir quand, par qui et comment se protéger de ces infiltrations. Peut-être enfin que les propos que j'ai lu ne sont que des cas isolés... Je l'espère de tout coeur. Mais certains d'entre eux (au sujet que les artistes ont forcément un Myspace ou un Facebook, ou que ceux-ci ne peuvent être considérés comme des artistes que s'ils ont publié au moins une fois une Ĺ“uvre dans leur vie) viennent de la Quadrature du Net... Et la Quadrature est un élément clé du combat anti-HADOPI, alors cela me laisse perplexe. Toutes ces choses que j'ai lues chez des anti-HADOPI commencent à me mettre affreusement dans le doute.
J'espère de tout mon cĹ“ur me tromper sur toute la ligne et avoir eu raison d'avoir eu foi en ce combat que je mène à vos côtés depuis le début. Bien sur dans la vie c'est comme ça ... pourquoi se casser le cul à faire ou apprendre quand d'autres le font à ta place...j'ai le même problème à la maison avec mes enfants!!! Donc ce sont les marchands de tapis qui vendent pour eux (à la place des artistes qui ne peuvent/veulent pas le faire et c'est là que cela ne passe plus trop...(la faute au progrès etc) et en continuant à supporter/légitimiser les marchands de tapis...on (ces artistes) en devient complice ! Et beaucoup d'artistes savent se vendre...et d'autres non.En cela c'est comme pour tout le monde ! Ni plus, ni moins... Désolé, mais je n'ai rien compris ! La légende des artistes créateurs qui savent pas se vendre c'est un peu du vent...il y a ceux qui se prennent en main (c'est du boulot c'est sûr et pas le + agréable...mais c'est l'apprentissage! Et puis les autres qui se réservent la partie noble du travail "la création" (et qui confient leur destinée-le reste du travail- à des tiers comme les agents, majors etc>>>les marchands de tapis. Mais dans la vie c'est pareil pour tout le monde, il y en a qui se vendent mieux que d'autres mais c'est aussi parce que certains se fatiguent pas trop à faire mieux que ce qu'ils font/ont fait jusqu'alors...histoire de strategies ?! En gros le boulot d'un artiste créateur-non salarié-c'est de créer et de vendre pour assurer sa subsistance...et là le travail est fait en entier! Sinon si on fait que créer et pas le reste... Je suis contre l'HADOPI parce que lorsque je vois qui l'ont créée, je sais que ce n'est certainement pas pour défendre l'art ou les artistes mais les intérêts des majors qui eux-même vont à l'encontre de ceux des artistes. Je suis contre l'HADOPI parce que je suis persuadé que c'est l'arbre qui cache la forêt et que les ambitions de l'HADOPI sont bien plus large que ce que l'on veut bien nous faire croire. Le filtre imposé permet de filtrer, okay, mais de filtrer quoi ? Est-on sûr qu'il ne s'agît que de sites de Peer 2 Peer "illégaux", ou plutôt illégalisés ? Le filtre en question est un logiciel propriétaire, son code source est donc tenu secret, pourquoi ne pourrait-il pas également filtrer d'autres sites ? Des sites d'information citoyenne, des sites d'opposants politiques, etc... Je suis contre l'HADOPI parce qu'il est inacceptable d'imposer à chacun de mettre un mouchard sur sa machine, cette démarche n'étant rien d'autre que de l'intrusion dans notre domicile et dans nos vies. Je suis contre l'HADOPI parce que c'est la première pierre d'une privatisation de la justice. Je suis depuis le début les discussions sur l'HADOPI, je lis tous les articles que je trouve à ce sujet (La Quadrature du Net, Numerama, Yahoo, etc.),je dénonce ce projet de loi partout autour de moi et je participe à la lutte contre cette loi stupide et dangereuse et aux discussions à ce sujet. MAIS lorsque je lis des aberrations comme celles que j'ai lu dans cet article, genre "La musique enregistrée s'est très rapidement installée dans nos vies quotidiennes, et a permis à quelques générations d'artistes de vivre de leur art musical beaucoup plus confortablement que leurs aînés" (quand on sait ce que touche un artiste sur la vente d'un album (moins de 10 %) et ce que touchent la maison d'édition (près de 90 %), je refuse tout net de suivre les anti-HADOPI qui tiennent ces propos mensongers et je m'indigne de ceux-ci. Si je suis contre l'HADOPI, c'est justement parce que je pense qu'il fauit établir un système plus juste mettant les artistes au cĹ“ur de la question des droits d'auteurs, car ce sont eux qui sont directement concernés et non Sarkozy, Albanel, Olivennes, Universal Music, EMI, la SACEM, etc... ! Il faut une répartition plus juste. 90 % de la vente d'un album devrait être directement versés aux artistes, 10 % aux majors qui le diffusent. Les téléchargement en Peer 2 Peer devraient tous être autorisés et aucun Peer2Peeriste ne devrait être inquiété car télécharger une Ĺ“uvre ne veut SURTOUT PAS DIRE qu'on n'achètera pas l'album. Au contraire. J'ai moi même beaucoup téléchargé et lorsque les albums que j'ai téléchargé m'ont plut, j'ai voulu acheter le disque, avoir et découvrir l'objet, le ranger parmi mes autres disques et avoir l'immense joie de les voir tous côte à côte sur mes étagères. Ce qui m'amène à l'autre sujet qui m'a fait bondir dans cet article : la mort du disque en faveur de la musique numérique (et donc virtuelle), à laquelle l'industrie de la musique devrait se résigner . Là je ne suis pas du tout d'accord non plus. Je rejette tout net toute forme de support qui voudrait supprimer le précédent. Je pense que cela aussi sert l'intérêt des industriels de faire disparaître les CDs comme ils ont fait disparaître les disques vinyle et les cassettes audio, les DVDs comme ils ont fait disparaître les VHS (les cassettes vidéo). Sony et ses ipod en serait bien content ! Ce changement de support et la mort du support précédent permet un "écrémage", un filtrage, qui fait que certaines Ĺ“uvres des années 80 (par exemple) qui étaient sur disques vinyle, sur cassettes, sur cassettes vidéo sont devenu totalement introuvables ! Certains groupes ont carrément été zappés ! Certains films ont subit un véritable black out et sont aujourd'hui complètement inconnus du grand public. Cet "écrémage" consiste à ne pas rééditer certaines Ĺ“uvres, les plus alternatives, les moins commerciales, et aussi parfois les moins rentables. Tous les supports doivent continuer d'exister et co-exister. L'un ne doit pas chasser l'autre, d'autant que ce n'est pas le public qui décide de zapper un support, ce dernier lui est directement confisqué ! Enfin, les nouveaux supports (qui chassent les anciens) répondent à un autre intérêt de l'industrie du disque et des films tels que Sony, Philips, Warner, etc... et grands magasins (FNAC, etc) : lorsque l'utilisateur de l'ancien support ne trouve plus ce support en magasin, il est obligé de passer au nouveau support : achat du nouveau type de lecteur (exemple : lecteur de CD ou de DVD), reconstitution de toute sa discothèque et de sa filmothèque sur nouveau support(pour autant qu'il retrouve tout ce qu'il avait avec l'ancien support) en CD et DVD ! Je m'oppose vivement à la disparition des support. Chaque personne devrait pouvoir écouter la musique et voir les films avec le support qui lui plaît. Le remplacement de lecteurs par d'autres types de lecteurs, des supports par d'autres types de support, répond aux intérêts des industriels. Aussi se battre contre l'HADOPI en disant que le monde de la musique doit accepter la mort du disque, je trouve cela non seulement abject mais surtout aussi, je comprends que cela représente les intérêts des mêmes personnes que celles qui défendent officiellement l'HADOPI (CAD les majors du disque et du film). J'avais déjà lu des propos révoltants tenus par certains anti-HADOPI dans des articles, genre "Tous les artistes plagient toujours un visionnaire qui a existé longtemps auparavant", "Tout artiste a forcément un Facebook ou un Myspace en son nom.", "Toute personne considérée comme un artiste doit avoir au moins publié une Ĺ“uvre une fois dans sa vie", et autre propos aussi ahurissants qu'inexacts. Et maintenant je lis qu'on devrait accepter la mort du disque ??? Alors là je commence à me douter... Que se cache-t-il réellement derrière ceux qui sont à l'origine du combat contre l'HADOPI ? Sont-ce des boeufs qui ne comprennent rien à l'art et aux artistes ? Sont-ce les même majors qui ont trouvé le moyen de faire passer la mort du disque comme une volonté populaire ? Ai-je été berné par eux en croyant à leur noble cause ? Ou ces personnes tenant ces propos sont-elles des cas isolés... ? Je m'inquiète... Et je me dis que si ce combat est mené en réalité par les mêmes majors qui font semblant de se battre pour défendre l'HADOPI (ceci afin de nous pousser dans la gueule du loup) ou si ce sont des groupes différents de majors qui s'affrontent, alors c'est ou une ruse servant les intérêts financiers et stratégiques des majors, ou intérêt financiers et stratégiques de certaines majors contre intérêts financiers et stratégiques d'autres majors, et dans ce cas, nous avons tous été bernés. Si ce mouvement est honnête et sincère. S'il émane du peuple, alors nous avons peut-être été infiltrés et il serait bon, dans ce cas, de savoir quand, par qui et comment se protéger de ces infiltrations. Peut-être enfin que les propos que j'ai lu ne sont que des cas isolés... Je l'espère de tout coeur. Mais certains d'entre eux (au sujet que les artistes ont forcément un Myspace ou un Facebook, ou que ceux-ci ne peuvent être considérés comme des artistes que s'ils ont publié au moins une fois une Ĺ“uvre dans leur vie) viennent de la Quadrature du Net... Et la Quadrature est un élément clé du combat anti-HADOPI, alors cela me laisse perplexe. Toutes ces choses que j'ai lues chez des anti-HADOPI commencent à me mettre affreusement dans le doute.
J'espère de tout mon cĹ“ur me tromper sur toute la ligne et avoir eu raison d'avoir eu foi en ce combat que je mène à vos côtés depuis le début. >>>La mort des cds ? Oui pour ceux qui n'en achètent pas/plus...Et puis nous n'avons pas tous le même âge sur ce site...certains ont connus l'analogique , d'autres seulement le digital/cd-dvd-md etc et certains juste en download pourrait on penser...Et les supports physiques vont encore durer car offrir à un pote/une potesse un film en VOD...j'ai des doutes pour l'heure, ou bien les gens cesseront de se faire des cadeaux ?! Alors le plan tout sur hd ok et le back-up (la sauvegarde ?) c'est SUR UN AUTRE DISQUE DUR ? Ou bien sauvegarde en ligne sur un serveur-hébergeur ou des grappes de disques montés en Raid , un robot de sauvegarde sur bande...mouais, ben pour l'heure mes mp3 downloadés/achetés c'est sur dvd (Taiyo Yuden par ex) et mes cd/dvd je rippe et j'encode et voilà...Dans le temps on sauvegardait ses vinyls sur K7 par exemple ce qui évitait de tuer le disque en 2 2... Mais bon c'est pas si grave tout cela...tant qu'il y a du plaisir à chacun sa stratégie d'archivage. Je suis contre l'HADOPI parce que lorsque je vois qui l'ont créée, je sais que ce n'est certainement pas pour défendre l'art ou les artistes mais les intérêts des majors qui eux-même vont à l'encontre de ceux des artistes. Je suis contre l'HADOPI parce que je suis persuadé que c'est l'arbre qui cache la forêt et que les ambitions de l'HADOPI sont bien plus large que ce que l'on veut bien nous faire croire. Le filtre imposé permet de filtrer, okay, mais de filtrer quoi ? Est-on sûr qu'il ne s'agît que de sites de Peer 2 Peer "illégaux", ou plutôt illégalisés ? Le filtre en question est un logiciel propriétaire, son code source est donc tenu secret, pourquoi ne pourrait-il pas également filtrer d'autres sites ? Des sites d'information citoyenne, des sites d'opposants politiques, etc... Je suis contre l'HADOPI parce qu'il est inacceptable d'imposer à chacun de mettre un mouchard sur sa machine, cette démarche n'étant rien d'autre que de l'intrusion dans notre domicile et dans nos vies. Je suis contre l'HADOPI parce que c'est la première pierre d'une privatisation de la justice. Je suis depuis le début les discussions sur l'HADOPI, je lis tous les articles que je trouve à ce sujet (La Quadrature du Net, Numerama, Yahoo, etc.),je dénonce ce projet de loi partout autour de moi et je participe à la lutte contre cette loi stupide et dangereuse et aux discussions à ce sujet. MAIS lorsque je lis des aberrations comme celles que j'ai lu dans cet article, genre "La musique enregistrée s'est très rapidement installée dans nos vies quotidiennes, et a permis à quelques générations d'artistes de vivre de leur art musical beaucoup plus confortablement que leurs aînés" (quand on sait ce que touche un artiste sur la vente d'un album (moins de 10 %) et ce que touchent la maison d'édition (près de 90 %), je refuse tout net de suivre les anti-HADOPI qui tiennent ces propos mensongers et je m'indigne de ceux-ci. Si je suis contre l'HADOPI, c'est justement parce que je pense qu'il fauit établir un système plus juste mettant les artistes au cĹ“ur de la question des droits d'auteurs, car ce sont eux qui sont directement concernés et non Sarkozy, Albanel, Olivennes, Universal Music, EMI, la SACEM, etc... ! Il faut une répartition plus juste. 90 % de la vente d'un album devrait être directement versés aux artistes, 10 % aux majors qui le diffusent. Les téléchargement en Peer 2 Peer devraient tous être autorisés et aucun Peer2Peeriste ne devrait être inquiété car télécharger une Ĺ“uvre ne veut SURTOUT PAS DIRE qu'on n'achètera pas l'album. Au contraire. J'ai moi même beaucoup téléchargé et lorsque les albums que j'ai téléchargé m'ont plut, j'ai voulu acheter le disque, avoir et découvrir l'objet, le ranger parmi mes autres disques et avoir l'immense joie de les voir tous côte à côte sur mes étagères. Ce qui m'amène à l'autre sujet qui m'a fait bondir dans cet article : la mort du disque en faveur de la musique numérique (et donc virtuelle), à laquelle l'industrie de la musique devrait se résigner . Là je ne suis pas du tout d'accord non plus. Je rejette tout net toute forme de support qui voudrait supprimer le précédent. Je pense que cela aussi sert l'intérêt des industriels de faire disparaître les CDs comme ils ont fait disparaître les disques vinyle et les cassettes audio, les DVDs comme ils ont fait disparaître les VHS (les cassettes vidéo). Sony et ses ipod en serait bien content ! Ce changement de support et la mort du support précédent permet un "écrémage", un filtrage, qui fait que certaines Ĺ“uvres des années 80 (par exemple) qui étaient sur disques vinyle, sur cassettes, sur cassettes vidéo sont devenu totalement introuvables ! Certains groupes ont carrément été zappés ! Certains films ont subit un véritable black out et sont aujourd'hui complètement inconnus du grand public. Cet "écrémage" consiste à ne pas rééditer certaines Ĺ“uvres, les plus alternatives, les moins commerciales, et aussi parfois les moins rentables. Tous les supports doivent continuer d'exister et co-exister. L'un ne doit pas chasser l'autre, d'autant que ce n'est pas le public qui décide de zapper un support, ce dernier lui est directement confisqué ! Enfin, les nouveaux supports (qui chassent les anciens) répondent à un autre intérêt de l'industrie du disque et des films tels que Sony, Philips, Warner, etc... et grands magasins (FNAC, etc) : lorsque l'utilisateur de l'ancien support ne trouve plus ce support en magasin, il est obligé de passer au nouveau support : achat du nouveau type de lecteur (exemple : lecteur de CD ou de DVD), reconstitution de toute sa discothèque et de sa filmothèque sur nouveau support(pour autant qu'il retrouve tout ce qu'il avait avec l'ancien support) en CD et DVD ! Je m'oppose vivement à la disparition des support. Chaque personne devrait pouvoir écouter la musique et voir les films avec le support qui lui plaît. Le remplacement de lecteurs par d'autres types de lecteurs, des supports par d'autres types de support, répond aux intérêts des industriels. Aussi se battre contre l'HADOPI en disant que le monde de la musique doit accepter la mort du disque, je trouve cela non seulement abject mais surtout aussi, je comprends que cela représente les intérêts des mêmes personnes que celles qui défendent officiellement l'HADOPI (CAD les majors du disque et du film). J'avais déjà lu des propos révoltants tenus par certains anti-HADOPI dans des articles, genre "Tous les artistes plagient toujours un visionnaire qui a existé longtemps auparavant", "Tout artiste a forcément un Facebook ou un Myspace en son nom.", "Toute personne considérée comme un artiste doit avoir au moins publié une Ĺ“uvre une fois dans sa vie", et autre propos aussi ahurissants qu'inexacts. Et maintenant je lis qu'on devrait accepter la mort du disque ??? Alors là je commence à me douter... Que se cache-t-il réellement derrière ceux qui sont à l'origine du combat contre l'HADOPI ? Sont-ce des boeufs qui ne comprennent rien à l'art et aux artistes ? Sont-ce les même majors qui ont trouvé le moyen de faire passer la mort du disque comme une volonté populaire ? Ai-je été berné par eux en croyant à leur noble cause ? Ou ces personnes tenant ces propos sont-elles des cas isolés... ? Je m'inquiète... Et je me dis que si ce combat est mené en réalité par les mêmes majors qui font semblant de se battre pour défendre l'HADOPI (ceci afin de nous pousser dans la gueule du loup) ou si ce sont des groupes différents de majors qui s'affrontent, alors c'est ou une ruse servant les intérêts financiers et stratégiques des majors, ou intérêt financiers et stratégiques de certaines majors contre intérêts financiers et stratégiques d'autres majors, et dans ce cas, nous avons tous été bernés. Si ce mouvement est honnête et sincère. S'il émane du peuple, alors nous avons peut-être été infiltrés et il serait bon, dans ce cas, de savoir quand, par qui et comment se protéger de ces infiltrations. Peut-être enfin que les propos que j'ai lu ne sont que des cas isolés... Je l'espère de tout coeur. Mais certains d'entre eux (au sujet que les artistes ont forcément un Myspace ou un Facebook, ou que ceux-ci ne peuvent être considérés comme des artistes que s'ils ont publié au moins une fois une Ĺ“uvre dans leur vie) viennent de la Quadrature du Net... Et la Quadrature est un élément clé du combat anti-HADOPI, alors cela me laisse perplexe. Toutes ces choses que j'ai lues chez des anti-HADOPI commencent à me mettre affreusement dans le doute.
J'espère de tout mon cĹ“ur me tromper sur toute la ligne et avoir eu raison d'avoir eu foi en ce combat que je mène à vos côtés depuis le début. >>>La mort des cds ? Oui pour ceux qui n'en achètent pas/plus...Et puis nous n'avons pas tous le même âge sur ce site...certains ont connus l'analogique , d'autres seulement le digital/cd-dvd-md etc et certains juste en download pourrait on penser...Et les supports physiques vont encore durer car offrir à un pote/une potesse un film en VOD...j'ai des doutes pour l'heure, ou bien les gens cesseront de se faire des cadeaux ?! Alors le plan tout sur hd ok et le back-up (la sauvegarde ?) c'est SUR UN AUTRE DISQUE DUR ? Ou bien sauvegarde en ligne sur un serveur-hébergeur ou des grappes de disques montés en Raid , un robot de sauvegarde sur bande...mouais, ben pour l'heure mes mp3 downloadés/achetés c'est sur dvd (Taiyo Yuden par ex) et mes cd/dvd je rippe et j'encode et voilà...Dans le temps on sauvegardait ses vinyls sur K7 par exemple ce qui évitait de tuer le disque en 2 2... Mais bon c'est pas si grave tout cela...tant qu'il y a du plaisir à chacun sa stratégie d'archivage. Donc je ne vois pas bien ou est le problème de sauvegarde...
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