Avec sa troisième édition, l’Artefact AI Film Festival continue d’interroger les liens entre cinéma et intelligence artificielle. Une exploration sur le fond comme sur la forme : l’IA devient un outil pour les cinéastes, tandis que les relations entre l’humain et la machine nourrissent leurs récits.

Créer un film est loin d’être une sinécure. Entre l’idée de départ et sa réalisation, les obstacles créatifs, techniques et financiers ne manquent pas. Pour donner forme à une histoire, il faut chercher, essayer et souvent recommencer. Un travail que les outils d’intelligence artificielle peuvent désormais accompagner : esquisser un storyboard, explorer une direction artistique ou générer les premières images d’une scène permet de tester des idées avant d’engager des moyens de production plus importants.

Pour sa troisième édition, l’Artefact AI Film Festival offre un cadre à ces expérimentations. Le thème retenu cette année, « (Dis)Connection », invite les participants à explorer les relations entre l’humain et la machine. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 2 décembre 2026.

De quoi donner envie de passer derrière la caméra, fût-elle virtuelle. Mais comment se lancer dans un tel projet ? Quels outils utiliser pour arriver à ses fins ?

Partenaires de cette édition, NVIDIA et LDLC accompagnent les créateurs à différentes étapes de leur projet : NVIDIA à travers ses technologies dédiées à la création et à l’IA, et LDLC dans le choix des équipements permettant de les exploiter.

Artefact AI Film Festival : une troisième édition pour explorer les liens entre cinéma et IA

Porté par mk2 et Artefact, en partenariat avec LDLC et Nvidia, l’Artefact AI Film Festival met à l’honneur des films créés à l’aide de l’intelligence artificielle. L’idée n’est pas ici de se livrer à un concours de prompt : les outils doivent servir une histoire, une intention de mise en scène ou une émotion.

Ouvert aux participants du monde entier, le concours impose plusieurs contraintes. Chaque candidat peut soumettre un seul film, d’une durée maximale de 314 secondes, soit 5 minutes et 14 secondes.

Il doit également avoir utilisé au moins une technologie d’IA générative dans chacune des trois phases du projet : préproduction, production et postproduction. Du storyboard au travail sonore, en passant par la génération d’images, l’IA doit donc trouver sa place à plusieurs étapes de la création.

Après « Réalité(s) » et « (Dis)play », cette troisième édition propose un nouveau thème : « (Dis)Connection ». Les participants sont invités à explorer ce qui rapproche ou éloigne l’humain et la machine, l’auteur et son outil, le réel et le virtuel. De quoi nourrir aussi bien les récits que les choix de fabrication des films.

Lancé en 2024 par Artefact et mk2, le festival a d’abord été présidé par Jean-Pierre Jeunet, puis par Cédric Klapisch. Sa deuxième édition a réuni 265 candidatures venues de 52 pays, dont 20 films finalistes en compétition.

Les co-présidents du jury de l'édition 2026 de l'Artefact AI Film Festival // Source : Artefact AI Film Festival
Les coprésidents du jury de l’édition 2026 de l’Artefact AI Film Festival // Source : Artefact AI Film Festival

Cette année, le jury est coprésidé par Olivier Nakache et Éric Toledano, les réalisateurs, entre autres, d’Intouchables. Le premier prix est doté de 10 000 euros et s’accompagne de la diffusion d’une version de 30 secondes du film lauréat dans toutes les salles mk2 pendant une semaine. Trois autres récompenses de 1 000 euros chacune complètent le palmarès : le prix du jury, le prix du public et le Prix Artefact de la meilleure utilisation de l’IA.

Informations pratiques

ÉtapeDates annoncées
Dépôt des candidaturesDu 2 septembre au 2 décembre 2026
Vote du publicDu 9 décembre 2026 au 13 janvier 2027
Délibérations du juryJanvier 2027
Remise des prixFévrier 2027, au mk2 Bibliothèque

Imaginer, itérer, créer : comment les GPU RTX de série 50 peuvent accompagner les cinéastes tout au long de leur projet

Puisque le règlement impose l’IA générative à chaque étape, de la préproduction à la postproduction, les participants doivent penser la place de ces outils dans toute la fabrication de leur film.

Partenaire du festival, Nvidia propose un écosystème matériel et logiciel permettant d’expérimenter avec l’IA sur son propre ordinateur. Avec un PC équipé d’une GeForce RTX de série 50 et un outil comme ComfyUI, il est possible d’installer des modèles compatibles pour générer des images ou des vidéos en local. Le calcul s’effectue alors sur la machine, avec des réglages que l’utilisateur peut conserver, modifier et réutiliser à l’envi.

Pour les cinéastes, l’intérêt est de pouvoir explorer plusieurs pistes : traduire une idée en proposition de décor, comparer des ambiances lumineuses ou préparer une image de référence pour guider la génération d’une séquence. Le choix des plans, leur cohérence et le rythme du récit restent l’affaire du cinéaste, mais ces outils lui donnent de la matière à sélectionner, retravailler et assembler. 

Pour passer à la pratique, notre guide ComfyUI détaille l’installation et les premières étapes de génération d’images et de vidéos sur un PC équipé d’une carte Nvidia RTX.

La génération en local offre aussi davantage de maîtrise sur ses outils : en fonctionnement entièrement local, les images et les instructions ne sont pas envoyées à un service distant. Les possibilités dépendent néanmoins du matériel, des modèles installés et de leurs conditions d’utilisation.

Pour accélérer le processus, les GeForce RTX de série 50 s’appuient notamment sur leurs cœurs Tensor, spécialisés dans les calculs d’IA, et sur la prise en charge du FP4. Avec les modèles compatibles dans ComfyUI, ce format de calcul réduit jusqu’à 60 % les besoins en mémoire vidéo et rend la génération jusqu’à 2,5 fois plus rapide, selon Nvidia. L’intérêt, pour le créateur, est concret : moins d’attente entre deux versions pour comparer les résultats et affiner ses choix.

Une fois les images produites, il reste à monter et à finaliser le film. L’environnement Nvidia Studio accompagne également ces étapes, avec des pilotes dédiés et des optimisations dans les applications compatibles, comme Premiere Pro ou Blender. Selon les fonctions utilisées, le GPU accélère certains effets, le rendu 3D ou encore le décodage et l’encodage vidéo. Pour découvrir ces usages à travers les méthodes de professionnels, notre article consacré à Nvidia Studio revient sur le travail des monteurs de Mastu et Michou.

Enfin, pour aller plus loin, Nvidia propose de nombreux guides et tutoriels en ligne :

Quel équipement faut-il pour se lancer dans la création assistée par IA ? 

Pour passer à la pratique, mieux vaut choisir sa machine en fonction des outils et des projets envisagés. Au-delà de la puissance du GPU, plusieurs caractéristiques méritent votre attention :

Élément à regarderPourquoi c’est important
GPU et mémoire vidéo (VRAM)Exécuter les modèles IA choisis, avec une capacité adaptée à leurs besoins
Mémoire vive (RAM)Faire fonctionner les logiciels de création et travailler avec plusieurs applications
Stockage SSDConserver les modèles, les rushs et les différentes versions du film

Côté format, un portable suit le cinéaste en déplacement, tandis qu’une tour offre une installation fixe plus facile à faire évoluer.

Partenaire du festival, LDLC propose de quoi s’équiper pour ces usages. D’un côté, l’enseigne propose une sélection de machines créées spécialement pour répondre aux exigences des profils créatifs et amateurs d’IA. De l’autre, une dimension conseil poussée pour tous ceux qui cherchent un équipement qui répondent à des contraintes précises. Choix du matériel, conception d’une tour personnalisée, conseils généraux : les équipes de LDLC sont là pour vous accompagner quelle que soit votre demande.

L’enseigne offre également cinq ans de garantie sur les ordinateurs éligibles vendus par ses soins, dont les PC intégralement assemblés par LDLC : deux ans de garantie légale, complétés par trois ans de garantie commerciale gratuite, hors batteries et consommables. Un avantage à considérer pour une machine destinée à accompagner plusieurs projets.

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