En avril, Netflix ajoute à son catalogue de la SF ibérique, du Adam Sandler, un film français et plus encore.

Auparavant, Numerama publiait un seul article comprenant toutes les nouveautés Netflix pour le mois à venir. Ces dernières étant de plus en plus nombreuses, nous avons décidé de mieux séparer les différents types de contenus ajoutés : séries, documentaires, films, etc.

Films

Je ne suis pas un homme facile — 13 avril

Après le cafouillage qu’était BlockbusterJe ne suis pas un homme facile est la nouvelle cartouche de Netflix pour séduire la francophonie, réalisée par la jeune réalisatrice Éléonore Pourriat qui a été particulièrement remarquée pour avoir produit Majorité opprimée, un court devenu viral. Dans celui-ci, la jeune femme imaginait un monde où les femmes auraient précisément la place sociale des hommes. En une dizaine de minutes, elle mettait en scène différentes situations plus ou moins drôles pour filer un propos féministe.

Vu près de neuf millions de fois, le court avait propulsé la réalisatrice en nouveau phénomène, quatre années après la sortie initiale du court. Il n’en fallait pas plus à Netflix pour signer la jeune réalisatrice dont le succès viral fut surtout international. Pour Je ne suis pas un homme facile, la cinéaste féministe reprend son concept et l’étire dans une comédie romantique avec Vincent Elbaz et Blanche Gardin.

The Week Of — 27 avril

Robert Smigel, auteur pour le SNL, réunit Adam Sandler et Chris Rock dans une nouvelle comédie taillée pour Netflix — dont on connaît la passion pour Sandler. Pendant une semaine, les deux comédiens vont s’affronter en vue du mariage de leurs enfants.

6 Balloons — 6 avril

Présenté au SXSW cette année, 6 Balloons est un long-métrage réalisé par Marja-Lewis Ryan, la future showrunneuse de la suite de The L Word commandée par Showtime. Malgré un accueil mitigé au festival d’Austin, le Hollywood Reporter le qualifiant de « travail d’étudiant », le film pourrait se faire une place au soleil grâce à son casting : Dave Franco et Abbi Jacobson. L’un et l’autre interprètent un frère toxicomane et une sœur cherchant un moyen de l’aider. Tourné vers l’expérience de la sœur plutôt que sur celle du frère, le film voudrait donner un regard neuf sur son sujet.

Dude — 20 avril

Avant de participer à l’écriture du prochain blockbuster féminin de la Warner, Ocean’s Eight, Olivia Milch avait réussi à vendre son propre projet d’auteur Dude à la jeune société de production June Picture. Cette dernière s’est imposée comme une jeune pousse ambitieuse sur la scène américaine, parvenant à inviter trois de ses longs-métrages au Sundance et à Cannes. Parmi ceux-ci, le Florida Project de Sean Baker (Tangerine) dont le succès critique et international a conforté la jeune firme.

DUDE

En signant Milch, June Pictures donnait l’occasion à la jeune réalisatrice de mettre en production un scénario remarqué dès 2013 dans la Black List  hollywoodienne. Après un tournage en 2015, le film sera finalement acheté par Netflix au printemps 2017. On retrouve au casting de Dude une bande de jeunes filles issues du petit écran : Lucie Hale (Pretty Little Liars), Kathryn Prescott (Skins), Alexandra Shipp (Tornade des derniers X-Men) et la rappeuse Awkwafina.

À l’aube de leurs vies d’adultes, les jeunes filles de Dude traversent le doute et la nostalgie lorsque le départ du lycée s’impose comme une expérience de la perte.

Amateur — 6 avril

Le milieu du basket amateur, entre disputes des écoles, des coachs et des joueurs, serait bien plus âpre que le mot amateur le laisserait entendre. Terron, 14 ans, est brutalement introduit dans les arcanes de cet univers lorsque sa mixtape, sélection de ses meilleurs gestes, devient viral. Interprété par le jeune Michael Rainey Jr., vu dans Power de Starz, écrit et dirigé par Ryan Koo, Amateur est un long-métrage à petit budget pour passionnés de basketball.

Orbiter 9 — 6 avril

Órbita 9 est un film de science-fiction espagnol sorti en 2017, présenté à quelques rares festivals de cinéma de genre, notamment le Belge BIFFF de 2017, il n’a pas su convaincre les diffuseurs ni la critique.

Dans la veine d’un Passenger, le long-métrage ibérique se lance dans cette SF dite minimaliste qui inonde les écrans. À bord d’un vaisseau, Helena vit seule. Elle a été abandonnée par ses parents, contraints de laisser l’enfant terminer une mission d’exploration. Un jour, un ingénieur rend visite au vaisseau et à sa passagère. Cette confrontation va bousculer la vie de la jeune femme qui, par cette rencontre, va comprendre qu’elle n’est qu’un rat de laboratoire, sur terre.

La 4ème Compagnie — 6 avril

Long-métrage dramatique sur la prison au Mexique, La 4ª Compañía de Mitzi Vanessa Arreola et Amir Galvan, a été particulièrement acclamé à domicile. Nommé pour pas moins de 20 Ariel Awards, récompense mexicaine de l’industrie cinématographique, le drame en a remporté neuf avant d’être acquis pour le reste du monde par Netflix. En guise de synopsis, la plateforme indique : « Une prison violente à Mexico, dans les années 1970. Un jeune détenu intègre l’équipe de foot qui sert aussi de brigade de gros bras à l’administration corrompue  ».

Come Sunday — 13 avril

Présenté au Sundance de 2018, Come Sunday  de Joshua Martson a reçu de belles critiques de la presse américaine. Le Hollywood Reporter écrit ainsi lors du festival : « Quatorze ans après avoir séduit Sundance avec son premier long métrage, Maria Full of Grace, le réalisateur Joshua Marston revient avec, sans aucun doute, son plus puissant film depuis ce drame déchirant sur la drogue et la migration.  » Variety n’est pas, non plus, avare en compliments : « Come Sunday est probablement le film parfait pour Netflix : trop juste et nuancé pour venir de la communauté religieuse, et trop dévot pour recevoir l’approbation des studios.  »

Porté par le très doué Chiwetel Ejiofor (Twelve Years a Slave), le film de Martson adapte une histoire évoquée en 2005 par la série This American Life de la NPR. Un pasteur, cherchant à coller à ses valeurs, se retrouve marginalisé par sa communauté religieuse lorsqu’il met en avant ses doutes.

Kodachrome — 20 avril

Avant d’être un film, Kodachrome est un émouvant reportage du New York Times paru en 2010 : For Kodachrome Fans, Road Ends at Photo Lab in Kansas. Dans ce dernier, Jim DeNike, 53 ans, se rendait dans le dernier laboratoire américain, qui s’apprêtait à fermer, pour développer plus de 50 000 photos prises au cours de sa vie.

Le long-métrage de Netflix, qui avait acheté les droits sur cette histoire, tisse autour de cette anecdote un drame dirigé par Mark Raso. Ed Harris y joue le rôle d’un photographe, bientôt emporté par le cancer, qui va traverser le pays pour développer ses milliers de pellicules avant que Kodak et les laboratoires ne ferment définitivement.

Films documentaires

Ram Dass, Le Pouvoir de l’instant présent — 6 avril

Ram Dass, aussi connu sous le nom de Richard Alpert, est un professeur américain de psychologie. Dans les années 1960, il est renvoyé de Harvard après avoir donné de la psilocybine à ses étudiants. Par la suite, il deviendra un penseur influent pour l’Amérique post-Vietnam. Ses centres de spiritualité, ses travaux sur le psychédélisme et son best-seller Be Here Now (non traduit) formeront sa légende. Alors qu’il s’apprête à mourir, le chercheur livre ses dernières pensées à la caméra dans ce documentaire.

Mercury 13 — 20 avril

En 1961, la NASA recrute 25 femmes et leur fait passer les mêmes tests qu’aux hommes réunis pour le programme Mercury Seven. Après les tests, il reste 13 femmes ayant prouvé leurs aptitudes pour partir dans l’espace. Aussi compétentes que leurs collègues masculins, aucune ne volera.

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