Microsoft va proposer entre 2020 et 2023 un support spécial étendu pour Windows 7. Destiné aux entreprises, il sera payant.

Cela fait des années que Microsoft a planifié la fin du support étendu de Windows 7. Depuis 2014, pour être précis. Au-delà de la date fatidique, fixée au 20 janvier 2020, il ne sera plus possible de recevoir la moindre mise à jour de sécurité pour le système d’exploitation. Cela mettra alors un terme définitif à la carrière de l’OS, commencée le 22 octobre 2009.

Le support standard, lui, s’est arrêté le 13 janvier 2015. À partir de cette date, la firme de Redmond a progressivement retiré Windows 7 du marché, en cessant de fournir certaines versions à ses partenaires ou en arrêtant la vente d’ordinateurs avec l’OS préinstallé. Dans le même temps, l’entreprise a lourdement fait la promotion de ses nouvelles offres, d’abord Windows 8 à partir de 2012 puis Windows 10 en 2015.

Microsoft

Windows 7 Extended Security Updates

En réalité, il serait plus juste de parler d’arrêt du support étendu gratuit de Windows 7, car il s’avère que Microsoft va proposer une offre payante pour fournir un support étendu entre 2020 et 2023. Une offre payante, destinée aux entreprises, qui par nature ont plus de mal à migrer vers un nouvel OS qu’un particulier — il faut en effet tenir compte du parc installé, des logiciels présents sur les postes, etc).

Cette offre, baptisée Windows 7 Extended Security Updates, « sera vendue sur une base par appareil et le prix augmentera chaque année. Elle sera disponible pour tous les clients Windows 7 Professionnel et Windows 7 Entreprise […], avec un rabais pour les clients disposant d’un abonnement Windows 10 Entreprise ou Windows 10 Éducation », explique le géant des logiciels.

Une solution de support jusqu’en 2023.

Cette solution répond à deux problématiques : la première, évoquée plus haut, est d’offrir une assistance prolongée aux entreprises qui tarderaient à basculer sur un OS plus récent. Elle est toutefois conditionnée financièrement (avec un prix qui augmente chaque année) et dans le temps (jusqu’en janvier 2023), afin d’éviter l’inaction des entreprises face à leurs obligations d’avoir un parc informatique maintenu à jour.

La seconde est de se prémunir de futures cacophonies médiatiques. Il est en effet arrivé que Microsoft soit obligé de sortir un patch pour des systèmes d’exploitation obsolètes parce que ceux-ci sont encore utilisés. Plus grave, il est aussi arrivé que Microsoft, en voulant tourner la page d’un ancien OS, refuse, avant de faire marche arrière, de publier un correctif en sa possession… avec parfois des conséquences sévères.

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