Bienvenue chez les Ch'tis continue à battre tous les records, malgré la crise économique et un taux de piratage historique pour un film français. Record des entrées en salle, record des ventes de droit à l'étranger, record des ventes licences, record des ventes en DVD, et désormais record des ventes en VOD.

Le film de Dany Boon, Bienvenue chez les Ch’tis, bat tous les records sur tous les modes de distribution possibles. A commencer par le piratage, puisque selon l’Association de Lutte contre la Piraterie Audiovisuelle (ALPA), dont les chiffres sont allègrement repris par le ministère de la culture pour justifier la loi Création et Internet, les Ch’tis sont arrivés largement en tête des films les plus piratés entre octobre et avril 2008. Si le discours habituel des lobbys était exact, un tel niveau de piratage aurait dû tuer l’exploitation commerciale du film.

Et pourtant, inutile de rappeler que les Ch’tis a été le film le plus vu au cinéma, où il a établi le nouveau record de plus de 20,3 millions d’entrées. Soit près d’un ticket de cinéma pour trois personnes vivant en France.

Malgré le piratage et le contexte économique délétère, le film bat aussi, on s’en souvient, un record de ventes en DVD. Sorti le 29 octobre en DVD, Blu-Ray et VHS, le film s’est écoulé à 650.000 exemplaires dans sa première journée d’exploitation. 15 jours plustard, il s’approchait déjà du record historique de Titanic, avec plus de 2 millions d’exemplaires vendus.

Et désormais, il faut aussi y ajouter un record en vidéo à la demande (VOD), le mode d’exploitation qui subit pourtant en principe de plein fouet la concurrence du piratage. Comme lui, il concerne directement les internautes, avec une distribution totalement dématérialisée, et avec en plus le désavantage par rapport au piratage d’expirer au bout de 48 heures. Et pourtant, selon la lettre professionnelle Satellifax, les consommateurs de VOD payante « ont eux aussi plébiscité le film Bienvenue chez les Ch’tis qui arrive en tête du marché de la VoD au mois de novembre selon le baromètre Gfk / NPA avec près de 70 000 achats, au prix de 4,20 € en moyenne« .

Bien sûr, Christine Albanel dira que tous ces records auraient pu être encore bien meilleurs sans le piratage. Peut-être. Ou alors peut-être que le piratage n’a fait que participer au bouche à oreille qui a assuré un succès historique au film. En tout état de cause, il n’a pas tué son exploitation commerciale.

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