Le service Ariane, qui permet d'indiquer au ministère des Affaires étrangères un futur voyage à l'étranger, a été piraté. Des données personnelles ont été dérobées.

Gare aux messages que vous recevrez dans les jours, les semaines ou les mois à venir dans votre boîte aux lettres : certains pourraient être frauduleux. La raison ? Une base de données administrée par le Quai d’Orsay a été victime d’un piratage informatique, qui s’est conclue par la récupération de données personnelles (prénom, nom, numéro de téléphone mobile et courrier électronique).

L’incident a été annoncé le jeudi 13 décembre par le ministère des Affaires étrangères.

L’ampleur du piratage est inconnue — on ne sait pas combien de personnes seraient affectées –, mais aucune information sensible ne s’est retrouvée dans le butin numérique dérobé par le ou les responsables du casse, affirment les services du ministère. Par information sensible, le Quai d’Orsay cite des informations financières et des lieux de voyage.

Le service Ariane piraté

Les renseignements personnels qui ont été dérobés sont en effet ceux qui ont été entrés à travers le service Ariane. Celui-ci sert aux personnes se rendant à l’étranger de s’inscrire en ligne pour recevoir les informations relatives à la sécurité de leur déplacement, mais aussi pour donner des coordonnées de contact au cas-où elles auraient un problème dans un autre pays.

Il est également possible que des personnes n’ayant jamais utilisé le service Ariane soient concernées. En effet, le mail d’avertissement rappelle que ces informations peuvent avoir « été renseignées par un proche ou un collègue lorsqu’il s’est inscrit sur le service Ariane. Il vous a déclaré ‘personne à prévenir’ en cas de difficultés lors d’un voyage ou d’une mission à l’étranger ».

D’ores et déjà, outre l’envoi d’un message d’explication aux victimes, la CNIL ainsi que la justice ont été prévenues. Le Quai d’Orsay ajoute que des mesures ont été prises, sans doute d’ordre technique, pour éviter qu’un nouveau piratage ne survienne. Car malgré un incident dommageable pour les victimes, il n’est pas question de mettre fin au service Ariane, qui est très pratique par ailleurs.

Partager sur les réseaux sociaux