Sortez le champagne et dépoussiérez vos plus beaux costumes du Tisseur. L’une des pires ères de l’histoire moderne des adaptations de comic books vient officiellement de prendre fin.
Pendant des années, le Spider-Verse en prises de vues réelles de Sony Pictures a ressemblé à un étrange laboratoire de tortures cinématographiques. Le concept ? Prendre des personnages secondaires du catalogue de Spider-Man, retirer Spider-Man de l’équation, emballer le tout dans un scénario généré par une flemme monumentale, et prier pour que le public achète des billets. Spoiler : après le premier Venom, la magie noire a cessé de fonctionner.
Entre Morbius, devenu la risée d’Internet, Madame Web et ses répliques déjà cultes par leur médiocrité, et un Kraven le Chasseur oublié avant même sa sortie, le studio s’engluait dans un ridicule embarrassant. Mais aujourd’hui, le cauchemar est terminé.
« La fin du Sony-Marvel Universe » pour Spider-Man
À l’occasion du carton historique de Spider-Man: Brand New Day au box-office mondial (près d’un milliard de dollars en un temps record), Tom Rothman, le grand patron de Sony Pictures, s’est livré à une confession d’une honnêteté désarmante au micro de Variety.
Interrogé sur les échecs cuisants de leurs derniers projets et l’avenir de leur « univers étendu », Rothman n’a pas cherché à noyer le poisson. Concernant Kraven ou Madame Web, sa sentence est irrévocable :
« L’équipe n’a tout simplement pas satisfait le public. […] Le public est le seul patron, et il n’a pas répondu présent. C’est aussi simple que cela. »
Mais le vrai soulagement est venu de la question suivante. À savoir si le studio comptait continuer à développer ces spin-offs bancals. Sa réponse claque comme une libération : « Pour l’instant, aucun film de ce type n’est en développement actif. »
Mieux encore, Rothman avoue à demi-mot que ce concept bancal d’« Univers Marvel de Sony » n’était qu’une construction marketing artificielle : « Nous n’avons jamais vraiment considéré cela comme un ‘Sony-Marvel Universe’. Nous regardions simplement s’il y avait des films valables à faire avec d’autres personnages. » Bilan des courses : il n’y en avait pas.
Un retour aux fondamentaux qui fait du bien
Il aura donc fallu se prendre quelques violents retours de bâton critiques et financiers pour que Sony comprenne enfin ce que les fans hurlent depuis dix ans : personne ne veut voir l’origin-story d’un méchant obscur de Spider-Man si Peter Parker n’est pas là pour lui donner la réplique.
Alors que Marvel Studios et Sony ont prouvé qu’ils pouvaient pulvériser des records lorsqu’ils se concentrent sur Tom Holland, l’abandon de ces projets parasites est la meilleure décision que le studio pouvait prendre.
Finie l’époque des projets bancals validés à la hâte pour ne pas perdre des droits d’exploitation. Sony ferme le robinet de la médiocrité pour enfin se recentrer sur ce qui compte : le vrai cinéma d’événement et le seul, l’unique Spider-Man. On peut enfin respirer.
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