Les tricheurs vous ont dégoûté de Counter-Strike 2 ? Valve élargit l’accès à un outil qui permet aux joueurs d’examiner des séquences suspectes pour aider son antitriche à progresser. De quoi rappeler des souvenirs aux habitués d’Overwatch sur CS:GO.

Depuis plusieurs années, chaque mise à jour de Counter-Strike 2 s’accompagne des mêmes commentaires sur son antitriche. Trois ans après la sortie du jeu, une partie des joueurs juge toujours l’antitriche de Valve trop peu efficace et reproche à l’éditeur de ne rien en dire.

Certains regrettent même Counter-Strike: Global Offensive, qui leur permettait au moins de participer à la lutte contre les tricheurs grâce à Overwatch (rien à voir avec le jeu de Blizzard). Ce système permettait à des joueurs expérimentés d’examiner les enregistrements de parties de joueurs suspects. Valve les choisissait notamment selon leurs victoires en compétition, leur rang, leurs heures de jeu, l’ancienneté de leur compte et le faible nombre de signalements reçus. À eux de déterminer si les comportements observés relevaient de la triche, avec des sanctions possibles lorsque leurs verdicts concordaient.

Valve a recommencé à faire appel aux joueurs le 11 août 2026 avec son portail VACNet, réservé au départ à quelques invités. Ce jeudi 22 octobre, l’éditeur ouvre le portail à davantage de participants.

Valve recrute des joueurs pour améliorer son antitriche

Dans un message publié sur X dans la nuit du 21 au 22 octobre, Valve annonce une nouvelle vague d’invitations à son portail VACNet. Si vous avez été sélectionné, une icône VACNet apparaît déjà dans le jeu et vous permet de rejoindre le portail pour commencer à examiner des séquences de parties.

Pour les autres, il suffit d’en faire la demande au compte officiel Counter-Strike sur X. « Si vous n’avez pas reçu d’invitation, envoyez-nous un message privé depuis notre profil et nous vous en procurerons une », précise Valve en réponse à son annonce. Pas besoin, donc, d’attendre la prochaine vague pour participer à la lutte contre la triche dans le jeu.

Qu’est-ce qui change par rapport à l’Overwatch de CS:GO ?

Une fois connecté au portail, vous pouvez visionner des extraits de parties et repérer les comportements suspects, comme avec l’Overwatch de Counter-Strike: Global Offensive. Le joueur observé, dont le pseudonyme est remplacé par « The Subject » (le sujet), utilise-t-il une aide à la visée (aim assist) ? Semble-t-il connaître la position de ses adversaires à travers les murs (wallhack) ? À vous de déterminer si les images montrent une tricherie.

Vous pouvez aussi indiquer que les images ne permettent pas de trancher. Valve demande d’ailleurs aux participants de ne se prononcer que lorsqu’ils sont certains de leur jugement.

L'interface VACNET
L’interface VACNet // Source : Capture d’écran

Sur CS:GO, les verdicts concordants de plusieurs enquêteurs pouvaient entraîner le bannissement du suspect. Avec le portail VACNet de Counter-Strike 2, votre jugement n’affecte pas directement le joueur observé. Valve précise que les annotations servent à entraîner de futurs modèles de son antitriche, qui s’appuie sur l’intelligence artificielle pour repérer les comportements suspects.

L’objectif est donc de fournir au système des exemples de comportements évalués par des humains, pour l’aider à mieux reconnaître la triche par la suite. Les habitués d’Overwatch retrouveront le travail d’observation qu’ils connaissaient, au service de la détection automatique. Valve affirme dans son annonce que les récentes améliorations de la qualité des parties sont « le résultat direct » du travail des annotateurs, sans publier le moindre chiffre pour le prouver.

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