L’administration américaine testera à partir de la semaine prochaine un nouveau type de marché public pour les petits projets open-source, basés sur des enchères inversées.

Utiliser des applications open-source est souvent gratuit, mais développer les applications coûte toujours du temps. Et le temps, c’est de l’argent. C’est vrai aussi dans l’administration, qui peut être découragée de créer des outils et de les mettre à disposition de tous lorsque le bénéfice espéré n’atteint pas le coût de développement.

C’est donc pour résoudre ce problème que l’administration américaine a décidé de lancer à partir de lundi prochain une expérimentation qui peut faire hurler sous certains aspects, ou être vue comme un grand progrès selon les points de vue.

Qui propose moins cher ?

Le gouvernement américain avait déjà créé en 2014 l’agence 18F, dont le but est de développer au sein de l’administration des logiciels open-source, pour qu’ils puissent ensuite bénéficier à l’ensemble des citoyens et des entreprises, et que l’administration puisse bénéficier en retour des améliorations apportées par les tiers. Mais pour économiser sur les coûts de développement, 18F a décidé de sous-traiter, de façon originale.

Légalement, l’agence a le droit de payer des projets jusqu’à 3 500 dollars sans appel d’offres. Elle a donc décidé de lancer une place de marché avec enchères inversées. Lorsqu’elle aura une idée d’application open-source à créer, elle proposera le projet sur sa plateforme, et les développeurs pourront proposer un prix toujours plus bas que le voisin. Si accepter l’offre devient moins cher que développer en interne, banco.

Le gagnant de l’enchère aura 10 jours pour livrer son code source fonctionnel. Sinon, il ne sera pas payé.

 

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