Un producteur chez Nintendo a affirmé que Toad, la créature dotée d'une sorte de gros champignon rouge et blanc sur la tête, ne portait pas de chapeau. Une révélation en apparence anodine mais qui ravive un débat chez les fans de Nintendo.

Toad a la grosse tête. Littéralement. C’est en tout cas ce que laissent à penser les propos d’un des producteurs de l’excellent Super Mario Odyssey, sorti il y a maintenant quelques mois. Dans une courte vidéo de questions / réponses, Yoshiaki Koizumi a en effet confié un secret sur la morphologie de Toad, un petit personnage en forme de champignon qui est apparu pour la première fois dans Super Mario Bros, en 1985.

Si cette information peut sembler secondaire, voire anecdotique, elle n’a toutefois pas manqué d’enflammer les débats chez les fans de Nintendo sur les réseaux sociaux.

Ces derniers ont notamment soulevé une incohérence de taille dans les déclarations de Koizumi : plusieurs apparitions du personnage le montrent sans son fameux champignon sur la tête. Dans la série animée de 1989 The Super Mario Bros Super Show !, Toad se sert par exemple de sa supposée protubérance crânienne comme d’un couvre-chef pour tirer sa révérence, ou comme d’un parachute pour atterrir en douceur.

Toad descend en parachute avec… son chapeau ?

Derrière ce débat, une question plus philosophique se pose en fin de compte : une œuvre de l’esprit n’appartient-elle, en dernier ressort, qu’à ses créateurs, même si les explications peuvent se contredire ou renier des éléments passés ? Ou bien, une fois l’oeuvre révélée au public, celui-ci a son mot à dire, à ses droits à faire valoir, quitte à se poser en défenseur du droit moral (un phénomène très net pour Star Wars) ?

Dans la perspective de Roland Barthes, Toad pourrait tout à fait porter un chapeau en forme de champignon. Quoi qu’il en soit, avec l’officialisation récente d’un film d’animation Mario, le débat risque d’être bientôt relancé. Quant à savoir si un univers fictionnel doit être cadenassé par la vision d’un de ses auteurs… le débat reste entier. Du moins, tant que celui-ci n’est pas entré pleinement dans le domaine public.

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