Air France annonce qu'il teste des casques de réalité virtuelle depuis le début du mois d'août sur certains de ses vols en direction de Saint Martin.

Il fut un temps où l’utilisation des appareils électroniques était prohibée à bord des avions, que ce soit pendant toute la durée du vol ou lors des phases de décollage et d’atterrissage. Si ce temps n’est pas encore tout à fait révolu, il a quand même tiré en grande partie sa révérence. Une bonne nouvelle, alors que notre environnement est plus que jamais cerné par des gadgets high-tech.

Aujourd’hui, il est possible de se servir de son smartphone ou de sa tablette, que ce soit pour regarder un film téléchargé au préalable ou bien de se faire une partie de jeu vidéo. Le Bluetooth est aussi permis, ce qui est heureux si vous avez un casque sans fil. L’étape suivante devrait être la disponibilité croissante du Wi-Fi, attendue pour la fin de l’année, et à moyen terme, un accès continu à Internet.

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CC A.S. Kanaan

Mais avant cela, il y aura les casques de réalité virtuelle : c’est en tout cas l’étape qui est en passe d’être franchie par Air France. Dans un communiqué publié ce lundi 7 août, la compagnie aérienne annonce qu’elle teste depuis le début du mois des casques sur la liaison Paris – Saint Martin, à partir de l’aéroport Charles de Gaulle et dans les deux sens, à condition d’avoir pris un billet en classe Business.

Pour ce test, Air France n’a pas fait appel aux casques de HTC, Oculus ou Samsung mais à la solution conçue par la startup SkyLights. Le casque permet notamment de projeter des films et des séries en 2D et 3D. Selon Air France, chaque avion A340 faisant la liaison entre la capitale et Saint Martin embarque quatre casques et le catalogue est composé d’une quarantaine d’oeuvres audiovisuelles.

Selon Air France, ce test, dont la durée n’est pas précisée, doit conduire la société à élargir ce service à d’autres vols dans les mois qui suivent.

Un casque SkyLights.

Il est toutefois improbable que la réalité virtuelle arrive en classe économique, à supposer que le concept se généralise sur tous les vols : d’une part parce que le service constitue une valeur ajoutée pour la classe Business, qu’Air France voudrait sans doute utiliser pour inciter à payer plus cher un billet d’avion.

D’autre part, parce que les casques pèsent un certain poids et prennent une certaine place. Chaque Airbus A340 a une capacité d’accueil de 239 à 380 passagers en fonction de la version de l’appareil.

Il ne paraît pas raisonnable d’embarquer autant de casques qu’il y a de sièges à bord, sauf à vouloir alourdir l’avion et à occuper une place importante (il faut bien les ranger quelque part), place qui pourrait servir à autre chose. Ce serait une étrange politique à l’heure où les compagnies cherchent la sobriété dans la consommation de carburant, donc cherchent à se débarrasser du superflu à bord.

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