L’édition 2016 du Prix Nobel de la Paix a préféré distinguer Juan Manuel Santos, le président de la Colombie, que le lanceur d’alerte américain Edward Snowden.

Cette année encore, il n’y aura pas de Prix Nobel de la Paix pour Edward Snowden. Le célèbre lanceur d’alerte américain, qui a révélé en 2013 l’existence d’une gigantesque surveillance électronique mise en place sous l’égide des USA, est reparti bredouille. C’est Juan Manuel Santos, le président de la Colombie, qui a été choisi par le comité norvégien pour sa politique de pacification du pays.

Une récompense méritée. C’est en effet lui qui a obtenu des FARC un cessez-le-feu définitif faisant suite à un accord de paix conclu avec Bogota.

Un apaisement bienvenu et qui n’était pas gagné. Cela faisait plus d’un demi-siècle que le gouvernement devait composer d’une part avec une guérilla d’extrême gauche et un mouvement paramilitaire d’extrême droite. Sans parler bien sûr de l’implication de l’armée régulière et des forces de l’ordre. On estime le bilan humain à 260 000 morts, 45 000 disparus et 6,9 millions de déplacés.

Pour Edward Snowden, il s’agit du troisième « échec » consécutif. Pressenti en 2014 pour être lauréat, l’Américain s’est incliné devant la Pakistanaise Malala Yousafzai et l’Indienne Kailash Satyarthi. Également évoqué l’année suivante parmi les possibles récipiendaires, c’est finalement le quartet du dialogue national tunisien qui a été récompensé. Pas sûr que 2017 porte davantage chance à l’intéressé.

Edward Snowden a toutefois reçu diverses distinctions depuis 2013. En 2014, il a été primé du prix Right Livelihood, considéré comme le « off » des Prix Nobel en Suède. La fondation chargée de le remettre a souhaité récompenser l’ex-agent de la NSA pour «son courage et son talent » dans sa décision d’informer le public sur les programmes de surveillance des États-Unis et de ses alliés occidentaux.

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